ACTE DEUXIÈME
CYPRIENNE
Ça m'est égal!... mais c'est égal... Dis-moi toujours qui?
DES PRUNELLES
Mais...
CYPRIENNE
Jeune?... Jolie?...
DES PRUNELLES
Puisque...
Plus jolie que moi?
DES PRUNELLES
Mais qu'est-ce que ça te fait?
CYPRIENNE, résolument et arec FeiiTie de pleurer comique.
Ça m'ennuie!
DES PRUNELLES
Bah!
CYPRIENNE
Oui, ça m'ennuie, là... que tu t'en ailles comme ça, tout de suite, courailler avec une autre... C'est ridicule, je sais bien... mais c'est plus fort que moi; ça m'agace!
DES PRUNELLES, riant.
Pourtant...
CYPRIENNE
Et puis tu es trop gai, tu as l'air trop heureux. Je ne tai jamais vu si gai que ça!
rtl DIVORÇONS!
DES PRUNELLES, lui prenant i.« main comme poar prendra congé d'alL&
Tous deux au Cauteuil.
Mais il y a bien de quoi, mon bon petit chai. Mvm. indépendance, ton repos, noire bonheur commun!... Je sui» heureux de le voir heureuse... car enfin, tues heureuse, li'cst-ce pas?
CYPRIENNE, à genoux sm- le fauteuil, tans eonricUon.
Oui.
DES PRUNELLES
Eh bien?
CYPRIENNE, prête à pleorer.
Mais il y a une grosse mouche dans mon lait!
DES PRUT«£LLES.
Quelle mouche?
CYPRIEN?tE, tombant dans ses brai par-dessuiT le fauteuil et fondant «a iMneft.
Tu ne me rcgreltes pas assez!
DES PRUNELLES
Ah!
CYPRIENNE, même jeu.
Non! tu n'es pas gentil! Tu me jettes là dans un coin comme un vieux bouquet. Vlan!., allez donc! — C'est humiliant, je ne veux pas être lâchée tant que ça!
DES. PRUNELLES, la serrant sur boo cœnr en lai tapotant r épaule.
Tu n'es donc pas contente, toi, do nous séparer?
CYPRIENNE, même Jeu.
Si, mais cela ne m'empêche pas d'avoir des regrets...