FLORENCE
BIBLIOTHÈQUE LAUBEUTIBlfNE.
Cette illustre bibliothèque a été si souvent et si soigneusement explorée, depuis sa fondation par Laurent de Médicis, qu'on ne peut guère espérer d'y faire de nouvelles découvertes, malgré celle du fragment de Longus, retrouvé et barbouillé d'encre par Paul Courrier. Tous les manuscrits ont été admirablement décrits par Assemani (Catal. codicum orienfaîiumy I742,in-f.);par Biscioni((7a^ cod. oriental, 1762, in-f. et CataL bibL hebraicœ grœcœ florentinœ^ 1757, in-f. )> et par Baudmï (Catal. codic, MSS. grœcor. latin, et itaU hihliothecœ Mediceœ LaurentianŒy 1764-78, 8 vol. in-f. et^tWio/^. Zreopoldino-Laurentiana^ 1791-93, 3 vol. in-f. ). Le bibliothécaire actuel, M. del Furia, ^travaille depuis long-temps à cataloguer les manuscrits ajoutés depuis 1 772 à cette précieuse bibliothèque ; mais, parmi ces récentes acquisitions , provenant , pour la pluprt , des couvons supprimés, il n'y a pas un seul article qui concerne l'histoire de France.
Je me sais arrêté seulement aux MSS. de la bibliothèque Palatine-Léopoldienne , pour rechercher ceux qui avaient appartenu an savant Ghifflet, et j'en ai rencontré en effet quelques-uns assez importans pour notre histoire. Quant aux recueils de poésies des troubadours, ils ont été déjà utilisés dans la première collection de M. Raynouard, qui avait obtenu du grand-duc de Toscane la copie de c^s manuscrits. Je n'ai donc pas eu à m'en occuper, après notre illustre philologue provençal.
In-f^ 122 f , pap., écrit, du 15' siècle.
NERB0NE8I.
(Intitulé danf le Catalogue : Nerbonenses, ex galtico in itaiicitm senironem ti'ansfati.)
Commencement :
« Tornato Carlo dalla sechonda ghuerra, che fece in Spagna, nella quale sochorse Ansuigi... »
On lit à la fin :
a Finiti e sette libridiNerbonesi,e da ora innanzj si tratteranno le storie del conte Ugho d'Avernia, e qui finiscie e sette libri de Nerbonesi secondo che conta FoUieri e'Uberto duca di San Marine ; e magistro Andréa di Jacopo di Tieri da Barberino ( Barino } che el traslato di Franciese qneste istorle in fiorentino, per lo dette di soischritto per me Bariolomeo cimatore nel 1504.»
11 existe dans la même bibliothèque un second MS.
— 8i — plus moderne, dont le texte diffère en beaucoup d*endroits, et qui n'est pas aussi étendu que le précédent, sur lequel Tabbé del Furia prépare le travail d'une édition.
Ce roman, célèbre au 16« siècle , puisque la traduction est citée avec éloges par l'académie de la Crusca et se trouve encore reproduite dans un MS. de la Ricardienne, n'est autre que le roman de Guillaume au court nez. QuantàFollieri ou FoUier, médecin d'Aymeric de Narbonne, il n*est pas cité comme l'auteur du roman original, dans les premiers vers de l'ouvrage en vers provençaux, existant à la bibliothèque de Saint-Marc parmi les MSS. de Gonsague de Nevers. On y lit seulement ce vers, qui a donné lieu à une étrange erreur de la part du traducteur italien :
Li duGh Erbert li fist à un malin .
Le traducteur a tiré^ de ces mots à un matin^ un Ubert duc de Saint-Marin. Zannetti , rédacteur du Catalogue imprimé des MSS.de Venise, est allé plus loin, en imaginant un duc de Dampmartin !
Voici les passages de la traduction, dans lesquels FoUieri est nommé, ce Follieri ou Follier, quel'^wtoire littéraire de la France ne cite pas une seule fois:
Page 3 : « E per questa cagiope io ho fatto menzione , perché nella mia opéra, la quale io Follieri medico di Nerbona nel tempo di queste cose mi trovai ; la materia di queste guerre délie quali intendo di trattare è fare in certe parti menzione di tutte queste cose. Perè le dico nel principio per recare aile mente a coloro che leggeranno. »
Page 28 : « Fece (Guglielmo) al corpo (di Carlo raagno} non quello onore che si conveniva, ma quanto poleva, etc.. Follieri udii el segretodire a miei signori, che '1 corpo di Carlo fù porlalo in Parigi dove sono gr altri reali, ma non fù palesea lulto il volgo.»
Page 37:«Ora qui finisceelterzolibro de' Nerbonesi secondoFollieriy comincia el quarto fatto per Uberto duca di S. Marino, che intenderele di belle cosc. »
Ibid. : « lo Uberlo duca di S. Marino in questo mio primo libro conlerô la presa di Nimizi e d'Oringa, etc. »
Page 122 : « Qui finisce e* setle libri de* Nerbonesi sicondo che conta Follieriy e Uberto duca di S. Marino... etc. »
GLXXII a. b.
(Medicea Paiatina.)
2 vol. in-f^, pap. (le 1" de 326 f. et le 2« de 366), écrit, du 15« siècle.
CHRONIQUES DB FRAIfCE.
Commencement du 1" vol.
« On trouve es anciennes histoires en plusieurs lieux, que ceulx qui yssirent de la cité de Troies la grand, fondèrent et ediffîerent premièrement la cité de Paris... »
Ce texte n'est pas celui des Chroniques de Saint- Denis, manuscrites ou imprimées. Le chap. du Fieil de la Montagne^ dans le i^*" vol., commence ainsi :
« Ung roy sarrasin moult puissant, qui tenoit plusieurs villes et chasteaux en Surie, lequel roy nour-
riMoit plasieun eofans qui apprenoient toas langaîges, aoxqaek il faîsoit accroire que t'ilz molirroient en faisant le commandement de ee roy ilz estoient sains en paradis... »
Le !•' Tol. finit avec le règne de Louis VIII : « Et après lui,fust coronné roy le lM>n sainctLoys son filz, ainsi qu'il estescrist à ung autre foluroe. Deo gror tias. •
G)mmencement du 2* toI. :
« Avoit du rey Loys quatre fils. I^ bon roy Loys l*aisné, qui avoit environ quatorze ans... »
Fin, à Tannée 1457 :
«I Messire Artus, duc de Bretaigne , conte de
Richemont, seigneur de Parthenay et connestable de France, qui en son vivant fùst ung vaillant chevalier et prince de bault couraige, et eust en son temps de grands victoires à rencontre des Anglois d'Angleterre. »►
In-P*. 754 p., pap., écrit, du 16' siècle.
C'est laChronique de Jacques Duclercq, qui semble conforme à Tédilidn en cinq livres donnée par M. de Reiffenberg, qnoiqne cette édition ne marque pas plus de 67 chap. , et que ce M S. en compte 71. On sait que les MSS. de cette précieuse chronique sont tellement rares, qu'on a cru long-temps qu'on ne la possédait pas complète.
In-f*». 143 f., pap., écrit, du 16' siècle.
MiftLANGBS HISTORIQUES DU TEMPS DE LA LIGUE ET DU RfeGNE DE HENEI IV.
Quelques- unes de ces pièces paraissent inédites' entre autres : « Lettre escritteà M. du Plessis, de la part du roy lorsqu'il eust la nouvelle de sa blessure. Fontainebleau, ce 8 novembre 1697. — De Testât du domaiue du roy, en quoy il consiste et Taccroissement d*iceluy, etc. »
In-^. 118 f., pap., écrit, du 15* siècle.