ACTE PREMIER
Oui!... C'est le rnariagc !
DES PRUNELLES
Tenez, Madame !..
C Y P R l E N N E , redesc3nrlant.
Tenez, Monsieur! — Vous êtes la routine, moi le progrès. — Nous ne pourrons jamais nous entendre... Trêve de philosophie sociale, s'il vous plaît, etrentrons dans la question !
DES PRUNELLES
Soit! — La question, c'est Adhcmar!
C'est Adhémar!
DES PRUNELLES
Vos intentions sur Adhemar... je vous prie?
c Y p Pi i E N N E .
J'allais lui ôter tout espoir, quand vous avez fait votre apparition saugrenue !
DES PRUNELLES
Je la regrette.
CYPRIENNE
Vous ne seriez pas un mari, si vous ne faisiez pas des sottises !
DES PRUNELLES
Knfin, vous?...
CYPRIENNE
Monsieur, je serai franche.
DES PRUNELLES
Je VOUS en prie !
Si je n'étais pas une honnête femme, après ce que vous venez de faire, voire accident serait irrémédiable !
\ Mais je suis une honnête femme... malheureusement!... On m'a inspiré, dès l'enfance, une foule d'idées fausses, de préjugés absurdes, dont je n'ai pas encore su me défaire ; et entre autres superstitions, j'ai la faiblesse d'accorder quelque importance au serment de fidélité que je t'ous ai prêté devant monsieur le Maire ! Ma raison me dit bien qu'on a abusé de mon ignorance pour m'arracher une promesse dont je ne comprenais pas la portée!... Absurde 3u non, le serment est fait : je le tiendrai !
DES PRUNELLES
Bon cela !
Quoi qu'il m'en coûte!...
DES PRUNELLES
Peu importe!... pourvu...
Seulement, je vous préviens avec la même loyauté, que cette fidélité n'a qu'u i caractère temporaire et transitoire !
DES PRUNELLES
Hein!