‹ Doctrine de l'Ecole de Rio de Janeiro et pathogénésie brésilienne contenant une exposition méthodique de homéopathie, la loi fondamentale du dynamisme vital, la théorie des doses et des maladies chroniques, etcChapitre 89 sur 313 · PED · texte numérisé non relu

PED

Avant de commencer celte expérience, nous en attendions des résultats importants. Nous pensions que la nature, en multipliant le Pou sur la tête des enfants, indiquait d'avance un spécifique de la psore héréditaire. Nous savions aussi que le Psorinum développait la pityriase chez l’homme sain. Cette coïncidence merveilleuse, cette double démonstration, ne pouvait être trompeuse. Nous avons, en effet, trouvé dans Pediculus un agent des plus utiles dans les maladies de l'enfance, et, de plus, un des termes extrêmes de la série symptomatologique que nous avons ébauchée, et que sans lui nous eussions eu, sans doute, beaucoup de peine à formuler.

Sous ce double rapport, nous pensons avoir rendu un service réel à la pratique et à la théorie de notre art. Ceux qui se livrent à ces patientes recherches peuvent seuls comprendre le sentiment de satisfaction intime qui accompagne une pareille conviction. Nous ne pouvons mieux inaugurer la publication de nos pathogénésies, qu'en metlant à leur tête celle qui répond ainsi au double caractère que nous avons cherché à imprimer à notre travail.

Il n’est pas nécessaire de décrire longuement cette espèce, qui est suffisamment connue; nous indiquerons seulement les principaux caractères qui peuvent la faire distinguer de celles qui vivent sur les autres parties du corps. Le Pediculus capitis est d'une forme ovale ; aplati, plus long que le pou du pubis; sa tête est trés-petite, son thorax composé de trois anneaux peu distincts, l’abdomen est d'une seule pièce, présentant sur les côtés des segments arrondis; sa couleur générale est cendrée, tandis que le pou du corps est entiérement blanc. Les individus que nous avons employés ont été pris sur la tête d’un enfant de cinq ans, bien portant,

130 PATHOGÉNÉSIE BRÉSILIENNE.

Expérimentateur : Cu. DIEUDONNÉ JOLLY, Vingt-quatre ans, lempérament nerveux sanguin.

4. Premier jour, — Frémissement de tout le corps, 8 à 10 fois de

suite, aprés une demi-heure.

Réveil fréquent.

La nuit, démangeaison à diverses parties du corps.

Deuxième jour.—Frémissement de la moitié gauche du cuir chevelu, comme si Les cheveux allaientse hérisser, 9 heures du matin.

à. Céphalalgie et pression à la bosse nasale, 10 heures du matin.

Démangeaison dans la conque de l'oreille gauche, le soir étant couche.

Erection prolongée, sans désir vénérien.

Troisième jour. — Longue érection, sans désir vénérien.

Démangeaison à la première phalange de l'index de la main droite.

40. Prurit à la nuque et entre les deux épaules, 5 heures du soir.

Bourdonnement dans les oreilles, 8 heures.

Démangeaison au cuir chevelu, 9 heures.

Longue démangeaison à l’arcade sourciliére gauche, elle s’étend à la face.

Quatrième jour. — Désir et facilité de l'étude.

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