‹ Divorçons. comédie en trois actesChapitre 53 sur 117 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

DES PRUNELLES

Et tu n'es jamais allée chez lui?

CYPRIENNE

Mais jamais, parole d'honneur!. . . J'y allais à l'instant pour la première fois, après le télégramme. — Mais ça, je t'avais prévenu.

DES PRUNELLES

Mais hors dici, vous vous êtes bien donné rendez-vous?..

CYPRIENNE

Oui, un peu partout!.. Sur le cours, dans les passages.. au musée!..

DES PRUNELLES

Et dans tous ces endroils-la, vous vous êtes bornés à causer?..

CYPRIENNE

Tendrement!

Rien de plus sérieux? Pas le moindre petit baiser?

CYPRIENNE, vi7ement.

Ah! si!

DES PRUNELLES

Ah!

CYPRIENNE

Mais ce n'est pas sérieux, ça... Tu parles de choses sérieuses I

m DIVORÇONS!

DES PRUNELLES

Enfin?...

CYPRIEKNE, riant.

Mais qu'est-ce que ça le fait à présent, toutes ces his- Cuires-là?

DES PRUNELLES

Ça m'amuse!

CYPRIENNE, gaiement, f^iisant un peu descencire le fauteuil.

Oh! bien alors, tiens, voilà le compte : le premier baiser, il y a quatre mois. . . sur l'épaule, au bal de la Préfecture, en me mettant ma pelisse ! . .

DES PRUNELLES

Et d'un!

Le second, cet été... (Eiie s- arrête.) Mais vrai!,. Ça ne le fâche pas?

DES PRUNELLES

Tu le vois bien !

CYPRIENNE

Le second, cet été, entre deu.x; portes, sur le gras du bras!.. 11 a même mordu !

DES PRUNELLES

Deux !

CYPRIENNE

Et le troisième, il y a huit jours, sur le cou, en regardant les petits poissons rouges!

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