ACTE TROISIÈME Wï
LE COMMISSAIRE, ironiquement.
Ah ! VOUS prélondez aussi ?... Mais alors, si Monsieiu' est votre mari., (.Montrant Adhémar.) Monsiour, qu'esL-ce qu'il e5t, lui?
CYPRIENNE
Lui ?. . . c'est un imbécile !
ADIIÉMAR, passant la burette à Joseph et debout.
Ah ! Cyprienne !
CYPRIENNE
Ne m'approchez pas, vous !... Je vous arrache les yeux !
LE COMMISSAIRE
Et vous dites que ce n'est pas votre mari ?
CYPRIENNE
Mai--; le voilà, mon mari !. . . Le voilà ! celui que j'aime!
Elle veut s'élancer vers Des Prunelles.
LE COMMISSAIRE, so plaçant devant elle et robligeanl à gagner r extrême gauche.
Quel cynisme !
DES PRUNELLES, exaspéré, se levant.
Mais, commissaire aveugle, tout le monde vous dira qu'elle est ma femme.... Tenez, au n° 11, des amis à moi. . .
Le commissaire se tjurne vers Joseph JOSEPH.
Partis !
DES PRUNELLES
Mallieiir!...
LE OOMMISSAlK.i:, à un agent.
Allons ! faites avancer un fiacre pour Madame, que nous allions au bureau dresser procès-verbal.
JOSEPH
C'est qu'il y a un monde dans la rue !
C Y P R I E N N E, pleurant .
Oh ! devant la foule !
DES PRUNELLES
Comme des malfaiteurs !!
lli S élancent l'un vers l'autre, se rejoignent au milieu do la scène et tombeni dans l:s bras Tun de Lautro.
LE COMMISSAIRE, hors de lui.
Mais séparez-les donc ! — Ils sont enragés !
les deux agents empoignent Des Prunelles. Le commissaire cherche à faire lâcher prise à Cyp rien 110.
CYPRIENNE, so cramponnant à De.^ Prunelles.
Non ! . , . Avec lui ! . . . Jusqu'à la mort !
DES PRUNELLES
Avec elle !!
On les sépare.
CYPRIENNE, furi.■u^e.
Sbires ! Sicaires ! Algiiazils !
Elle tonibo assise sur le canap!^.
DES PRUNELLES, au fonJ, à droite.
Mais c'est slupide !... Ça n'a pas de nom!... Et à trois pas du notaire qui nous a mariés!... Yy cours!
11 p.ofite de la pjrt; libre pjur s'élancer dehors par le fond.