ACTE III
J'enteiivls Jôjà le rire éclater en fusées... Je vois autour de toi des foules amusées... Car enfin... il sufiit d'un mot du ravisseur Pour que l'on sache qui s'est fait son régisseur!...
M. D'YXIVAL, avec désespoir
Assez!..
M. FRANCŒUR
Et puis ce qui réjouirait la ville, Ce serait de savoir ta colère inutile... Un an, c'est long parfois! A tout il faut penser... Les empêcherais-tu bien de recommencer?..
M. D'YXIVAL
Ça, oui !...
M. FRANCŒUR
N'en jure pas!.. Il n'est plus de bastille Dont l'amour triomphant ne franchisse la grille, Et ça n'existe pas les jardins si bien clos Dont ses roucoulements ne troublent les échos : Oiseau pillard, empli d'une ivresse divine, Dans les plus hauts murés librement il butine. Pour lui, dès qu'a perlé la rosée en la fleur. Les obstacles ne font qu'aviver son ardeur, Et la blancheur des lis, et l'incarnat des roses, Tout conspire avec lui contre nos soins moroses; Il se rit des filets, des gardiens, des verrous : Nous croyons le tenir... Il se fiche de nous!
M. D'YXIVAL
Non ! . .
U. FRANCŒUR
Prends garde!.. Si Ton appelle « demoiselles « Les libellules, c'est à cause de leurs ailes...
6o DIXI
II im^anie fixement sa saur.
Et c'est bien vite fait, sortir par le jardin Pour se rejoindre et puis courir prendre le train... M"" D'YXIVAL, nlUnit vas la parle du premier plan
Jacques, tu me tais peur! Dieu ! quel soupçon!., j'ai peine A respirer...
(Crianl d'une voix étranglée après avoir ouvert la porte.)
Germaine!., (silence.) Ah\ mon Dieu!.. Rien! ,.
Elle s'évanouit.
M. Francûcur sonne. AV//v rentre et s'e)npresse aussitôt à soigner A/""* d'Yxival qui, sur la chaise longue, se remet peu à peu de la secousse. M. d'Yxival, qui d'ahord s'est précipité pour la soutenir, l'abandonne aux soins de Kelly, et court à son tour vers la porte. Axant vainement crié, il la lefermc avec violence.
M. D'YXIVAL
Germaine!..
Germaine !.. (silence.) Plus de doute !..
Consultant sa montre.
Et le train va partir!..
Oh ! ct^n est trop : je cède!., il vaut mieux en finir...
// donne précipitamment à M.
Francœur sa canne et son chapeau.
Cours, Jacques !.. rejoins-les !.. mais cours donc :
le temps vole !
Il s'effondre dans la causeuse de gauche.
M. FRANCŒUR, sans trop se hâter.
Mais, pour les ramener... il me faut ta parole!.. M. D'YKIVAL, avec un geste de décision
Tu l'as!..