CINQUIÈME GROUPE
Appareil digestif.
Nous renfermons dans cette division quelques médicaments qui donneront sans doute lieu plus tard à rétablissement d'un sous-
groupe, rendu nécessaire par la variété des symptômes et le grand nombre d'espèces dont celui-ci sera composé. Les symptômes des régions gastrique et abdominale dominent tous les autres; nous voyons d'abord des douleurs vives aux lianes et aux hypocondres; puis ces douleurs descendent et occupent l'ombilic et les aines, où elles provoquent des hernies.
Des idées tristes préoccupent les expérimentateurs pendant toute l'expérience.
PAULL1NIA PINNATA.
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Une tristesse et un ennui profond sont les seuls symptômes moraux qui se présentent; les rêves sont aussi tristes ou dégoûtants. Nous voyons, à mesure que nous avançons dans la série, disparaître ces phénomènes de gaieté ou d'excitation morale qui se sont montrés, dans les premiers médicaments. Une somnolence de jour vient encore s'ajouter à la tristesse de l'expérimentateur.
Les hypocondres sont le siège de vives douleurs lancinantes , pendant que des nausées et un froid général se montrent simultanément. Une faiblesse des jambes et des douleurs variées se font sentir dans tout l'appareil locomoteur ; la poitrine est oppressée pendant toute la durée d'action du médicament. Nous remarquerons en passant que vers les derniers jours l'appétit a succédé au dégoût et aux nausées primaires.
BLATTA A M ERIC AN A.
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Peu de symptômes moraux, mais un abattement générai avec faiblesse des bras et des jambes comme précédemment. Froid et frissons le premier jour, avec gonflement de la région épigastrique et coloration jaune de la peau. Le peu de symptômes que nous
iU DOCTRINE HOMÉOPATHIQUE.
possédons sur ce médicament ne nous permet pas de nous étendre sur ses propriétés.
DELPH1NUS AMAZON1CUS.
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Les tissus abdominaux se contractent en empêchant la sortie d'une hernie inguinale. Des douleurs parcourent le tronc et les jambes. Violentes érections.
AMPHISBOENA VERMICULARIS.
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Tristesse comme dans Paullinia, avec d'étranges illusions, comme si les pieds étaient dans le cerveau; l'insomnie nocturne n'est plus complète; leréveil aseulementlieuàminuitprécis. Dureste.les symptômes physiques sont, à l'exception de ceux de Résina itu, les plus anormaux du groupe. De violents vertiges, une hernie ombilicale, une grande faiblesse des membres avec gonflement de la face et des bras, sont des symptômes saillants que l'on saisit au premier coup d'œil.
RESINA ITU.
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Pas de symptômes moraux ni nerveux, mais des illusions de la vue et d'épouvantables détonations dans les oreilles portant un violent contre-coup dans tout l'organisme. Les douleurs abdominales continuent ainsi que la faiblesse des jambes, que nous avons remarquée dans tous les médicaments précédents ; des diarrhées involontaires paraissent, du sixième au neuvième jour et forment une transition au médicament suivant. La langue est fortement affectée, la parole n'est plus distincte.
JANIPHA MAN1HOT.
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Il se développe une somnolence diurne, accompagnée d'un abattement excessif qui contraste avec les rêves d'incendiedes 4 premiers jours. Les diarrhées violentes des premiers temps se lient, comme nous l'avons fait observer, avecles selles diarrhéiques involontaires de Résina itu. Nous voyons également une grande faiblesse des jambes qui se gonflent le 2me jour; il faut remarquer que ce gonflement est bien différent de ceux que nous observions dans le groupe cutané. Ceux-ci étaient toujours accompagnés d'éruptions, de prurit, ou même d'insensibilité; ici, il ne se montre rien de semblable, le gonflement est simplement concomitant aux symptômes vasculaires. Le froid général se manifeste à la dernière période.