Grande faiblesse
Elle reste à la place où elle s’est cognée.
Troisième jour.—(Ganglion trés-douloureux au bras gauche, avec grande rougeur et démangeaison ; en le grattant, il est insensible jusqu’à l'écorcher; dure une demi-heure, 6 heures du matin.
Douleur de tête : il semble qu’on la lui ouvre, 8 heures du
matin.
Ganglion cuisant sous le mollet de la out droite, et génant la marche ; dure jusqu’à la nuit.
30. Quatrième jour. — Nausée ; on ne peut voir Rire 7 heures du matin.
Ganglion douloureux au coude du bras gauche.
Petits boutons avec démangeaison.
Violentes palpitations de cœur ; on ne peut respirer que trés-faiblement. Dure cinq minutes.
Large place dure et rouge, avec picotements comme par des milliers d'épingles, au dos. Cette sensation commence à 9 heures et dure toute la nuit. î |
35. Cinquième jour. — Sueur abondante sur les bras et les mains. Insensibilité de la peau des cuisses ; on peut se piquer impu-
- nément; elles sont couvertes de petits boutons pendant deux jours.
154 PATHOGÉNÉSIE BRÉSILIENNE.
Crampe au scrobicule avant le repas.
Sixième jour. — Violente douleur au genou droit, comme si on lui arrachait des lambeaux de chair, 7 heures du matin.
Brülement sous la plante des pieds, elle ne peut conserver ses souliers.
Crampe au pouce gauche, pendant un instant.
40. Septième jour.— Sensation de coups de canif dans les gencives,
puis saignement pendant une demi-heure, 6 heures du matin.
Grand fourmillement dans la narine droite; pendant cinq minutes, 10 heures.
Sensalion de coups de marteau à la nuque, 3 heures du soir.
Douleur comme si des pointes aiguës pénétraient dans le ventre, 9 heures du soir.
Huitième jour. — Langue blanche et épaisse.
45. Bouche amère comme du fiel, 6 heures du matin. Sommeil très-profond.
Rêve qu'elle joue avec des bêtes sauvages.
HIPPOMANE MANCINELLA. 155
HIPPOMANE MANCINELLA (L.).:
Hipe. Mancinella venenata, Tuss. — Mancenillier. Euphorbiacées.
Quoique les propriétés délétères du Mancenillier aient été fort exagérées ce n’en est pas moins un arbre extrêmement vénéneux, devenant heureusement de plus en plus rare, par la précaution que l’on prend de le couper dans tous les endroits cultivés où il se rencontre. C’est un arbre élevé de 4 à 5 mètres, dont le tronc, d'un bois blanc et tres-mou, est recouvert d’une écorce grisätre. Il est surmonté d’une cime rameuse qui lui donne un peu l'aspect d’un arbre fruitier d'Europe. Ses feuilles sont alternes, ovalesaiguës, un peu cordées à leur base, assez finement dentées et portées sur de longs pétioles, ayant une glande rouge à leur sommet. Elles sont stipulées pendant leur jeunesse. Fleurs monoïques ; formant de longs épis terminaux sur lesquels les fleurs mâles occupent la partie supérieure; les femelles sont placées au-dessous ou à l’aisselle des feuilles. Fleurs mâles à périanthe bifide, d’oùnaissent les étamines, dont les filaments réunis forment une colonne portant les anthères. Fleurs femelles, un périanthe, à 2 ou 3 parties, avec une foliole rudimentaire, l'ovaire est rond et supère : le style droit, terminé par 6 à 7 stygmates rouges, étoilés et réfléchis. Lefruitest rond, pulpeux, de 3 à 4 centimètres de diamètre, ombiliqué à son sommet, etrenferme un noyau ligneux à 7 loges monospermes.
On triture les feuilles fraiches.
Lorsque l'on apprit qu'un Mancenillier avait été trouvé aux enrirons de
156 PATHOGÉNÉSIE BRÉSILIENNE.
Rio, nous envoyämes spécialement M. Ackermann, un élève de l’Institut, s'assurer de son identité et en recueillir le suc; il accomplit sa mission avec dévouement, et dans la séance publique du 10 janvier 1847, avec plusieurs de nos élèves, il but une partie de la teinture alcoolique qu’il avait préparée. Les symptômes si violents que l’on va lire dans l'expérience, ont atteint chez quelques expérimentateurs l'intensité d’un véritable empoisonnement, qu’il a fallu immédiatement traiter; c’est pourquoi si le nombre des symptômes n’est pas en rapport avec le nombre des personnes qui ont pris le médicament, on ne devra attribuer cette disproportion qu’à la cause que nous venons d'indiquer. La pathogénésie du Mancenillier est une des plus précieuses de la matière médicale brésilienne : nous sommes fiers d’attacher les premiers le nom de l’Institut homéopathique de Rio-Janeiro à cette dangereuse expérience attendue depuis si Ji ou dg par les homéopathistes européens.
: Expérimentateur : M. E.-T. AKERMANN.
Première expérience.
4. Premier jour. — Gaieté, envie de chanter. D Disposition à tout prendre en bonne part. # Bourdonnement dans les oreiïlles et PU si comme par le vent,
en marchant. :
Urines peu abondantes et tRÉchatrée, "+ F 5. Sensation de chaleur et de tremblement dans la poitrine. Renvois continuels comme des Haies d'air. PAT Vomissements aqueux. me - Grande douleur dans le ventre, comme s’il avait été “8 par un coup de pointe d’un bâton. è Fr Deuxième jour. — Sommeil lourd et réveil tardif. 10. Idées fugitives.
Sensation de paralysie aussitôt après s’être levé, sa main tremble - extrêmement ; il lui est impossible d'ouvrir la porte de sa chambre. ; Absence de pensées. N.
Inclination au silence. + Profonde tranquillité d'esprit, le matin.