‹ Dix and au Canada de 1840 à 1850Chapitre 12 sur 44 · Montréal Ccnirier · texte numérisé non relu

Montréal Ccnirier

'' rechercher les avis " des représentants du peuple. Eh ! c'est ce qu'ont fait tous les gouverneurs depuis 1791. Ils ont écouté tout ce qu'on a voulu leur dire et recherché les avis des hommes populaires ; mais comme ils n'étaient pas tenus de suivre ces ^vis, le gouvernement a été de mal en pis jusqu'à ce que la Imachine se soit détraquée au choc de l'insurrection. Nous ne ipr étendons pas que les gouverneurs soient de vrais mannequins, Ijdont les chefs populaires fassent mouvoir les ressorts à leur kuise ; il peut se présenter des cas de résistance de leur part, par exemple, lorsqu'une prétention des chefs populaires affecterait les droits ou les intérêts de la métropole Mais sous un

gouvernement représentatif bien organisé, ces difficultés feraient

exception Il faut que les hauts fonctionnaires soient des

lommes jouissant de la confiance du peuple ou de ses représentants, sans quoi il ne saurait y avoir de gouvernement, nous ne lisons pas"~seulemeht responsaBle, mais même supportable et )ossible dans ces colonies.

Nous voyons, ajoutait le Canadien, deux écoles bien distinctes, l'école Durham, Buller et autres, à laquelle appartient le parti réformiste pur des deux Canadas, et l'école Russell, Thomson et autres, à laquelle nous paraissent appartenir le Courier et ses adhérents dans les deux provinces. La première de ces écoles a pris pour programme et profession de foi l'énoncé clair, franc et large de la doctrine du gouvernement responsable consigné dans le rapport du haut-commissaire ; la seconde, les avancés vagues, équivoques et restreints contenus dans les dépêches et les discours du ministre colonial et dans les déclarations publiques de M. Thomson." ^

Une lettre écrite par le gouverneur, à la même époque (27 juillet 1840), contient quelques développements qui ne sont pas sans intérêt, et qui montrent que les idées de lord Sydenham, sur cette importante question du gouvernement responsable, étaient quelque peu contradictoires ou non encore complètement arrêtées dans son esprit.

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