‹ Doctrine et traitement homoeopathique de maladies chroniquesChapitre 102 sur 278 · XVI. Charbon végétal ( Carlo vegetabilis · texte numérisé non relu

XVI. Charbon végétal ( Carlo vegetabilis

Le charbon bien calciné de tous les bois quelconques paraît se ressembler, quant aux effets qu’il produit sur le corps humain , lorsqu’il a. été soumis aux méthodes de préparation que l’homoeopathe met en usage. Je me suis servi du charbon de bouleau: d’autres ont employé celui du hêtre, dans quelques expériences.

Autrefois les médecins croyaient le charbon dépourvu de propriétés médicinales ; l’empirisme seul faisait entrer quelquefois celui de tilleul dans seé poudres composées, par exemple, dans celle contre l’épilepsie, sans pouvoir alléguer aucune preuve en faveur de l’efficacité qu’il lui attribuait. Ce fut seulement lorsque Lowitzfil connaître les propriétés chimiques du charbon, notamment celle dont il jouit de détrqire l’odeur des substances en putréfaction et de mettre les liquides à l’abri de la corruption, que les médecins commencèrent à l’employer sous la forme de topique. Ils prescrivaient aux personnes qui avaient une mauvaise haleine de se nettoyer la bouche avec du charbon pulvérisé, et cette même substance leur servait également pour faire cesser sur-lechamp l’odeur désagréable d’anciens ulcères. Prise aussi intérieurement, à la dose de quelque gros, elle corrigeait la fétidité des selles , dans les dysenteries d’automne.

Cependant ce n’était là qu’une application chimique du charbon de bois, qui, même sans avoir été réduit en poudre, détruit l’odeur putride de l’eau corompuè, et d’autant ni i eux qu’on l’emploie sous la forme de morceaux assez gros.

Mais ce n’était pas là une application dynamique, et telle que le charbon pénétrât dans l’intérieur de la sphère vitale. La bouche qu’il avait nettoyée ne restait inodore que pendant quelques heures, et la fétidité ne tardait point à reparaître. L’ancien ulcère ne prenait point un meilleur caractère, et l’odeur qu’il exhalait auparavant se reproduisait sans cesse.

Il en était de même à l’égard de celle des déjections alvines dans les dysenteries.

Ainsi réduit en poudre grossière, le charbon ne peut guère, non plus, produire qu’un effet purement chimique. On peut l’avaler en quantité assez considérable sans qu’il exerce la moindre influence sur la santé.

Mais quand on l’a trituré pendant long-temps avec une substance non médicinale , telle que le sucre de lait, puis dissous et étendu d’après les règles prescrites dans le chapitre consacré à la préparation des remèdes homoeopathiques , sa vertu dynamique, de latente qu’elle était , devient manb feste , à mesure que disparaissent ses propriétés matérielles.

Je me suis servi long-temps d’une dilution au sextillionnième, jusqu’à ce qu’enfin j’ai reconnu que la meilleure est celle au décillionnième. Un ou deux * globules de sucre qu’on imbibe de cette liqueur forment une liqueur suffisante.

Indépendamment des cas qui ont déjà été signalés dans le premier volume de cet ouvrage, le charbon s’est montré salutaire dans ceux où dominaient les états morbides suivans : mal de tête par. échauffement; mal d’yeux, à la suite de travaux qui ont fatigué ces organes; saignement des gencives; féti-

DOCTRINE HOMGEOPÀTHIQUE.

dite dë la bouche ; dents braillantes, depuis long, temps ; goût amer dans la bouche; rapports amers* rapports à vide ; nausées continuelles; dégoût depuis long-temps pour là viande ; plénitude et pression à l’estoma'c, après avoir mangé ; élancetnens sous lès cotes; enrouement prolongé; Catarrhe et mal de gorgé dans la rougeole; hydropisie de poitrine; donleur tiraillante dans le dos; facilité à se refroidir; douleur comme de luxation dans les membres ; douleurs coîitusives dans les' membres , le matin , en se îëvcùû ; disposition à trembler; don vülsiohs dans quelque membre, pendant la journée; malaisé à la suite d’unè débauche dé vin, faite là Veille; sortie involontaire de l’urine; pendant le sommeil ; ulcères fétides àtik jambes , qui saignent aisément et causent ûhé dôüleur cmsântè ; insomnie causée par dé fà!gb tation dâns lé Corps.

/ LoèsqUe le charbon eierceiihè action trop, forte;

7 hé qui lui arrive meme à petites doses chez ùh ibâïadé 'fort Sensible , on la calme bientôt en ïâfsiÉt flairer plusieurs fois une dissolution saturée de camphre dans l’alcool, moyen qui paraît même la ïàire cesser tout-à-fait, quand on le répété frêqiiem- Vpient.

Tbiirnoièment dans là tête (au bout de vihgt-qüàtre heures).

Vertige au moindre mouvement.

Vertige quand on remue là tête avec rapidité ( au bout de quatre jours) . /

La tête tourne toute la jotirnée.

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