‹ Doctrine et traitement homoeopathique de maladies chroniquesChapitre 11 sur 278 · Lassitude telle que les membres en sont douloureux · texte numérisé non relu

Lassitude telle que les membres en sont douloureux

Après une promenade, grande lassitude (au bout de onze jours).

Épuisement des forces (au bout de sept jours).

Épuisement de forces subit , qui survient presque à chaque instant, et va pour ainsi dire jusqu’à la syncope, avec pâleur de la face, et nausées qui durent un quart d’heure; tous les accidens se dj§? sipent aussi soudainement qu’ils ont paru (au bout de quatre, cinq jours). ...

Le matin , dans le lit, fatigue extrême , membres comme brisés (au bout de onze jours).

56o. Lassitude et brisure des membres le soir, étant couché dans le lit.

Le matin, en se levant, grande lassitude; il faut rester une demi-heure assis pour revenir à soi.

Le matin , détente générale; le sujet ne ppuvait marcher qu’avec effort dans sa chambre , et, .ji fut obligé de se coucher (au bout de quatre jours).

Grande somnolence et lassitude dans tous les membres.

Faiblesse telle, que le sujet s’endort sur sa,çÉai§e*

565. Somnplence dans ja journée (au bout ée 4ix" sept jours!. dmas»

Envies de dormir le soir, quand on est assis tranquillement, pendant plusieurs soirées (au bout de trente-six heures). j

Le soir , dans le lit, on est long-temps sans pouvoir

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s’endormir, et on ne fait que se retourner toute la nuit. ~

On se retourne beaucoup dans le lit, pendant la nuit , et on ne dort pas plus d’un quart d’heure de suite.

La nuit, pesanteur des jambes , et lassitude dans le dos (au bout de cinq jours)'.

570. La nuit, la chaleur devient de suite insupportable dans le lit; on est obligé de se découvrir de temps en temps.

Chaleur fatigante, la nuit (avec prurit), qui met hors de soi; le sujet est désespéré et ne sait plus que devenir.

La nuit, assoupissement seulement et rêvasseries.

Point de sommeil ; l’esprit n’est occupé que d’un seul objet désagréable; sueur nocturne.

Songes confus la nuit, on se réveille souvent.

5j5. Rêves très-vifs , dont le souvenir se conserve (au bout de deux jours).

Sommeil agité et songes inquiétons (au bout de dix jours).

Songes très-vifs, attristans, toutes les nuits.

Toutes les nuits , songes effrayons.

Chaque nuit, songes effrayans, qui durent la nuit entière; le matin, on est fatigué.

58o. Réveil en sursaut, la nuit, par des songes effrayans.

Le soir , réveil en sursaut, avec tremblement des membres.

Frayeur pendant le sommeil ; battemens de cœur, tremblement, vomissement et.forte selle diarrhéique.

La nuit, des songes inquiétans.

Le sujet souffle , ou ronfle le matin, en dormant.

585. Le soir, dans le lit, il ne peut pas s’échauffer ; ensuite, sueur pendant la nuit.

Le soir, frissons, suivis de bouffées de chaleur à la face.

Tous les soirs, froid qui fait trembler le corps.

Froid extrême, depuis le matin jusqu’à midi; en même temps, mal de tête sourd, avec tiraillemens vers le front , toute la journée (au bout de vingtquatre heures).

A dix heures du matin , grand frisson , avec froid des mains et du vidage, sans soif,, pendant une demiheure ; puis , l’après-midi , chaleur à la face , surtout dans les yeux, avec soif , pendant une heure.

590. Violent froid interne , avec tremblement , vers dix heures du soir, qui dure un quart d’heure, pendant plusieurs jours.

Froid par tout le corps; le sujet est obligé de se coucher (au bout de soixante-douze heures).

Tous les après-midi , vers trois ou quatre heures, froid qui dure deux heures, avec froid aux mains et sécheresse dans la bouche.

Le soir, à six heures, fièvre; froid pendant une demi-heure, avec les ongles bleus (au bout de sept jours). „.~

Détente générale et sensation douloureuse par tout le corps, avec froid enfièvre (au bout de deux jours).

5q5. Mains froides et moites , la tête étant chaude.

Froid et tremblement, le soir , à sept heures, pendant une heure; ensuite, sueur au visage et par tout le corps, les jambes exceptées, qui étaient toutes froides (au bout de six jours).

Avant minuit,» chaleur, avec ardeur brûlante dans

4? DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.

la bouche; après minuit, froid (au bout de quatre jours).

Froid et chaleur en même temps, tous deux à l’intérieur, le soir, vers dix heures; en même temps, disposition à verser des larmes; le froid ressemble à un frisson,

Le sujet s’éveille le matin , avec de la chaleur par tout le corps.

