MISE EN ACCUSATION DE LEE
nullement que nous reconnaissons leur gouvernement... Le fait de traiter les rebelles capturés comme des prisonniers de guerre, de les échanger, de faire des cartels, des capitulations ou autres arrangements de guerre, ne prouve ni n'établit la reconnaissance de la population rebelle, ou du gouvernement qu'elle a pu se donner, comme pouvoir public et souverain... L'adoption des règles de la guerre à l'égard des rebelles ne peut être entendue comme un engagement qui s'étendrait au delà des limites mêmes de ces règles. Le fait de traiter, sur le champ de bataille, l'ennemi rebelle suivant la loi et les usages de la guerre n'a jamais empêché le gouvernement légitime de faire le procès aux chefs de la révolte pour crime de haute trahison et de les punir en conséquence, à moins qu'ils ne soient compris dans une amnistie générale. >
Vous le voyez, c'était dire aux sudistes : « La rébellion ayant pris les proportions de la guerre, l'humanité nous force à vous combattre suivant les lois de la guerre ; mais vous n'en êtes pas moins des rebelles à nos yeux, et c'est comme tels que les chefs de la rébellion doivent s'attendre à être traités après 1^ lutte. »
Cette déclaration, le général Lee ne l'ignorait certainement pas. Il aurait donc fallu qu'on y eût dérogé en sa faveur d'une manière expresse dans la capitulation, pour que Tordre n° 100 ne pût lui être appliqué.
Voilà ce que disent ceux qui, en Amérique, approuvent la mise en accusation de Lee.
Mais, en admettant même qu'elle fût parfaitement justifiable au point de vue légal, le serait- elle au point de vue de la saine politique P J'en doute, quant à moi. Seulement, la question , telle qu'elle est posée par les ennemis du Nord, n'est point là. Ce qu'ils tiennent à établir, c'est que le gouvernement des États-Unis est un gouvernement sans foi, sans honneur, altéré de vengeance, sourd à la voix de
dbyGoogk
la justice..- A quoi déclamations virule bable, il arrivait qi né, fût rendu, par à sa Camille et à sr
Je le répète, c ment des États 1 sans se condan qiie la prise d qu'une révoll cette situatioi^ manière sol< devoir tradn
même ceux
rendu, à c Et sur i]
nement d
Tfiolente''
a-t-on V
proloTiL
ration
du p^
Eli
en -■
ce ^"^
dbyGoogk