‹ Doctrine de l'Ecole de Rio de Janeiro et pathogénésie BrésilienneChapitre 82 sur 285 · SEPTIÈME GROUPE · texte numérisé non relu

SEPTIÈME GROUPE

Appareil scnsitif.

Les symptômes moraux de cette division ne se bornent plus à plus ou moins de tristesse ou d'irritabilité; c'est toujours un profond désaccord de l'esprit qui domine dans toutes les expériences. Ainsi, dans la première, une répugnance invincible pour les travaux intellectuels, presque la folie chez les derniers, forment le contraste le plus vif avec tous les autres médicaments de cette série; l'appareil sensitif est surtout affecté; la vue, et surtout l'ouïe, sont souvent ou supprimés ou profondément atteints; tous les autres o rganes sont attaqués fortement et toujours au commencement de l'expérience, où les symptômes viennent se produire en foule; du

reste, nous n'avons que faire de citer des exemples qui seraient reproduits à la spécialisation de chaque médicament.

CANNABIS INDICA

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Après avoir vu tous les médicaments de cette série produire une propension au sommeil devenant de plus en plus irrésistible, nou s arrivons à une substance qui donne ce symptôme presque exclusivement. Les rêves, tout à fait inverses de cet état comateux, ne représentent que des actions vives ou agréables. Pendant la veille, les yeux sont hagards ou clignotants, beaucoup de frissons avec céphalalgies et vertiges violents.

PETIVERIA TETRANDRA.

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Le Petiveria, pendant le premier jour, prédispose à la gaieté, mais bientôt une profonde tristesse et la perte de la mémoire succèdent à ce premier symptôme ; la somnolence, un grand abattement, la surdité et la photophobie remplissent surtout les premiers jours de l'expérience; l'abondance et la limpidité des urines indiquent la prédominance de l'élément nerveux, dont l'excitation se manifeste par des douleurs de toutes sortes dans l'appareil locomoteur; la peau sécrète une sueur abondante et présente des taches rouges ou jaunes avec desquammation.

CONVOLVULUS DUARTINUS.

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Comme nous le disions, rabattement arrive à son summum dans les derniers médicaments. Ace symptôme qui est très-saillant dans

Convolviilus viennent se joindre des rêves de querelles, d'illuminations, confirmant pleinement l'observation de M. Mar.tins. Les taches de la peau continuent, ainsi que les sueurs ; des douleurs paralytiques s'emparent des membres, pendant que de violents vertiges et des douleurs au vertex et à l'occiput augmentent le désordre de l'organisme.

BUFO SAHYTIENSIS.

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Dégoût au travail, oubli; en un mot, des symptômes trés-semblables à ceux de Convolviilus ; mais de plus, à la lin de l'expérience, une gaieté et une vivacité d'esprit qui indiquent le retour â un état normal, dont l'ordre se trouve opposé à celui, de Pediculus ; confirmation nouvelle de la loi chronologique qui a présidé à notre classification.

ARISTOLOCHIA CYMBIFERA.

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Les symptômes que nous possédons sur Aristolochia ressemblent tant à ceux de Crotalus , que nous pensons pouvoir indiquer cette plante comme un des plus sûrs antidotes contre la morsure des serpents. Du reste, plusieurs espèces de la même famille sont employées avec succès dans les deux Amériques. Elle donne principalement des insomnies, une grande soif, un gonflement des jambes, avec couleur violette et sang extravasé.

CROTALUS CASCAVELLA.

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A rabattement et à la faiblesse intellectuelle succèdent des visions extraordinaires et presque la folie. Les illusions de l'ouïe, la surdité, les congestions sanguines, les étouffenients, les crampes et les douleurs des membres, les pustules et la desquammation de la peau, le froid avec accélération du pouls, le trouble des régies, etc., tous ces symptômes font de ce venin une des substances qui troublent le plus rapidement l'organisme.

ELAPS C0RALLINA.

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Les illusions continuent, l'humeur est irritable ; le besoin singulier de se balancer comme un pendule, montre suffisamment que l'esprit ne se possède plus ; enfin, pour clore cette liste malheureusement trop courte, nous arrivons à l'abolition de la pensée, à un anéantissement complet. Après de pareils symptômes, est-il besoin de citer la surdité prolongée, les singuliers phénomènes de déglutition, où Ton sent le bol alimentaire descendre en spirale pour venir tomber lourdement dans l'estomac, les selles de bile verte, les douleurs des organes respiratoires, qui ne se sont jamais montrées si vives, et enfin ces crampes, ces congestions dans les membres, qui ressemblent tant à celles que nous avons citées dans Crotalus? Tout ce trouble violent apporté dans les sensations et les fonctions, forme le point le plus opposé à ce premier médicament, le Pediculus, où nous avons vu seulement une simple excitation de l'esprit et de l'organisme.

PATHOGENESIE BRESILIENNE

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