ACTE DEUXIEME
ADHÉMAR, vivement, romontant un jeu et désignant la porte de Dei Prunelles .
Moi aussi! — Mais j'avais bien quekiue remords de tromper cet homme de cœur !... Tandis qu'à présent la sécurité, le calme !...
CYPRIENNE
\]n grand calme, mon ami ... Ah ! qiici calme
AD HÉ. M A R, redescend.-.nt vers Cyprienne, sans la reg rder.
N'est-ce pas, ma Cyprienne, que nous serons à la hauteur des sacrifices qu'il nous impose?
Oui, mon ami, oui !
ADHÉMAR, même jeu.
Et que nous ne trahirons pas tant de confiance ?
CYPRIENNE
Non, mon ami, non !
âDHÉMAR, se letDurnant vers la porte de Des Prunelles.
Quelle générosité, cet homme! Quel cœur! quelle àme!
CYPRIENNE, tranquillement.
Oui, mon ami, oui !... c'est moi qui suis une bête 1
ÂDHÉMAR, se retournant vers Cyprienn».
Ah!
CYPRIENNE
Dame! s'il a toutes les vertus, j'ai bien tort, vous en conviendrez, de le planter là pour mon amant.
ADHÉMAR, vivement.
Ne prononcez plus ce mot, Cyprienne. — Votre amant n'est plus; je ne suis plus votre amant !...
CYPRIENNE
Non I à présent, vous êtes mon mari !
ADHÉMAR
... Futur! Votre mari stagiaire, qui ne voit plus en vous que sa fiancée, et coimne telle, vous honore et vous respecte!...
CYPRIENNE
C'est convenu, mon ami, vous me respectez.. .11 meres- ' pecte. . . Je suis une femme très respectée.
ADHÉMAR, suivant son idée, avec transport.
Dix mois, après tout, qu'est-ce que c'est que ça?...
CYPRIENNE
C'est du temps perdu !
ADHÉMAR, sans récouler.
Ah ! je saurai bien attendre !
CYPRIENNE
Merci!...
ADHÉMAR, de même.
Et je partirai même, comme il le souhaite, dès demain, pour lui prouver jusqu'où va ce respect.
CYPRIENNE, ironiquement et trantiuiUenienl.
Oh ! encore une fois, mon ami, pour que j'en sois SLU'e