SCÈNE VII
GERMAINE, 5^»/.-
Ouf !.. j'ai le cœur qui bat comme un marteau de forge. Je n'ai plus un instant à perdre... Oh! George, George! Faut-il donc que je t'aime!., et se peut-il que, moi, Moi, Germaine, je songe à m'enfuir avec toi?.. Je l'aurais dû prévoir que cette confidence D'un imminent danger, était une imprudence.,.
Songeuse.
Enfin le sort en est jeté!.. Q.ui sait, d'ailleurs?.. Nos premiers mouvements sont souvent les meilleurs...
Çn roiileinent de voiture.
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SCHKE VIII
GERMAlN'i;, \ELLY
NELLY, après avoir soigncusonciil referme la porte.
Maintenant vous voilà libre, Mademoiselle,.. Plus jamais vous n'aurez l'occasion si belle D'avoir enfin raison d'un préjugé mondain : Vite, un antre manteau! sortez par le jardin... Et, comme dit Monsieur, montrez-vous bien docile! Monsieur George vous rend la tâche fort facile...
Elle lui donne un billet.
Suivez de point en point ce que vous a tracé Celui qui, dès ce soir, vous sera fiancé. C'est un homme d'honneur : sa foi vous est connue...
GERMAINE Pauvre père!., pour lui quelle déconvenue!
NELLY
Il n'aura de chagrins que ceux qu'il a voulus : Monsieur George est de ceux qu'il estime le plus, Et votre oncle saura prendre votre défense... Vous n'avez rien à craindre! Ayez donc confiance... Faites vite surtout : songez qu'on vous attend !.. Monsieur d'Yxival peut rentrer à tout instant...
GER.\L\1NE, effrayée Mon Dieu!... si tu savais, Nelly, comme je tremble...
NELLY Vous ne tremblerez plus quand vous serez ensemble!.