600. Le soir, de cinq à six heures, chaleur, pendant plusieurs jours (au bout de neuf jours).

Sensation de chaleur par tout le corps, pendant trente-six heures.

Chaleur passagère à la face, mains brûlantes et langue sèche, avec respiration haletante, tous les soirs de cinq à six heures.

Sueur copieuse la nuit (au bout de six heures),

Très forte sueur la nuit (au bout de vingt-quatre heures).

6o5. On éprouve du malaise au milieuduhruit d’une assemblée nombreuse. (

Susceptibilité, grande disposition à s’effrayer, à pleurer pour des riens.

Grande disposition à s'effrayer ; des bagatelles causent des commotions violentes clé frayeur.

Abattement (au bout de douze jours).

Le matin, abattement, taciturnité, vue trouble (au bout de vingt-deux, vingt-trois jours).

6 1 o. Agitation ; on ne sait que devenir.

Irrésolution portée au dernier point.

On ne peut pas achever ce dont on parle.

Nulle envie de travailler , nul plaisir à ce qu’on aimait autrefois, d’où ennui insupportable.

PHOSPHORE. £3

Au grand air, hypocondrie, inaccessibilité au plaisir de la conversation et à toute distraction.

6i5. Irritabilité extrême : tout contrarie et dépite; des choses auxquelles on ne faisait jadis aucune attention , tourmentent beaucoup; avec la meilleure volonté du monde on ne peut s’égayer.

Paresse et mauvaise humeur (au bout de seize jours).

Mauvaise humeur à V occasion de tout , même pour des riens ; le sujet refuse de répondre.

Le matin, en s’éveillant, mauvaise humeur, colère.

Mauvaise humeur au -plus haut degré et colère ; on s’emporte aisément.

620. Caractère violent, emporté , qui prend feu pour des riens.

Esprit chagrin, querelleur; caractère pleureur (au bout de quelques heures).

Disposition à quereller , à s’échauffer.

Méchanceté, colère et mauvaise humeur.

XII, Phosphore ( Phosphorus). ,

Dans le chapitre consacré à la préparation des médicamensantipsoriques, j’ai fait connaître les précautions qu’on doit observer en réunissant le phosphore au sucre de lait, et le portant jusqu’au centième degré d’atténuation. Un grain de cette poudre est traité de la même manière que les autres substances sèches, pour la porter à la millionnième puissance. Elle sert alors pour la première dissolution dans l’alcool aqueux, avec laquelle on prépare les dilutions subséquentes, dans vingt -six verres successifs, jusqu’à X.

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Outre ce mode de préparation , qui a l’avantage d’être uniforme avec celui des autres médicamens antipsoriquès secs, on peut encore employer le suivant.

On coupe un grain de phosphore en petits morceaux, qu’on met dans un* verre contenant deux cents gouttes d’éther sulfurique rectifié, et après avoir bien bouché le flacon, on laisse le tout dans un endroit frais, jüsqu a ce que le phosphore soit dissous. Alors on donne deux secousses du bras à la dissolution, et on eu fait tomber deux gouttes, contenant un centième de grain de phosphore, dans un petit flacon dont cent gouttes d’alcool remplissent un peu plus de la moitié : on donne deux secousses, afin, que la dilution arrive à 16,000 ; on mêle une goutte de cette liqueur avec cent gouttes d’alcool, dans un autre flacon , qu’on secoue aussi deux fois , et l’on continue de même jusqu’à ce que la solution soit arrivée à X.

J’ai trouvé que la dilution au décillionnième était celle qu’il convenait le mieux d’employer; on en imbibe un, deux ou tout au plus trois globules de sucre, qu’on mêle avec un. peu de sucre de lait. Cette dose est assez forte pour agir comme antipsorique lorsque le médicament peut, d’après les symptômes connus, agir homoeopâthiquement contre un groupe donné de symptômes morbides. Lorsque le remède a été bien choisi, elle agit au moins pendant quarante jours. (1).

(0 Ce qui prouve à quel point le traitement, par frottement et secousse que rhomœopathie fait subir aux médicamens les éloigne de leur spbère chimique , c’est par exemple le phénomène surprenant que présente un globule de sucre imbibé de cette dilü-

PHOSPHORE

Le phosphore ainsi préparé, est un des principaux moyens antipsoriques , pourvu que l’application homoeopathique en soit rigoureusement faite.

