‹ Divorçons!Chapitre 46 sur 116 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

BASTIEN

Jen viens, Monsieur I

DES PRUNELLES

Vous l'avez vu?

BASTIEN

Oui^onsîeur. . . Je n^ai pas plus tôt sonné quMl a ouve? la porte en me criant avec joie ; — « Enfin! c'est toi! » J^ dois dire qu'après m'avoir vu, il a paru si béte de m'avoir tutoyé. . •

DES PRUNELLES

Vous lui avez remis ma lettre?

BASTIEN

Qu'il a lue, oui, Monsieur, deux fois I

DES PRUNELLES

Et il vous a donné une réponse?

BASTIEN

Non, Monsieur, il m'a seulement dit, toujours très ennuyé âe s'être permis de me tutoyer : « Dites à Monsieur que j'irai certainement, dites-le bien! »

DES PRUNELLES

C'est bon, allez.

Il prend les journaux.

J SE P H A, reparaissant, à Bastien.

Eh bien! Madame s'impatiente, et cette voiture?

BASTIEN

J'y court

DES PRUNELLES, Uaiiquillemcnt, descendant à droite.

C'est inutile ! — Dites à Madame que la voiture n'est pas prête!

JOSÉPHA

Ahî

J'ai dit au cocher de ne pas atteler 1

JOSÉPHA, stupéfait*.

Ah ! Monsieur a dit?. . .

DES PRUNELLES

Les chevaux sont malades !

JOSÉPHA

Ah I les chevaux sont?. . .

DES PRUNELLES

Oui. (A Bastien.) Qu'est-ce quo VOUS attendez, vous?

Bastieo fort par le fond.

JOSÉPHA, à elle-même, en s* éloignant à gauche.

Eh bien! merci. Eh bien! excusez du peu. Ça va être gentil tout à l'heure ! . . .

DES PRUNELLES, déUcliant la bande d'un Journal.

Vous dites?

JOSÉPHA

Rien, Monsieur. Je dis: Ah! ces pauvres chevaux! (a pan.) Gare là-dessous.

sue lort par la gauche, Iw plan.

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