‹ Doctrine et traitement homoeopathique de maladies chroniquesChapitre 227 sur 278 · On se fâche aisément · texte numérisé non relu

On se fâche aisément

Disposition extrême à se fâcher (les quatorze premiers jours).

Rien n’égaye, grande disposition à la mauvaise humeur.

Morosité excessive; la moindre chose irrite, et le moindre bruit est désagréable.

Le matin , en s’éveillant , idées qui mettent en colère et font grincer des dents (au bout de quatre jours).

91 5. Un rien suffit pour mettre en colère.

Humeur acariâtre ; exigeance , mécontentement de tout, colère et rage quand tout ne va pas à souhait; le sujet ne sait souvent pas lui-même ce qu’il veut.

Aigreur; caprices.

Le sujet est toujours en contradition avec luimême : il ne sait ce qu’il veut, et se trouve très-malheureux.

Humeur extrêmement variable; tantôt calme, tantôt emporté, souvent plein d’espérance, parfois désespéré.

920. Grande disposition à s’effrayer, surtout par un contact léger du corps.

Effroi qui fait pousser des cris à la suite d’une idée qui passe par la tête. ...

SEL COMMUN ; HT:>0n 5^

Précipitation en pensant et en agissant. Irrésolution. /

Aversion pour le travail. •• pî5. Agitation dans V esprit.

Le sujet est inquiet et tourmenté de son état. -i ;

Il conçoit des Craintes pour* raven'ir. .sratécnfî Il est triste et porté à pleüférp après- S‘étre: fütigüé au grand air. : : ;

H craint de ne pouvoir • guérir. ' j sihic^ù

g3o. L’esprit : est agité paf: une multitude de craintes.- > - iAvliùh iuA;n!rré

Anxiété et aversion pour la société. ’ ■ ‘ *p '

Anxiété Wus les jours. -- ■ - ; '* m oà- x * Découragement et timidités " î si

Crainte de rester seul. •»*

93a. Disposition1 à la frayeur, le soir, dans le lit.

5 Envies Continuelles dé pleurer' ;(aüv bout de vingt jours). ' tort ;.!•> ieâun sldiJqoosûa io t aeibri Abattement (le premier joiir-jo ---'U eêb - Défaut de courage.

• . XXI. Sel commun ^(aimm.mUriaîicum)^ ^

Pour débarrasser le sel commun de tous Tes Autres sels qui pourraient être mêlés avec lui , on èdprenâ un gros, qu’on dissout dans troisgios d’eaudïktiîléé bouillante ; on filtre la dissol U don , et on l’abaridOnne à elle-même, afin qu’elle cristallisé, dans un endroit où la température soit à 4o° R. : '

Un grain dé sel, ainsi Cristallisé, et séché ensuite sur du papier gris , est réduit âu millionnième degré d’atténuation, et cette poudre dissoute dans de l’alcool aqueux, puis la dissolution étendue jusqu’au décillionnième -, le tout d’après la méthode qui a été

5$0 DOCTRINE H-OMOEOPATHIQUE.

prescrite dans le chapitre consacré à la préparation des remèdes homœopathiques.

Nous ne possédons presque aucune observation pure , constatant que le sel commun possède réelleinent cfes vertus curatives. danSb les maladies, de l’homme. Lorsqu’on la donné avec un prompt succès O.e .qui est? arrivé quelquefois , par exemple , dans le crachement de sang et autres hémorrhagies*, la dose énorme à laquelle on le, faisait prendre ( Une. cuillerée: à, la fois )às; n’agissait qu’en appelant une violente irritation dérivative sur l’estomac et les. .in, téstins, à peu prèscomme, ou voit kfc vive douleur excitée par un sinapisme au mollet \op au bras > forcer le mal de dents à çédeF. d’une manière rapide et temporaire. ' !

Bfînpî aqtre,ç4té,; si s nomme,.

djpq! Gfe qui a la propriété; de guéfir des maladies , est susceptible aussi de porter atteinte à la santé dés hommes bien pQEtans* 41 serait difficile de concevoir que le sel marin, dont tpu/teslçs; nations , même à demi policées, font un usage journalier, depuis tant dé siècles, pour rehausser la saveur de

kwMfeFffiê?

p^^;9gn^.dér:a^ie5.j saj^, qu,e., pendant ce long es~ paçejln temps, ^on ait soupcoimé les effets nuisibles fi est eapable de donner lieu, s’il possède réejjlçment cette faculté ;, car- c’est sans nulle vraisemblance que l’on attribue le scorbut des gens de apen ü l’us.age des salaisons ,; beaucoup. ■ d’autres causes morbifiques se réunissant pour produire cette jçaehexie. . .

