ACTE DEUXIÈME
Voilà mon œuvre!... Et c'est bien doux, cela; c'o^ bien doux, je vous assure!.. . Positivement, c'est bête ! Je
suis ému I (▲ Cyprlenne, la prenant dans ses bras.) Ma cllèrc...
chère enfant, (a Adhômar.) Vous permettez?
ADHÉMAR
Je vous en prie.
DES PRDKELLES, embrassant Cyp^ienne lor le front.
On n'a pas vécu si longtemps dans l'intimité la plus complète, sans qu'un certain déchirement. . . (a cyprienne eu
lui arrangeant sur le front une boucle de cheveux.) VoUS penserez à
moi quelquefois, n'est-ce pas ?
CYPRIENNE, émue.
Tu ne me tutoies plus ?
DES PRUNELLES
Eh bien! oui I (a Adhémar) Vous permettez?...^ (ACy-
prenne.) Oui, tU penseras à moi. (Il r embrasse et se retournant vers Adhémar.) Mcrc! ! (Fais.nt passer Cyprlejne du côt6 d' Adhémar.) A
tout à l'heure, mes enfants, vous avez besoin d'être seuls ! Vous dînez ici, n'est-ce pas, mon cher successeur ?
ADHÉMAR
Oh ! Monsieur !
DES PRUNELLES, remontant vers la droite.
Oui! je vous en prie. Dînez I... avant votre départ ! — Dînez I. . . Vous me ferez plaisir !
Il lui tend la main.
ADHÉMAR, allant à lui en passant derrière la table.
Ah I Monsieur, comment vous témoigner ma reconnaissance ?
DES PRUNELLES, lai serrant la main et arec émotloa*
En faisant son bonheur I — A tout à l'heure, mes chers enfants I ... A tout à l'heure !
n ouTre la porte de son cabinet, se retourne pour donner nne dernière poignée de main è Adliëmar et sort virement. Adhémar le regarde sortir avec admiration.
GTPRIENNE, seule, à part, k gauche derant la table.
Vingt mille livres de rente au lieu de soixante, ce n'est pas bien gai non plus.