‹ Doctrine de l'Ecole de Rio de Janeiro et pathogénésie brésilienne contenant une exposition méthodique de homéopathie, la loi fondamentale du dynamisme vital, la théorie des doses et des maladies chroniques, etcChapitre 32 sur 313 · XLII CONVERSION DE BROUSSAIS · texte numérisé non relu

XLII CONVERSION DE BROUSSAIS

ce que j'affirme, personne n’està même de le mettre en doute. Elles sont de trois sortes :

4° Les publications que j'ai faites avant la mort de Broussais; 2 les témoignages de MM. Luchet, Boudard, Montègre, Lemaire, les amis particuliers de M. Broussais, et celui de toutes les personnes de sa maison; 3° l'existence d’un manuscrit volumineux écrit en entier de la main de M. Broussais, et annoté de la mienne, contenant le détail de son traitement homéopathique, du 4° juin au 49 septembre 1837, et les reprises qui ont eu lieu, manuscrit dont Casimir Broussais a reconnu l’existence, comme le constate ma correspondance avec le docteur Lacorbière ; 4 Les lettres de Broussais, que j'ai entre les mains, et dont voici un fragment du 16 septembre 1837: Le malade avait de la répugnance pour l’homéopathie, mais d’après une lueur d’espoir que je lui donne, il se décide !! D'où il faut conclure que Broussaisavait quelque confiance en l’homéopathie, ou il faudrait admettre, chose inique! qu’un médecin pût conseiller à un malade de faire ce qu’il ne ferait pas lui-même. Je confie l’appréciation morale de cette pensée aux médecins honnêtes gens, et surtout aux malades.

Quant aux publications que j'ai faites pour constater du vivant de Broussais ses sympathies pour l'homéopathie, en voici quelques-unes :

A. Dans une brochure, publiée à la fin de 1837, je m’exprime ainsi :

«Après avoir avancé dans ma treizième lettre que M. Broussais lui-même est loin de médire de l’homéopathie, je pique un peu M. Bouillaud, en ajoutant que pour se convertir à cette doctrine, il n’aura pas autant de chemin à faire que notre maître en a fait.

«Quant à ces quelques paroles que j'ai l'air de jeter là comme par mégarde, sur la demi-conversion de M. Broussais à la doctrine homéopathique, elles ont été bien réfléchies ; c’est un devoir que j'accomplis envers la vérité et l'humanité : envers la vérité, puisqu’en effet, en 1837, M, Broussais s’est abandonné, en désespoir de cause, pendant quatre mois, à l'homéopathie, pratiquée par un homéopathe pur; envers l'humanité, çar l'opinion de M, Broussais en pareille matière a trop de

À L'HOMÉOPATHIE XLIL

poids, et peut avoir trop d'influence dans le peuple des mêdecins et des malades pour que je néglige de.ia faire connaître avant que nous ayons le malheur, commefoué le fait appréhender, de perdre ce grand homme. Si j'attendais pour parler que ce malheur fût arrivé, j’aurais à craindre qu'on doutât de mon affirmation, et que tel partisan d’une doctrine qui a jelé tant d'éclat sur la médecine européenne ne vint inconsidérément m'opposer une négation que je ne serais plus alors.en mesure de réfuter que par d’irrécusables preuves : assurément je désire éviter la controverse sur ce point, mais je veux exercer le droit de faire savoir de la vérité tout ce qu'il est utile qu’on en sache, sans m’inquiéter du qu’en dira-t-on, ni du qu’en diront-ils ; la vérité passe avant les hommes.

Si M. Broussais était moins souffrant, je ne serais pas si laconique, et à l’occasion du traitément homéopathique qu’il a suivi, jé parlerais tout aussi nettement de la nouvelle doctrine médicale dans une lettre qui doit être publiée, que je lui parlais, il y a peu, de Hahinemann lui-même dans une lettre confidentiele.

8. Dans ma lettre à M. Bouillaud, du 26 octobre 1838, je dis de nouveau: CSI je parviens à vous convertir au magnétisme, ce sera un titre pour essayer plus tard votre conversion ho: méopathique. Cette prétention vous étonne sans doute? Eh! monsieur, maintenant le grand Broussais lui-même est loin de médire de Phoméopathie ; vous n'aurez pas tant de chemin à faire qu'il en a fait.

GC. Dans ma lettre à M. Broussais, du 8 novembre 1838, je ä Fais :« On vous a sans doute raconté, mon bon et grand maître, ou vous l'avez lu dans la Gazette phrénologique, qu’à la séance

générale dans laquelle nous glorifions chaque année la mémoire du père de toutes les réformes futures, M. le professeur Bouillaud avait lancé sans cérémonie, du haut de sa grandeur présidentielle, l'outrage au magnétisme et à l'homéopathie? Mais ce qu’on ne vous a pas dit, et ce que vous devez savoir, c'est que j'ai relevé ce double outrage, parce que c'était mon devoir et mon droit, dans une lettrequi n’a pu être publiée que le 26 du mois dernier, Je vous envoie copie de celte lettre ; vous y

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