‹ Divorçons. comédie en trois actesChapitre 95 sur 117 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

donner, et s'il le donne régulièrement, convennblement, ois heureuse. Le bonheur n'est pas dans les excès! va!., in bon ordinaire, une bonne moyenne, voilà le bonheur.

CYPRIENNE

Si elle est bonne!., bonne!

DES PRUNELLES, sonnant.

Mon Dieu, elle Test toujours avec, un peu de concessions

mutuelles... (Rentrent par le fond Joseph et les deux garçons. Joseph tient d'une main une assiette et de l'autre le perdreau, et va à la table à droite de Des Prunelles. Le 1"^ garçon avec une assietle, va à la table, ontre Cyprienr.e et Des Prunelles. Le 2""* garçon porte un saladier qu'il pose

sur la table du fond.) Ainsi, liens, en Suisse, il y avait autrefois une coutume bien spirituelle!.. Je ne sais pas si elle existe encore !j^ (a Joseph.) Mettez là, je découperai.

'Des Prunelles et Cjprienne passent leurs assiettes au 1^' garçon qui donne à Cj-prienna l'assiette qu'il a en main, pendant que Joseph fait de même avec Des Pruni lies et pose le perdreau sur la table à la pla"e du plat de côtelettes qu'il enlève. Les deux garçons sortent et Joseph va à la table du fond assaisonner la salade. Des Prunelles découpant le perdreau.) J/'Quand deUX épOUX

voulaient divorcer, on les enfermait dans une chambre pendant huit jours, avec une table, une assiette, une chaise et un lit! Et on leur passait à manger par un

vasistas !'y^

CYPRIENNE, riant.

JOSEPH, descendant à Des Prunelles et lui présentant un flacon de poivie

rouge.

Monsieur désire-t-il?

DES PRUNELLES

Parbleu I . . (Joseph retourne assaisonner la salade.lj^Au bOUt de

huit jours on arrivait: toc! toc!..

Il trappe sur la table arec son couteau.

JOSEPH se retjjrnant vivement.

Monsieur?

DES PRUNELLES

Non!., pas vous!.. (Reprenant.) ^Eh! là-dedans, OÙ en sommes-nous?... Et ce divorce? »

G Y P R I E iN N E .

Profond silence! — Ils s'étaient dévorés!

DES PRUNELLES

Eh bien! pas du tout! Trois fois sur cinq, ils ne voulaient plus divorcer! (Josoph apporte le saladier sur la table et veal s'en aller. Des Prunelles lo relient.) Attendez!.. (Il goûti la salade.)

Bon!.. Allez!..

Joseph pose le saladier et soit.

CYPRIENNE, riant.

Alors, tu crois que si on nous enfermait?..

DES PRUNELLES, la serran;.

Oh! je ne parle pas pour nous-. Nous sommes des gens raisonnables, nous. Nous savons ce que nous faisons. C'est pour dire ! . .

CYPRIENNE, gaenient.

On ne serait pas trop mal ici!

DES PRUNELLES

Non! comme ordinaire.. . C'est très bon ce que je mange là!

CYPRIENNE

Oui, mais poivré!

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