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; autrement que de système de chercheurs de places. Je suis, je
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vous l’avoue, encore à apprendre ce que ce système peut procurer avons VU ; de bon.
lui-même RENTE ; ; AE on S'il était deux noms qui pussent, sous ce système, faire espérer nadan qu’ils exerceraient dans le Conseil quelque influence ; s’il était est à ce RES k deux noms auxquels une administration devait quelque recon-
avons vu ss 3 à
NET naissance pour s'être «adjoints à elle comme Canadiens-français,
iège dans Se
lie ces deux noms étaient certainement ceux de Viger et Papineau. Et cependant voilà que M. Draper vous apprend que Son Excel-
| suspen- ñ lence est prête à leur donner leur congé! Est-ce au moins pour ae former une nouvelle administration pour le Bas-Canada ? Oh! ont dilés non, c’est uniquement pour faire un replâtrage d’une administra-
nas : S
A 4 tion que M. Draper avoue ne pas représenter le Bas-Canada ; et RE: que l’on voudrait refaire en substituant aux noms de Viger et
premiere à rate Papineau, deux autres noms canadiens-français à l’aide desquels
das Eu on espèrerait sans doute créer parmi nous un peu plus de divi-
APRES sion que n’en n’ont créé ceux des premiers. Puisque l’on veut
Sr TS ainsi congédier MM. Viger et Papineau, pourquoi ne congédie-t-on
batriotes pas également MM. Daly et Smith ? Est-ce que ces deux derniers
lus. plai représentent plus le Bas-Canada que les deux premiers ? Ceux-ci me du moins peuvent invoquer un passé, tandis que les deu brtition P q P ” que les deux autres À qui le vont qu'un présent, et je vous en laisse le juge. MD Pauvre M. Viger, si c’est là le traitement qu’on lui destine, traitement que l’on dit être pré à lui administrer, je ne suis pas
LUE de surpris de voir pour ainsi dire tous les officiers du gouvernement
NES ne parler de lui qu'avec dérision. Deux hommes ainsi placés, ainsi
FA traités, peuvent-ils exercer une grande influence sur les délibéra- ; ; Ë Ë
RE" RS tions du Conseil, et y faire respecter les intérêts de leurs compa-
je. Hd triotes ? Si cette influence y est nulle, comme on doit le présumer
d’après les aveux de M. Draper, M. Taschereau qui ne vient qu’à leur remorque, et à qui, de plus, la porte du Conseil est fermée, peut-il s'attendre à faire mieux qu'eux ? Voilà où nous conduira, ou plutôt voilà l’état de choses que perpétuera ce système d’accepter des places à tout prix, Ce qu'il faut avant tout aux Canadiensfrancais c’est de rester unis et de se faire respecter. Ils se feront respecter dans le Conseil et y exerceront la légitime influence qui leur est due, non quand ils n’y seront représentés que par des instruments passifs du pouvoir, quel qu’en soit le nombre, mais bien quand ils y seront constitutionnellement représentés par une administration bas -canadienne formée en harmonie avec des principes que l’opinion publique ne désavoue pas.
La démarche qu'a ‘aite auprès de vous M. Draper a toute la ressemblance du monue avec celle que M. Sullivan fit auprès de vous et moi à Québec en juillet 1842. On reconnaissait alors que l'administration du temps qui était celle que lord Sydenham avait léguée À sir Charles Bagot, ne représentait pas le Bas-Canada. On voulait comme aujourd’hui y ajouter un ou deux noms francais seulement comme Canadiens-français. Vous savez tout ce qui s’en est suivi; je n'ai pas besoin de vous le rappeler. La même scène est sur le point de se renouveler, ou je me trompe beaucoup, à moins que le système d'accepter des places à tout prix, ne vienne, en comblant les vœux des chercheurs de places, jeter nos compatriotes dans une division et une faiblesse mortelle. Lord Metcalfe est le lord Sydenham, et son successeur sera le sir Charles Bagot.
J'en viens done à une conclusion sur laquelle vous ne pouvez pas vous méprendre, C’est qu’en fait d'administration le Bas- Canada doit avoir ce qui est accordé au Haut-Canada; rien de plus, mais aussi rien de moins.
Voilà l'expression sincère de mes vues. Si je me trompe l'erreur est mienne, Je le regretterai sans doute; mais advienne que pourra ; je désire avant tout rester en paix avec mes convictions
qui sont ma conscience,
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Je ne puis terminer sans vous dire un mot sur ma position à l'égard de mes amis politiques. Je l'ai souvent dit et je le répèterai encore, c’est qu'aucune considération qui me soit personnelle ne doit les empêcher de former partie d’une administration qui, pour le Bas-Canada, serait organisée d’après les principes constitutionriels qui doivent diriger notre conduite,
Je ne servirai jamais d’instrument pour diviser mes compatriotes. Si l'on forme une administration qui mérite ma confiance, je la soutiendrai de bon cœur, Si cette administration n’a pas ma confiance, mais qu’elle possède celle de la majorité de mes compatriotes, ne pouvant la soutenir, je me retirerai volontiers de la représentation, plutôt que de jeter de la division dans nos rangs. Si, sous le système d'accepter des places à tout prix, il est des personnes qui, pu. un avantage personnel et momentané, ne craignent pas de détruire le seul bien qui fait notre force, l’union entre nous, je ne veux pas être et ne serai jamais de ce nombre,
N'ayant aucun désir de tenir secrètes mes pensées ou mes vues politiques, je vous permets de faire de cette lettre l'usage que vous jugerez convenable,
Je suis avec estime, Votre ami dévoué,