ACTE DEUXIÈME
BASTIEN
Jen viens, Monsieur I
DES PRUNELLES
Vous l'avez vu?
BASTIEN
Oui^onsîeur. . . Je n^ai pas plus tôt sonné quMl a ouve? la porte en me criant avec joie ; — « Enfin! c'est toi! » J^ dois dire qu'après m'avoir vu, il a paru si béte de m'avoir tutoyé. . •
DES PRUNELLES
Vous lui avez remis ma lettre?
BASTIEN
Qu'il a lue, oui, Monsieur, deux fois I
DES PRUNELLES
Et il vous a donné une réponse?
BASTIEN
Non, Monsieur, il m'a seulement dit, toujours très ennuyé âe s'être permis de me tutoyer : « Dites à Monsieur que j'irai certainement, dites-le bien! »
DES PRUNELLES
C'est bon, allez.
Il prend les journaux.
J SE P H A, reparaissant, à Bastien.
Eh bien! Madame s'impatiente, et cette voiture?
BASTIEN
J'y court
DES PRUNELLES, Uaiiquillemcnt, descendant à droite.
C'est inutile ! — Dites à Madame que la voiture n'est pas prête!
JOSÉPHA
Ahî
J'ai dit au cocher de ne pas atteler 1
JOSÉPHA, stupéfait*.
Ah ! Monsieur a dit?. . .
DES PRUNELLES
Les chevaux sont malades !
JOSÉPHA
Ah I les chevaux sont?. . .
DES PRUNELLES
Oui. (A Bastien.) Qu'est-ce quo VOUS attendez, vous?
Bastieo fort par le fond.
JOSÉPHA, à elle-même, en s* éloignant à gauche.
Eh bien! merci. Eh bien! excusez du peu. Ça va être gentil tout à l'heure ! . . .
DES PRUNELLES, déUcliant la bande d'un Journal.
Vous dites?
JOSÉPHA
Rien, Monsieur. Je dis: Ah! ces pauvres chevaux! (a pan.) Gare là-dessous.
sue lort par la gauche, Iw plan.