En admettant que le sel commun , tel qu’on, le trouvejdans la. nature, n’exerce aucune influençe

nuisible sur la santé des hommes qui en font une consommation journalière modérée(i), on ne pourrà non plus s’attendre; à aucune action curative de sa part dans les. maladies. Cependant il possède de grandes vertus médicinales cachées.

Si donc il fallait une preuve capable de faire impression sur les, esprits, môme les moins clairvoyant, et attestant que la méthode dont l’homoeopathie se sert pour préparer les médicamens , met en éyidehce tout un monde nouveau de forces que la nature tenait jusqu’alors ensevelies dans son sein, nous la trouverions certainement dans la conversion du*. sel commun» ëè inerte à l’état ordinaire et grossier, , en un médicaipent héroïque et puissant , qu’on ne peut administrer aux makdesqu’avec lesplus grandes pré- CÆtujiqna.; Qu,§ye traps|ormation incroyabley et cep^adant bien réelje .! n’est-ce pas en quelque sorte une nouvelle création? ;

,• v. ]|^;S^;marin pur^ porté aii décillionnièinei degré 4e dilndon, est. un des antipsoriqués. les plus énergiques, ainsi qu’on en jugera, d’après le tahlem dés effets qu’il produit sur l’homme en santés : Mais? on nç;peut presque. jemais, sans incon^éniêB%,én donr perplus, d’un 0$ deux gfefedeâ êfc fois* ta

. (i.) .Les alimens salés pris avg eexcèspausen t de la chaleur et dp la soif,, tandis qu’un peu /le sel calme la soif quand on ne pe.ut se procurer à boire. Ce seul fait suffit pour indiquer que le sel marin; à l’état grossier, d’ést pas ëntièremént dépourvu, de la propriété de nuire , comme aussi il décèle' en' lui l’existèriéé d’une propriété curative homœopathique correspondante ^Cependant il né faut pas perdre de vue que d’autres alimens, en apparence indifférera J, nuisent quand on en fait abusr. : .

5î>â DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.

sujets atteints d’affections chroniques, qui ont été long-temps traités par des irritans allopathiques, ne supportent même pas cette faible dose, quand le remède est indiqué aussi homoeopathiquement que possible. Il faut alors se contenter de leur faire flairer un globule de sucre, gros comme un grain de chènevis, qui a été imbibé de la liqueur. L’action dure quinze à vingt jours.

Lés cas dans lesquels ce médicament déploie surtout sa vertu curative , sont ceux où l’on rencontre , entre autres , les états suivans : Vertige, dans lequel tous les objets tournent devant lès yeux, et le sujet •est prêt à tomber en avant; vertige,' avec secousses dans' la tête et étourdissemens ; impossibilité de penser; mal de tête étourdissant ; pesanteur âè tête ; pesanteur' de tête journalière , surtout dans l’occiput , qui porte à ferrnèr lés paupières; mal de tête, comme si la tête allait s’ouvrir; mal de tête déchirant et lancinant çt qui oblige à se coucher; élancemens dans Lqs pariétal ; ' mal de tête, le matin , en s’é Veillant; tiraillement et battement dans le front; coiips dans la tête ; mal ‘de fêté dans lequel il semble qu’on reçoive des- Coups ; dé marteau ; croûtes sur le cuir chevelu ; éruption de boutons au front; élancemens . au dessus des veux; pression douloureuse au dessus des yeux; obscurcissement ûe la vue en marchant ou se "baissant ^bbsfcûfcrssemént subit de là vue à l’appàrïtipïf du m&l.dé tête déchirant et lancinant; 'sorte de ' gaze devant les yeux, qui empêche de rien voir .; .àniaurqi^pmînençapte;; vue trouble , comme . (^e^pj^gnes. devant les yeux ; points noirs et stries lumineuses deyant les yeux ; presbytie ; confusion des lettres en lisant; occlusion des paupières,

le soir; larmoyement des yeux; âcreté des larmes; cuisson dans les yeux; inflammation des yeux; matière visqueuse dans les angles externes des yeux ; suppuration des yeux pendant la nuit; bourdonnement d’oreilles ; bruissement dans les oreilles: élancemens dans les oreilles; douleur , comme d’ulcération interne, dans les os de la joue , en mâchant; sécheresse du nez; défaut d’odorat; gonflement de la lèvre supérieure ; cuisson de la lèvre supérieure; crevasses à la lèvre supérieure; ampoules au côté interne de la lèvre supérieure, qui sont douloureuses au toucher; gonflement fréquent des glandes maxillaires; fistule dentaire; ampoules sur la langue ; mal de gorge chronique, dans lequel on croirait que les alimens passent sur un corps étranger arrondi ; crachats muqueux , le matin; amertume 'dans fa bouche ; rapports ; rapports répugnans, après avoir mangé de la graisse ou du lait ; rapports aigres; soda; ardeur qui remonte de l’estomac; serrement de gorge, avec afflux deau à la bouche , et sensation de tournoiement autour de l’estomac ; dégoût pour les alimens gras ; vomissement des alimens ; perte du goût pour .le pain ; défaut d’appétit; appétit immodéré, à dîner et à souper; soif continuelle; boulimie , avec plénitude et satiété après avoir peu mangé; pression à la région précordiâle ; pression à V. estomac ; spasme d;èstomac ; pression à l’estomac; aven nausées et chute subite des forces; douleur à la région précordiale, quand on appuie dessus; gonflement à. la région précordiale , qui , lorsqu’on pèse dessus* cause la même douleur que si elle était ulcérée en dedans; saisissement dans la région précordiale; sueur au visage, en mangeant; rapports avide,

