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QUELQUES APPRÉCIATIONS INDÉPEN- DANTES ET LIBÉRALES

Comme il est probable que le dernier discours budgétaire du Trésorier conservateur formera une brochure spéciale nous nous contenterons de clore la nôtre par a citation de certaines opinions de journaux pas trop préjugés et même assez hostiles sur le résultat de la dernière année administrative, qui est le couronnement de toutes celles qui ont suivi la chute de feu Mercier.

Le Journal d'Ottawa, indépendant, parlait, en novembre dernier, delà situation financière, à Québec, et disait :

u La province de Québec a un surplus de plus de $200,- 000 pour le dernier exercice fiscal. C'est la première fois depuis nombre d'années. Le gouvernement est parvenu, cette année, à réduire les dépenses d'un demi-million. Le gouvernement conservateur de la province de Québec paraît mériter la confiance, en ce qui concerne son administration financière."

Le Standard, de Cornwall, exprimait, dans le même temps, cette opinion :

" Le gouvernement conservateur de la province de Que" bec en est arrivé à un surplus de plus de $200,000 et pratique rigoureusement l'économie. C'est un frappant contraste avec le gouvernement de Toronto."

Et le Mail and Empire de Toronto :

<; Par une sage administration, le gouvernement de Québec a rebâti le crédit de la province, pendant que les meilleures valeurs ont fléchi sur le marché financier. Le trésorier Atwater veut profiter de ces circonstances pour opérer la conversion de la dette. Il espère par cette opération sauver $200.000 à la province."

Le Monelary Times journal commercial le plus important de la province d'Ontario :

Quatre années, disait dernièrement ce journal, ont sum au gouvernement de Québec à retirer cette province de l'ornière financière où elle avrit été plongée, et à créer un surplus de $50,000 à 75,000, durant l'année fiscale qui vient d'expirer. Et ce n'est pas tout. Le gouvernement se déclare en état d'abroger à la prochaine session, les taxes sur les corporations commerciales et sur les transferts d'immeubles. Depuis les quatre dernières années, la province de Québec, dont les finances avaient été entièrement dilapidées jusqu'au point du désastre, a été habilement et honnêtement gouvernée. Elle a rétabli sa bonne réputation et relevé son crédit.

Le Temps, organe libéral d'Ottawa, a publié trois ou quatre articles pour féliciter le gouvernement conservateur du nouvel état de nos finances.

Et un économiste français, M. Delart, écrivait dans le Paris- Canada une appréciation à la fois flatteuse pour notreadministration et rassurante pour les Européens qui ont des placements publics ici.

Donc, vous avons rétabli la confiance, le crédit, la régularité.

Nous avons payé la plus forte partie des obligations du gouvernement Mercier, augmenté les recettes et diminué les dépenses.

Nous revenons devant le public avec de fortes garanties de bonne administration et les mêmes promesses sérieuses qu'en 1892. Nos adversaires n'ont rien de neuf

à nous offrir en hommes ou en garanties. Les anciens

négligents ou boodlers — réapparaissent.

Qu'on choisisse !

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