ACTE DEUXIÈME
ÂDHÉMAR.
Le divorce?...
cyp;rienne.
Puisque c'est voté I
ÂDHÉMÂR, 8' oubliant.
Ail bah!
CYPRIENNE, «urprise.
Eh bieni votre télégramme ?
DES PRUNELLES
Non?... je comprends, malgré le télégramme il lui restait des doutes, n*est-ce pas?... vous doutiez?
ADHÉMAR
Mon Dieu ! . . .
DES PRUNELLES
Naturellement. Moi aussi ! Je me suis renseigné, j'ai couru à la sous-préfecture. Authentique, officiel. Tout ce qu'il y a de plus certain I
ADHÉMAR
Voté ?
Mais, sans doute.
ADHÉMAR, à lui-mèm*.
Ah I comme ça se trouve !
DES PRUNELLES
Alors, je me suis dit : Appliquons, appliquons tout de
suite ; et après une explication bien cordiale avec cettechère enfant, nous sommes d'accord. — C'est toisé, jugé — il y a mal-donne, je vous passe la main.
ADHÉMAR, nn peu inquiet, s'arançaDt Tert lui.
Ah 1 Monsieur, mon espoir n'allait pas si loin!
DES PRUNELLES
Je vous croîs, mon cher garçon, une jolie femme quÊ vous apporte quatre cent mille francs, bien à ellel...
ADHÉMAR, radieux.
Quatre cents I...
DES PRUNELLES
Quatre cents !.. .Un mariage d'amour qui se trouve aussi être une belle affaire... car vous n'avez pas le sou!... Je^ ne vous plains pas !
ADHÉMAR, raTi.
Oh ! non ! — Ah! Monsieur! (a part.) Mais ça me va tout
à fait! (Ura poser son chapeau sur la cheminée et revient à Des PrnneUes.)'
Ah ! Monsieur ! ah ! mon bienfaiteur !
11 lend la main à Des Pininelles. Des Prunelles la prend, ainsi que celte de Cyprienne et d'un geste les engage à taire de même. Ils se serrent tous trois lft> main, en cercle.
DES PRUNELLES
Oui, mon ami, oui !.. . Maintenant, mes amis, trêve aux effusions et soyons pratiques. (a Adhémar.) Asseyez-vous ! Cau-^ sons divorce, et examinons vivement les voies et moyens !
11 s'assied sur lo canapA, Cypricnne sur le tabouret à droite de la table. Adhémar prend une chaise derrière le canapé et s'assoit à gauche devant la petite table..
ADHËMAR, assit *
C'est ça 1
* Adhémar, Des Prunelles. Cyprienne.