ARGUMENT ANALYTIQUE
Agamemnon veille à la sûreté des Grecs endormis. — Ménélas vient le trouver et lui offrir ses services. — Agamemnon donne ses instructions à son frère, et les deux Atrides vont réveiller les princi-paux chefs de l'armée. — Entretien de Nestor et d'Agamemnon. — Nestor se lève, suit Agamemnon, et va réveiller Ulysse. — Discours de Nestor à Diomède, qu'il réveille à son tour. — Le fils de Tydée se joint aux autres chefs et se rend avec eux vers les gardes, que Nestor exhorte à la vigilance. — Le conseil des chefs est assemblé. Nestor propose d'envoyer un espion au camp des ennemis. — Dio-mède se présente, et choisit Ulysse pour partager avec lui les dan-gers de l'entreprise. — Préparatifs et départ des deux héros. — Ils invoquent tous les deux la protection de Minerve, qui vient de leur envoyer un heureux présage, et s'avancent à travers la nuit.
Hector de son côté assemble les chefs des Troyens, et promet un prix magnifique au guerrier qui voudra se charger d'observer l'en-nemi. — Dolon se propose et se met en route. — Aperçu par Ulysse et Diomède, il tombe entre leurs mains. — Après leur avoir indiqué la situation respective des différents peuples qui composent l'armée des Troyens, il est, malgré ses prières, immolé par Diomède. — Ulysse consacre à Minerve les dépouilles de Dolon et marque, pour le mieux reconnaître, l'arbre auquel il vient de les suspendre. — Arrivé aux tentes des Thraces, Diomède immole, pendant leur som-meil , douze guerriers et leur roi Rhésus, dont Ulysse emmène les chevaux. — Diomède et Ulysse se retirent d'après le conseil de Mi-nerve. — Réveillés par Apollon, les Troyens accourent au lieu du carnage. — Cependant Ulysse- et Diomède arrivent au tamaris où sont suspendues les armes de Dolon, que Diomède remet aux mains d'Ulysse, et les chevaux de Rhésus les emportent vers les vaisseaux. — Nestor entend le premier le bruit de leurs pas. — Les Grecs les accueillent avec joie. — Discours de Nestor. - Réponse d'Ulysse, qui rend compte de l'expédition. — Ulysse et Diomède , après le bain, réparent leurs forces à table, et font des libations à Minerve. Tous les chefs des Grecs, couchés près de leurs vaisseaux, pas-saient la nuit dans les douceurs du sommeil ; mais le fils d'Atrée, Agamemnon, pasteur des peuples, oublie le sommeil et ses charmes, pour se livrer à ses pensées. Pareils aux éclairs que fait luire l'époux de Junon à la belle chevelure, quand il amasse les nombreux tor-rents de la pluie, ou la grêle, ou la neige dont il couvre les campagnes, ou qu'il suscite le monstre dévorant de la guerre cruelle, les soupirs se pressent dans la poitrine d'Agamemnon, qui gémit du fond du cœur.: ses entrailles en sont intérieurement émues. Lorsqu'il porte L'ILIADE D'HOMÈRE.