ACTE DEUXIÈME
DES PRUNELLES, même jeu.
Avec loi ! — Pas avec moi !...
CYPUIENNE.
Ah! j'avais compris... C'était si gentil, ce petit repas de fiançailles à nous trois !
DES PRUNELLES, faisant eiicoro un pas pour aller pr.-ntlre son paletot.
Non, mon bébé. — Vous dînerez plus volontiers tous les deux seuls. — Je le gênerais, ce garçon !
CYPRIENNE, toujours à gauche.
iMais, au contraire, tu le dégourdiras. Depuis quïl doit m'épouser, il est figé... c'est une glace.
DES PRUNELLES, revenant à Al; (Krrière le canapé.
£t puis, sincèrement, je ne suis pas fâché de prendre l'air, et de m'étirer un peu les bras au sortir de ma prison !
CYPRIENNE
I Voilà toute ma soirée gâtée !. . . Je t'en prie, resie !
DES PRUNELLES, s' éloignant.
Vrai, je ne peux pas, mon petit poulet.— Allons, bonsoir!
n lui tend la main par-dessus U t^ble. CYPRIENNE, s'approchanl de la table et lui retenant la main.
Mais oij dîneras-tu '?
DES PRUNELLES, voulant se dégager.
(]hez Dagneau, au Grand Vatel.
CYPRIENNE, le retenant encore .
Seul ?
DES PRUNELLES
Probablement.
Il dégage Ba main.
Ah ! tu n'en es pas sûr ?. . .
DES PRUNELLES
Dame I
CYPRIENNE
On t'attend ?
DES PRUNELLES
Non... mais je trouverai peut-èlrc quelque ami...
CYPRIENNE
Une femme ?
DES PRUNELLES, Haut.
Oh!
Avoue que tu vas dîner avec une femme ?
DES PRUNELLES, rir.nt.
Je t'assure que non!
CYPRIENNE
Henri, ne mens pas.
DES PRUNELLES, de même
Mais je ne mens pas !
CYPRIENNE
Tu n'es pas franc ! Ce n'est pas loyal. Moi, je t'ai tout