après avoir mangé; après avoir mangé, nausées* soda , après avoir mangé; crampe dans- le diaphragme en se baissant ; coliques journalières; gonflement du bas-ventre; déplacement de vents ; gargouillemens bjüyans dans le bas-ventre ; tuméfaction du ventre* bruit dans le coté, gauche du^ventre ; selles par trop fréquentes; selles habituellement molles; constipation tous les deux jours; constipation habituelle* inutiles efforts, pour- aller à;. la selle; sortie difficile des selles y avec douleurs déchirantes et lancinantes dans l’anus et le rectum.; hémorrhoïdes àd’anus ;eni&. son et battement dans le rectum; ardeur dans le rectum , en allant à la selle; envies d’urinér la nuit; sortie, involontaire de l’urine en marchant, toussant; £jfernuant; écoulement muqueux par la vergèp appétit vénérien immodéré ; excitation extraordinaire die l’dmaginatipax, qui porte sans cesse aux plaisirs de l’ampur; impuissance; prurit dams le pudenclum; règles qui retardent ou coulent peu ; règles qui eou-> hnt trop long-temps; mai de tête, avant, pendant et après les règles; mélancolie avant V apparition des r%fes;'trist>esse ad apparition des régi es ; fiuewrsblan* ekes; enrouement; . éternutemen t ;et coryza ; inutiles énvieis d’éternuer ; , enchifrènement; poitrine grasse, avec toux;stertoration sur la poitrine? toux^le matin; toux brève, habituelle ; chatouillement qui porte à tousser en marchant et en faisant une inspiration profonde ; mal de tête , comme si le front allait écla~ ter ; âpreté sur la poitrine ; respiration courte, en marchant vite; asthme , en exécutant dès travaux mécaniques; resserremen t dé poitrine ; tension douloureuse dans la poitrine; élancement dans la poitrine, en faisant une inspiration profonde; élance-

ment dans la poitrine en toussant; élancemens dans un des seins ; batlemens de cœur , avec: anxiété; déchirement dans le sacrum; douleur vive passant à travers la hanche et le sacrum; tension douloureuse dans le dos; pression dans la nuque; remuement douloureux dan s le bras ; lassitude des bras ; pesan teur paralytique des bras ; élancemens dans f articulation de la main; engourdissement et fourmillement dam les doigts; douleur, comme de luxation, dans la hanche ; douleur tiraillante dans les jambes,; dartres dans les creux des jarrets ; raccourcissement douloureux des tendons du jarret ; lassitude dans les genoux et les mollets,; douleur ufçérative à la cheville , en- §e tenant debout et en y touchant; enflure des pieds; pression tiraillante; dans IgS membres; fatigue- en parlait beaucoup.; suites fâcheuses du chagrin ; inconvéniens des alimens acides; inconvéniens; du pain; grande disposition;^ fp refroidir , à se luxer ,j;à se donner des tours de reins ; fréquernment un froidlûn.térieur ; le, sujet a toujours froid , et il manque de chaleur vitale; maigreur ^difficulté de mouvoir le corpa; lassitude; paresse, ep se levant, le matin; somnolence, dans la,,jo;uroée; revasseries en dormant ; songes inquiètans;,. ayeaplenrs ; soif la nuit; la nuit , rêves pénibles,, et insomnie pendant des heures entières:; impossibilité dp se rendormir quand on, s’est réveillé -la nuit; çueurle cpatin \ ^rl^bjlitéjguj djsgose à se fâcher ; anxip|é tristesse ; grande disposition à s’effrayer. ; r

Il est quelquefois avantageux de répéter le sel ma- .¥.ip ,.: lorsqu’après l’emploi d’un autre antipsorique il se trouve homoeopatbiquement indiqué une seconde fois.

556 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.

Le camphre est un assez faible antidote contre les effets par trop violens de ce médicament; l’esprit de nitre dulcifié, qu’on fait flairer au malade, vaut beaucoup mieux.

Vertige en se retournant (le quatrième jour).

Vertige en marchant (le premier jour).

Vertige en marchant ; tout tourne en rond autour du sujet.

Vertige, le matin , en se levant du lit et en marchant.

Page 1