Cependant on le trouvera indiqué rarement dans les cas de maladies chroniques non vénériennes caractérisées par le défaut d’appétit vénérien et la faiblesse des organes génitaux ,. ou quand les règles ont coutume <le revenir avant leurs époques, de même qu’en général dans tous ceux où ilya faiblesse par trop grande et pauvreté d’énergie vitale. Si néanmoins il convenait d’ailleurs liomœopathiquenient dans cette dernière circonstance, il faut avoir soin, pendant qu’on en fait usage, de communiquer au malade là force vitale d’un individu sain , afin de soutenir ses forces autant que possible. A cet effet , une personne saine, vigoureuse et bien pensante , , prend de temps en temps dans ses mains les mains du malade débile, et les tient pendant quelques minutes , avec la disposition d’esprit la plus bienveillante , ou même applique les siennes sur la partie la plus souffrante du corps. 'Il faut avoir soin d’éloigner tout bruit qui pourrait distraire l’attention de l’opérateur et de l’opéré. Ce. médicament est celui qui convient le mieux dans le cas de selles habituellement molles ou liquides.

En observant ces précautions, on trouvera le phosphore très-efficace surtout dans les jjas où prédomineront les états morbides suivans: vertige de diverse

tion de phosphore au décillionnième , qui conserve sa puissance médicinale pendant une année entière , sans en rien perdre , et sans qu’il s’y produise d’acide phosphorique , qui exerce une toute autre action médicinale sur l’homme.

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espèce ; mal de tête stupéfiant; afflux du sang vers la tête; mal de tête le matin; élancemens à l’extérieur, sur le côté de la tête; chute des cheveux ; difficulté d’ouvrir les paupières; ardeur et cuisson dans l’angle externe dès yeux ; larmoyèment des yeux au vent ; yeux larmoyans et suppurans la nuit; inflammation dès yeux; chaleur dedans et pression comme causée par un grain de sable; myopie ; vue trouble, taches noires , voltigeant; devant les yeux; apparence d’un corps noir devan t les yeux; aveuglément diurne, dans lequel tous lés objets paraissent couverts d’un voile gris; obscurité de la vue à la lumière artificielle; teinté saië: dè la face; battement dans V oreille; bourdonnement d’oreilles; difficulté éP entendre la voix humaine ; ïtfôücbement de sang ; saignement de nez ; sécheresse fatigante du tuez ; &c O'ülement continuel de mucus par le nez; mauvaise odeur qui s’exhale du nez; gonflement du col; langue blanche; érosion dans l’intétieurde la bOuche ; mucus clans la bouche; gôôtihueux dans la bouche ; goût cle fromage dans labûuche; WmcèSrtés attachées dans là gorge le matin; sécheresse dans la gorge y le jour et la nuit ; rapports; rapports spasmodiques; rapports acides; nausées le matin, causées par la faim; désir de quelque chose qui restaure ; faim après avoir mangé ; nausées après avoir mangé malaise dans le bas-ventre après le déjeuner; chaleur et anxiété après avoir mangé ; chaleur brûlante dans les mains après avoir mangé; paresse et envie de dormir après qu’on a mangé; une sorte de .rétrécissement du cardia, qui fait que les alimens qu’on vient d’avaler remontent à la bouche; douleur à la région .précordiale en y touchant; remuement à la région précordiale; plénitude dans l’estomac ; gon-

PHOSPHORE

flemënt par des vents après le dîner ; borborygmes dans le ventre ; douleurs causées par des vents; déplacement de vents ; coliques le matin dans le lit; déchiremens dans le bas -ventre, avec beaucoup d’envies d’aller à la selle; mollesse et liquidité chroniques des selles; écoulement de sang en allant à la selle; hémorrhoïdes dans le rectum et à F anïis ; écoulement muqueux par l’anus , qui est toujours ouvert; tension dans l’urètre; cuisson dans l’urètre en urinant; ardeur d’urine; convulsion brûlante dans l’urètre, hors dès Iftomètis Ou f on urine; érections trop fortes le soir; désir continuel du coït; éjaculation trop précipitée dans lacté vénérien; pollutions trop fréquentes ; élancemens dans le vagin, jusque dans ’la matrice ; coryza, sec ; difficulté de respirer ; chatouillement sur la poitrine ; toux provoquée par un chatouillement; âpreté du larynx ; expectoration muqueuse par le larynx ; toux avec âpreté et enrouement sur la poitrine; toux la nuit , avec élancemens dans le larynx ; élancemens dans le côté gauche de là poitrine, qui se font sentir même en y touchant; douleur dans la poitrine quand on se couche dessus ; battemens de coeur étant assis ; raideur de la nuque; élancemens déchirans dans les bras ëtiës omoplates; tremblement des mains; gonflement ossëüx à la jambe ; 'secousses dans les pieds , le jour et là nuit, avant de s’endormir; taches jaunes au has-Ventre et sur la poitrine ; taches brunes au corps; chaleur passagère ; fe mcâüde s’endort tard; sueur le rnatin; propension à la frayeur; morosité; Timidité; inqüie* tùde quand on est seul : irritabilité et susceptibilité; mauvaise humeur ; aversion pour le travail.

