ACTE TROISIÈME
ADHÉMilR.
Qu'elle parle I
DES PRUNELLES
Non plus !... Autre chose. •— J'y mets vraiment bien de la complaisance.
ADHÉMAR
Quoi?
Vous connaissez sûrement le pied de Cyprienne, qui est charmant ?
ADHÉMAR
Si je le connais !
DES PRUNELLES
Eh bien ! j'espère que Madame consentira à vous montrer le sien, et vous serez fixé... (Aiiant au paravent.) Si vous consentez, Madame, tapez sur Tassiette *.
Cyprienne, avec un couteau, frappe deux petits coups sur une assiette.
ADHÉMAR
Ahl
DES PRUNELLES, tout contre le pararent.
Ne bougez plusl — Vous y êtes? lAdhémar, à gauche, se baisse pour mieux roir; Des Prunelles se baisse aussi contre Id paravent. Cyprienne, âe l'autre côté du paravent est assise sur la chaise. Des Prunelles à
Cyprienne.) Veuillez avoir la bonté de glisser légèrement votre bottine le long du paravent de manière à h ftire
« 4dbéi||iar, Des p^uneUes, C7prieT)Q«.
saillir sur le cadre extérieur. (Cyprlenne exécuta tout doucement le mouvement commandé et la pointe de sa bottine commence à se montrer hors du paravent.) C'eSt Ça I... Bien!... Assez!... (a Adhémar.) Eh
bien ?. . . Est-ce ça ?
ADHÉMÂRy avec un geste de désolation.
Non!
DES PRUNELLES ET GYPRIENNE, en même tempt.
Âh!
Cyprienne retire vivement sa jambo en dessinant dans l'air un coup de pied à
l'adresse d'Adliémar.
ÀDHÉMAR, debout.
Ah! Madame... je suis confus!... que je vous demande
pardon ! (a Des Prunelles, lui serrant la main et montrant son pied.) MeS
compliments !
DES PRUNELLES
Merci !
ADHÉMAR, reprenant son parapluie et le refermant.
Mais alors, la malheureuse, où est-elle?
DES PRUNELLES
Ah! ça, c'est votre affaire, cherchez!
ADHÉMAR
Je meurs de faim; je vais prendre un bouillon!
U remonte vers le fund.
DES PRUNELLES, le reconduisant.
Plutôt du tilleul... Vous couvez une de ces grippes...
ADHÉMAR, il prépare un éterauement.
C'est affreux, Monsieur, c*esi affreux!... (a étemat, «a