ACTE !«*' T
^jmc D'YXIVAL, conciliante
Dli tout!., un refus : non!..
Mciis la peur de brusquer sa situation, lit, tout en s'y prêtant en fille obéissante, 11 s'en faut de beaucoup que ce dîner l'enchante.. Ce n'est pas que Contran lui déplaise... Ton choi.K, Avec toi j'en conviens, est parfait...
M. D'YXIV.VL
Je te crois! ..
M"- D'YXIVAL
Seulement que veux-tu, mon cher?., c'est d'un autre âge D'envisager encore ainsi le mariage :
Ce choix, tu l'as fait seul!.. Ccrmaine, en vérité, N'a crainte que de dire un oui précipité...
.M. D'YXIVAL
Je respire!., et me sens la conscience à l'aise :
C'est aflfaire de temps pour que Contran lui- plaise. ..
Voye;^-vous ça!.. Cermaine aurait mieux réussi
Sans doute à préparer son bonheur en ceci!..
Pour l'instant il suffit qu'on se montre docile.
Noblesse oblige! il n'est pas déjà si facile
De dénicher un gendre — et je l'ai déniché —
Noble, riche, et bien fait par dessus le marché!
Santé, mœurs et talent le rendent enviable.
C'est de plus un charmeur, un causeur agréable
Qiii, dès les premiers niots saura la conquérir ;
Dis-lui bien tout cela; fais-le lui bien sentir.
Nous ne voulons tous deux que son bien, il me semble..
Surtout, arrange-toi pour les laisser ensemble
Pendant quelques instants, ce dîner n'ayant lieu
Qjic pour faciliter à Contran son aveu.