La manière la plus ordinaire de calmer l'effet par

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trop violent du phosphore est de faire respirer du camphre : on a quelquefois recours au. vin, et dans certains cas, à un peu de café; cependant il .y .a des cas opposés où l’on est forcé, pour faire, cesser les accidens, de faire flairer au malade une globule de sucre imprégné d’une teinture de noix vomique au décillionnième. En choisissant le phosphore d’une manière rigoureusement homœopathique , afin de ne 1’employer que dansées circonstances, ou il convient le mieux, et en le donnant au degré, de dilution ainsi qu’à la dose nécessaires, on n’a pas besoin de recourir aux antidotes.

Vertige , le matin , en se levant du lit.

Le matin, vertige qui augmente toujours , et ressemble à un poids qui pèserait sur le devant de la tête; le sujet est.mal à son aise et au moment de se trouver mal; en se baissant, sa vue s’obscurcit; éternuemensfréquens jusqu’au soir; l’état s’améliore au grand air (au bout de sept jours).

Le soir, étant couché dans le lit, tournoiement dans la tête; le sujet ne put rester couché , et fut obligé de sè mettre sur son séant; ensuite vinrent quatre selles diarrhéiques, avec violent frisson, puis chaleur intense et sueur abondante.

Accès : il semble au sujet que tout tourne autour de lui, et il se trouve dans une situation, les bras tendus, comme s’il avait voulu empoigner quelque chose pour se tenir.

5. Le soir, vertige de peu de durée, mais violent, pendant dix secondes.

Le soir, en marchant, grand vertige; tout tourne autour de lui; le vertige cessa en s’arrêtant, et reprit en marchant.

PHOSPHORE

A midi , vertige si violent, que le sujet fut au moment de tomber de sa cbaise.

Vertige en se levant de table , à dîner ( au bout de neuf jours).

Accès de vertige, tous les jours, en sortant de table; il est si fort, que le sujet ne sait plus où il en est.

io. Vertige plusieurs fois dans la journée; il chancelle en marchant, comme un homme ivre.

Vertige enfermant les yeux ; il lui semble tourner toujours en rond.

Vertige en se baissant; le sujet est frileux, et il à des nausées, de temps en temps.

Une sorte de vertige; en tournant une fois sut luimême, le sujet ne sait plus où il en est, et aprè's s’être baissé , il est obligé de rester quelque temps tranquille, pour reprendre ses sens, dans la matinée.

La tête est prise de vertige , lourde et douloureuse, comme si on avait couché la tête trop basse, pendant la nuit.

i5. Vertige, avec mal de tête et afflux de beaucoup de salive à la bouche : le sujet est obligé de cracher souvent; pendant trois jours.

Mal de tête, étant couché , avec nausées, et, après sa dissipation , une sorte de vertige.

Le matin , en se levant, il ne peut revenir à lui ; la tête est étourdie , lourde et douloureuse.

Perte de la mémoire 'et étourdissement.

Oubli et faiblesse d’esprit, de sorte qu’on fait tout autre chose que ce qu’on veut.

20. La tête est étonnée et entreprise ( au bout de quatre jours ).

5o DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.

Huit matinées de suite , mal de tête , qui est comme étonnée ( au bout de treize jours ).

Le matin, après s’être réveillé, étourdissement tel, qu’on est obligé de sortir le sujet du lit.

Etourdissement , lé soir , dans I<T lit.

Etourdissement dans la tête, en se remuant.

2.5. Violent mal de tête, avec étourdissement, frisson et froid, sans soif, chaleur passagère à la tête, et malaise par tout le corps (au bout de trente-six heures ).

Le sujet est comme hébété et déconcerté, pendant plusieurs jours.

Quand il se réveille la nuit, il est comme frappé de stupeur.

Pensées délirantes en sommeillant, et même tout éveillé.

Affluence d’idées , qu’il devient difficile de classer .

3o. Marche lente des idées; vide d’idées.

Faiblesse, dans la. tête; après quelle, est passée, la tête fait mal.. •-

Grande faiblesse dans la tête , qui ne. permet pâs de supporter le son du piano.

, Sorte de faiblesse dans la tête; rire , marcher, à pas pesans , étendre les membres , procure un battement dans le cerveau, qui se fait surtout sentir avec force après qu’on est resté long-temps assis..

Violent mal de tête pour s’être baissé ( au bout de onze jours ). ' .

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