‹ Doctrine de l'Ecole de Rio de Janeiro et pathogénésie BrésilienneChapitre 77 sur 285 · DEUXIÈME GROUPE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME GROUPE

Appareil locomoteur.

Difficile à séparer du précédent, ce groupe présente une grande prédominance des symptômes des appareils locomoteurs, auxquels viennent s'ajouter quelques symptômes gastriques. Le moral est triste, les organes des sens affectés, la somnolence de jour se continue, tandis que la nuit est généralement très-agitée.

HURA BRASILIENSIS.

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JB

Une tristesse générale avec disposition à pleurer, la somnolence le jour, des frissons nerveux, une grande faiblesse de la vue, et chez le premier expérimentateur l'exaltation de l'odorat, sont les symptômes sensitifs les plus tranchés de l'expérience. Les autres sont des céphalalgies continuelles, et particulièrement frontales ; la poitrine est oppressée, les yeux sont enllammés comme dans le médicament qui va suivre, les nausées et l'inappétence se montrent dans toute la première partie de l'expérience, et sont

remplacées vers le vingt-unième jour par une faim violente et trésdouloureuse. Sur quelques points la peau se couvre de boutons vésiculaires avec prurit. Les symptômes de l'appareil locomoteur se sont développés excessivement, ceux delà région lombaire, qui a été particulièrement attaquée, occupent à eux seuls presque toute l'expérience.

LEPIDIUM BONARIENSE. 1^5 4—7

Ts+X /LXZ\* Y* C* / AE

1—3 \ oo j 2—8 2—23 \4— 29

Non-seulement le moral est aussi triste que dans Hura, mais, de plus, une grande indifférence et des absences d'idées se montrent dans les premiers jours. La somnolence le jour et l'insomnie la nuit se généralisent pendant toute l'expérience. La vue est altérée comme dans le médicament précédent; l'ouïe est plus difficile; les céphalalgies avec vertiges continuent ; des douleurs nombreuses, crampoïdes, contusives ou lancinantes occupent successivement l'appareil locomoteur. Les yeux sont enflammés. De violents battements de cœur se font sentir pendant toute la durée d'action du médicament. Des nausées et un profond dégoût des aliments prennent une large place dans la chronologie de Lépidium, et sont les derniers symptômes qui se présentent. Nous ferons remarquer quelle inversion importante nous offrent ces nausées d'abord limitées aux premiers temps de l'expérience, et suivies de faim dans Hura, puis devenant continuelles et terminales chez Lépidium.

PANACEA.

ï^3 tU— 3

Les idées tristes se spécialisent de plus en plus ; l'expérimentateur veut être seule, elle est mécontente d'elle-même, etc. Ces symptômes nous indiquent un acheminement rapide vers ceux plus

profonds et anormaux des groupes qui vont suivre. La somnolence, et surtout la pesanteur sur les yeux, si marquées dans Ilura, se retrouvent encore ici. Pour plus de similitude, nous revoyons les céphalalgies avec vertiges, les douleurs abdominales, qui, dans Hura, s'étaient manifestées à la fin de l'expérience, se montrer dés les premiers jours. Le système locomoteur est affecté par des douleurs diverses occupant tout le corps.

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