‹ Doctrine de l'Ecole de Rio de Janeiro et pathogénésie BrésilienneChapitre 203 sur 285 · Pesanteur sur les yeux en marchant · texte numérisé non relu

Pesanteur sur les yeux en marchant

Douleur brûlante à l'anus après être resté assis.

Clignotement des yeux.

Ardeur brûlante dans les paupières. On voit voltiger des points noirs, comme des têtes d'épingle. 40. Accès de douleur depuis l'oreille jusqu'aux dents, moins violent mais plus prolongé que le précédent.

Douleur lancinante dans l'orbite de l'œil gauche, allant aboutir au sourcil.

Odontalgic augmentée en buvant froid.

Neuvième jour. — Chaleur brûlante suivie d'une grande démangeaison à la vulve.

Douleur crampoïde au tendon d'Achille.

4o. Selle jaune très-claire et qu'on ne peut retenir dès qu'on est debout.

266 PATHOGÉNÉSIE BRÉSILIENNE.

Eternimieiils répétés.

Coryza.

Douleur crampoïde allant du mollet jusqu'au talon. Lourdeur dans les jambes et lassitude le soir. 50. Douzième jour. ■ — Douleur vive dans l'articulation du genou. Sensation d'épaisseur de la langue comme si elle remplissait toute

la bouche, quoiqu'en réalité elle soit peu enilée. Langue rouge.

Grande difficulté de remuer la langue et de parler. Inflammation des amvgdales.

o5. Douleur dans la gorge et sensation d'un bouchon qui obstruerait

le pharynx.

Douleur dans le sein gauche, plus forte en marchant. Grande démangeaison au sein gauche et au mamelon, surtout le

matin.

Douleur à l'épine iliaque postérieure en tendant la jambe ou. en

se levant, plusieurs jours de suite.

JAMPHA MANIHOT ,

JANIPHA MANIHOT {Kuntli.).

Jan Jatropha manihot (Lin.). Manihot utilissima (Toiil. ). Manioca mandi. Euphorbiacées.

Le Manihot, très-cultivé dans toute l' Amérique du Sud. pour sa racine alimentaire, est un sous-arbrisseau à tige arrondie et rameuse, s'élevant souvent à un mètre de hauteur. Ses feuilles , d'un vert glauque et portées sur de longs pétioles, sont alternes, palmées, à cinq ou sept lobes Janeéolés, lisses, et très-entiers. Les fleurs, qui sont monoïques, forment des panicules rameux terminaux ou axillaires; leur périanthe est calicoïde. campanule, à cinq divisions profondes, de couleur jaune pâle , marqué de brun à l'extrémité ries divisions. Fleurs mâles, dix étamines dont les filets alternativement longs et courts viennent s'insérer sur un disque charnu qui , chez les fleurs femelles, ento'ure la base d'un ovaire subglobulaire à trois loges uniovulées : pas de style, mais trois stygmates présentant six ou sept loties épais, comprimés, formant une masse épaisse et sinueuse. Les racines, qui sont tuberculeuses et très- grosses, renferment abondamment un suc laiteux, très-vénénenx à l'état frais, et que l'on extrait par la pression d'abord, et par la dessiccation ensuite de la partie féculente, qui sert de base à l'alimentation des agriculteurs brésiliens. C'est ce suc que l'on prépare par la trituration.

Le L2 juillet 1845, une grande quantité de ce dangereux liquide fut exprimée en séance publique de l'Institut, et prise à la dose d'une once par M. Joao Vincente Martins, et plusieurs élèves de l'Ecole électrjsés par son exemple, à la tête desquels on remarqua MM. Antonio de Souza Dias et Chedifer. La violence des symptômes ayant obligé la plupart des expérimentateurs à se traiter activement, le nombre des symptômes re-

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cueillis est peu considérable, mais le dévouement qui les a provoqués n'en est pas moins précieux. L'homéopathie n'est pas seulement une science de faits, elle devient une science vivante. Elle est un des rayons de la religion eompréhensive de l'avenir, et ce n'est que par des sacrifices inouïs, que l'on fera comprendre aux masses toute sa supériorité sur les doctrines matérialistes.

Nous avons espéré que l'exemple donné par le Brésil serait imité et compris.

Expérimentateur : JoÂo Vincente Martins.

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