‹ Doctrine et traitement homoeopathique des maladies chroniques (volume 2)Chapitre 3 sur 323 · II · texte numérisé non relu

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avaient une mauvaise haleine de se nettoyer la bouche avec du charbon pulvérisé, et cette même substance leur servait également pour faire cesser sur-le-«hamp l'odeur désagréable exhalée par d' anciens Ulcères. Prise aussi intérieurement, à la dose de quelques gros, elle corrigeait la fétidité des selles, dans les dyssenteries d'automne.

Mais ce n'était pas là une application dynamique, et telle que le charbon pénétrât dans l'intérieur de la sphère vitale. La bouche qu'il avait nettoyée ne restait inodore que pendant quelques heures, et la fétidité ne tardait point à reparaître. L*ancien ulcère ne prenait point un meilleur caractère, et Todeur qu'il exhalait auparavant se reproduisait sans cesse. Il en était de même à l'égard de celle des déjections alvines dans les dyssenteries.

Ainsi réduit en poudre grossière, le charbon ne peut guère, non plus, produire qu'un effet purement chimique. • On peut l'avaler en quantité assez considérable sans qu'il exerce la moindre influence sur la santé.

Mais quand on l'a trituré pendant longtemps avec une substance non médicinale, telle que le sucre de lait, puis dissous et étendu d'après les règles prescrites dans le paragraphe consacré à la préparation des remèdes homœopathiques , sa vertu dynamique, de latente qu'elle était, devient manifeste, à mesure que disparaissent ses propriétés matérielles.

On se sert des diverses dynamisations, suivant le but qu'on se propose, jusqu'à la trentième ; la dose est de un, deux ou trois globules.

L'arsenic, le camphre et le café cru ont été conseillés comme antidotes du charbon de bois ; mais l'éther nitrique paraît préférable.

Les symptômes suivants sont ceux qui en réclament plus particulièrement l'emploi.

Anxiété ; irritabilité ; propension à s'effrayer ; crainte

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des fantômes pendant la nuit; mauvaise humeur; mal de tête par échauffement ; pesanteur de tête ; afflux du sang vers la tête ; mal de tête par suite de nausées ; propension à se refroidir la tête; douleur dans les yeux, par suite de la fatigue de ces organes; ardeur dans les yeux; pression dans les yeux ; ardeur et pression dans les coins des yeux ; cèassie qui œlle les paupières pendant la nuit; bourdonnements d'oreilles; suppuration et écoulement par l'oreille ; prurit au nez ; saignement de nez prolongé ; dartres à la face ; gerçures aux lèvres ; saignement des gencives ; odontalgie causée par le froid et le chaud portés dans la bouche ; odontalgie constrictive ; odontalgie rongeante ; branlement chronique des dents; sécheresse de la bouche, ou afflux d'eau à la bouche ; puanteur de l'haleine; grattement dans la gorge; exscréation d'une grande quantité de mucosités ; amertume de la bouche ; goût salé dans la bouche ; dégoût prolongé pour la viande; manque d'appétit; eœcès d* appétit ou de soif; éructations; rapports amers ; régurgitation de la graisse qu'on a mangée; régurgitation des aliments qu'on a pris; sueur en mangeant; acide dans l'estomac après avoir mangé ; pesanteur d'estomac après avoir mangé ; nausées le matin ; nausées continuelles ; élam&tnenis sous les cotes ; douleur lancinante dans le foie ; élancements dans la rate ; douleur contusive dans les hypocondres ; tension du ventre; gonflement du bas-ventre; douleur au-^dessus de l'ombilic, en y touchant; colique en allant en voiture; émission sans fin de vents par le bas ; selles liquides, pâles ; selks muqueuses^ de couleur claire ; selle insuffisante ; constipation j . jprwn^ à ranus; hémorroïdes à fanus^- douleur dans les hémorroïdes; saignement par l'anus à chaque selle; diminution de la sécrétion urinaire ; fréquentes et pressantes envies dnuriner, jour et nuit; pissement au lit ; urine trop foncée en couleur ; douleur cuisante en uri-

nant; pression dans les testicules; pollutions fréquentes; éjaculation trop prompte pendant le coït; écorchure ou prurit aux parties génitales ; prurit et ardeur aux parties génitales'; gonflement des parties génitales ; rigles qui viennent trop tôt ; rigles trop abondantes ; règles faibles ; pâleur du sang menstruel ; vomissement pendant les règles; écoulement par le vagin; flueurs blanches avant les règles ; enchifrhiement ; écoulement d'eau par le nez; coryza violent ; enrouement prolongé ; enrouement le matin; catarrhe et mal de gorge pendant la rougeole; asthme; oppression de poitrine ; haleine courte en marchant ; hych^opisie de poitrine ; élancements dans la poitrine ; douleur cuisante dans la poitrine ; taches brunâtres sur la poitrine ; douleur tiraillante dans le dos ; boutons pruriteux au dos; raideur de la nuque; douleur dans le coude en fermant la main ; chaleur dans les mains ; inquiétudes dans les jambes ; engourdissement du genou ; dartres au genou ; crampe du mollet, la nuit ; insensibilité continuelle des pieds ; sueur auœ pieds ; rougeur et gonflement des orteils, avec douleur lancinante ; douleur, comme de luxation, dans les membres ; douleur dans le côté gauche de rhypogastre, après avoir soulevé quelque chose ; engourdissement des membres ; brisure des membres, le matin, en sortant du litf ; battements çà et là dans le corps; disposition à trembler ; convulsions partielles, dans la journée ; incommodités après l'ivresse ; maux chroniques produits par l'abus du quinquina; propension à se refroidir; éruption miliaire ortiée; dartres; ulcères fétides et qui saignent aisément; grande somnolence pendant lajournée; sommeil dans la maladie; insomnie par agitation intérieure; rêvasseries la nuit, et réveil en sursaut par des rêves inquiétants; fréquentes bouffées^de chaleur; froid au corps ; sueurs nocturnes ; sueurs le matin.

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Anxiété pendant plusieurs jours.

Beaucoup d'oppression et de plénitude.

Aniiété extrême, tous les après-midi, de quatre à six heures.

Le soir, pendant plusieurs heures, anxiété croissante, avec chaleur à la face.

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