ACTE
GEORGE DULAC, aitbousiaslc
Vous êtes étonnant, Maître!., et je\'oiis admire ! Délicieux! Charmant! A coup sur peu banal, lit plus ingénieux encor qu'original!..
M. D'YXIVAL, cciiliiiiiiiiit in\'c exubérance
Pour établir le fiùt et pour plus de prudence,
Je prends deux amis sûrs mis dans la confidence...
GEORGE DULAC
Parfait! parfait!..
M. D'YXIVAL (1)
Laissant le reste à d'autres soins, Innocemment je flâne avec mes deux témoins Hn un lieu bien public, vers le soir, n'importe où... Quand, d'un fiacre, à deux"pas s'arrêtant tout à coup, Sort une jeune femme en épaisse voilette... 1:11e vient droit à nous... Tableau!., c'est Juliette Q.ui, prenant au collet son Rcméo surpris, S'en empare et s'écrie : « En route pour Paris !.. »
Gf:ORGE DULAC
C'est complet!.. Je conçois par de telles trouvailles Qu'au barreau vous gagniez. Maître, tant de batailles! Vous savez tout prévoir... et le pauvre garçon Manqua, je le vois bien, d'imagination...
{Plaisainiiiciil.) .\Liintenant, grâce à vous, je saurais quoi qu'on fasse, En v\\\ semblable ca5 éviter sa diso:râce!..
(i) // invite de la main George Dniac à s'asseoir dans la eau- :(use de droite et mime devant lui îa scène qu'il imagim .
M. D'YXIVAL, litnit cl aj'pvyinil
C'est un avis, non un conseil!..
GEORGH DULAC
Evidemment! .. (i) Je ne vous en s:iis pas moins de gré... Mais vraimeiit J'abuse, tant je prends plaisir à vous entendre... De grâce, excusez-moi... Ces dames vont descendre, ]-t. comme elles n'ont plus le temps de s'attarder, A vous quitter enfin je dois me décider. Mon respect, n'est-ce pas, pour elles?..
M. D'YXIVAL
Je m'en charge.
GEORGE DULAC, avec chaleur E{ maintenant merci d'une amitié si largue : \'ous n'imaginez pas, cher Maître, en vérité, Cluelle force je puise en votre autorité I:t combien j'en suis fier...
M. D'YXIVAL, paternel
Tous mes jeunes confrères Ne sont-ils pas un peu de droit mes stagiaires ? Pour moi, rester leur guide est un simple devoir.
GEORGE DULAC Devoir qui me fait vôtre...
M. D'YXIVAL
Adieu donc !
GEORGE DULAC
Au revoir!..
(i) Le jour baissant, Nctty rentre pour faire de la lumière, la ri'i^ularise, va rapprocher les rideaux, et, voyant que M. Dulac prend conoé, attend l'instant de le reconduire, et sort aveclui.