XXVIII THÉORIE ASTRONOMIQUE
lignes que je trace les yeux baignés de pleurs et plein de votre souvenir, et apprendre que votre millième exemplaire n'a pas été perdu!
M. José Yictorino n'admet pas l'hypothèse de l'attraction et l'échafaudage des forces centrifuges et centripètes, invoquées pour expliquer la marche des astres dans ie ciel à travers des espaces supposés vides. Pour lui tout est rempli par des gaz plus ou moins légers, et notre système planétaire tout entier est plongé dans ces fluides qui forment l'atmosphère solaire. Or, cette atmosphère n'est point immobile ; mais elle est entraînée par un mouvement de translation rapide d'orient en occident, de la même façon que notre atmosphère elle-même est entraînée autour de notre globe d'une manière constante, et cependant assez lente aux environs de l'équateur pour qu'un léger retardement produise ce que nous appelons les vents alises et généraux. L'atmosphère solaire subit un retardement analogue ; ainsi, pendant que la surface de l'astre fait sa rotation en vingt-cinq jours, les planètes, flottant à différentes hauteurs dans le fluide qui l'entoure, emploient des temps de plus en plus longs; Yénus, 295; la Terre, 565; Jupiter, 12 ans, etc.
Quant à la position des planètes dans l'atmosphère solaire, elle est déterminée par le poids spécifique de chacune d'elles. M. J.-V. dos Santos ne fait qu'étendre aux corps célestes la loi d'Àrchimède sur les corps plongés dans un fluide. Les planètes elles-mêmes entraînent autour d'elles une atmosphère spéciale, dans laquelle flottent leurs satellites à la hauteur où ils déplacent une quantité de gaz égale à leur pesanteur propre, mais sans avoir une enveloppe atmosphérique spéciale. Cette dernière circonstance donne l'explication d'un fait aussi général qu'inexpliqué jusqu'ici : le mouvement des planètes sur leur axe et l'immobilité des satellites, qui tournent autour d'eux en leur présentant constamment le même hémisphère. Voici comment les choses se passent : — la lumière du Soleil, projetée avec une vitesse de 70,000 lieues par seconde, vient choquer, avec cette force immense, le corps d'une planète , fournie la Terre, par exemple. Une masse de calorique se dé-