Sommeil agité : il ne fait que se retourner
Insomnie toute la nuit ; des pensées et des réflexions sur ses affaires l'occupent tranquillement et sans le passionner.
Vers minuit, sorte de colique venteuse, causée par des vents qui se choquent douloureusement et ne sortent pas (la seconde nuit).
11 dort presque toujours sur le dos, un bras sous la tète, l'autre dessus.
Sommeil troublé, la nuit, par beaucoup de rêves. 260. — Rêves très-vifs , non inquiétants, dont la vivacité croît au point de le réveiller.
Rêves vifs, inquiétants.
Rêves de pensées fatigantes et d'efforts d'esprit.
Il rêve beaucoup, et de choses diverses.
Rêves lascifs, avec éjaculation, sans érection, étant couché sur le dos.
265. — Rêves lascifs, sans pollution, qui troublent le sommeil.
Rêves lascifs, avec érection, sans pollution.
Rêves lascifs et éjaculation.
Froid par tout le corps.
Froid glacial aux mains, le soir, avec chaleur aux pieds. 270. — Sentiment de froid glacial aux plantes des pieds, quoique elles ne soient pas froides. •
Froid violent.
Frisson par tout le corps, le matin, après la sortie du lit, avec froid aux mains, chaleur au visage et au reste du corps, sans soif (au bout d'une demi-heure).
Bouffées rapides de chaleur par tout le corps; sans soif.
Sentiment de chaleur interne dans tout lé corps, qui est? brûlant aussi à Textérieur.
275. — Chaleur au visage, le matin, à la sortie du lit, avec froid glacial aux mains et au bout des doigts.
COLOCYNTJS.
Chaleur fébrile {Hoffincam),
Sueur pendant la nuit (Hoffmann).
La nuit, sueur abondante à la tête, aux mains, aux cuisses, et aux
pieds, d'odeur urineuse. Sueur le matin, aux jambes, en s'éveillant. M. — Pouls lent et plein (les premières dix heures). Pouls vite et plein (Schneider), Battements de cœur (Schneider).
Quand il reste tranquille, il sent les battements de son cœur et de
tous les vaisseaux de son corps.
COraUM MACULATUM.
On prend la ciguë entière, au moment où elle va fleurir, et on en exprime le suc, qu'on mêle avec parties égales d'alcool ; procédant alors comme Thomœopathîe le fait à l'égard des sucs de plantes rendus inaltérables par ce procédé, on en instille deux gouttes dans un petit flacon aux deux tiers rempli de cent gouttes d'alcool ; on bouche le flacon, et on lui imprime deux secousses du bras; ensuite on porte successivement la liqueur jusqu'au décillionnième degré (X) de dynamisation, en continuant toujours à opérer de la même manière.
D'après ce que Stœrk et ses nombreux imitateurs ont publié, dans une foule d'écrits, sur les propriétés de la ciguë, il est facile de juger que cette plante possède des vertus médicinales assez énergiques (1). Mais, de quelque secours que son usage ait pu être contre les maladies les plus affreuses, du moins, dans les commencements, il n'en est pas moins vrai qu'aussi souvent, plus fréquemment même, la ciguë, administrée à doses élevées et répétées, comme c'était alors l'usage général, produisait des maux irréparables, et causait la mort d'un assez grand nombre de malades.
Il était réservé à l'homœopathie d'expliquer la surprenante énigme d'une substance produisant, au dire d'observateurs pour la plupart consciencieux, des effets à la fois salutaires et si pernicieux. Elle seule pouvait démontrer que, pour tirer un parti avantageux des médicaments héroïques, et pour guérir avec leur secours, il
(I) Voyez Mérat el de Lens, mcU universel de matière médicale et de thérapeutique générale; Paris, 1830, l. II, p. 385.
CONIUM MACULATUM. 127
ne faut pas, comme on l'a malhenreusement fait jusqu'à ce jour, les prescrire à des doses souvent répétées et aussi • fortes que possible, contre toute maladie inconnue quelconque ; que, loin de là, il est nécessaire de commencer par étudier leur mode spécial d'action sur les hommes qui jouissent d'une bonne santé, de n'y avoir ensuite re-. cours que dans les états morbides dont les symptômes ressemblent beaucoup aux leurs, et de les administrer à très-petites^doses, dans un grand état de dilution, après avoir développé con vablement leur puissance médicinale.
Cette méthode contraste infiniment avec celle qui consiste à donner jusqu'à cent quarante grains d'extrait, ou jusqu'à un verre de suc de ciguë, et à répéter ces doses effrayantes jusqu'à six fois dans le cours de la journée ; mais, en la suivant, le médecin homœopathiste ne s'expose à aucun mécompte, et il ne craint pas de sacrifier les malades par centaines, comme on le faisait autrefois, en prodiguant le médicament.
Il n'y a pas plus de quelques ans que j'ai reconnu la ciguë pour un des plus puissants antipsoriques ; jusquelà, j'avais été" détourné de l'employer par tant d'exemples qui étaient bien faits pour inspirer de la réserve.
Souvent il faut, pour qu'elle déploie ses effets bienfaisants, qu'on en ait fait précéder l'emploi de celui de quelques autres médicaments antipsoriques.
On l'administre à la plus petite dose possible.
On calme ses effets, quand ils sont trop violents, en faisant flairer de l'esprit de nitre dulcifié, et parfois aussi en faisant prendre un peu de café.
Dans le traitement des inàladies auxquelles cette substance était homœopathiquemènt appropriée, les symptômes suivants ont été ceux principalement qu'elle a calmés ou fait cesser, même lorsqu'ils se montraient par accès distincts.
Tristesse; hypocondrie; anxiété; mauvaise humeur et morosité; découragement; irritabilité; promptitude à s'effrayer ; propension au dépit ; répugnance pour le travail; propension à oublier et faiblesse dans la tête ; vertige en regardant autour de soi, comme si le malade allait tomber sur le côté ; pesanteur de tête ; accès de céphalalgie déchirante; obligeant à se coucher ; élancements au sommet de la tête ; céphalalgie lancinante chronique ; chute des cheveux; prurit sous les yeux, et, après s'être frotté, ardeur cuisante ; sentiment de froid dans les yeux en marchant au grand air ; orgelet à la paupière ; myopie ; presbytie; points obscurs et lignes colorées devant les yeux ; éblouissement par la lumière du jour ; élancements dans l'oreille ; en marchant au grand air; déchirements et élancements dans les oreilles et autour; élancements tiraillants dans l'oreille, gonflement des parotides; accumulation du cérumen ; bruissement dans les oreilles ; bourdonnements et tintements dans les oreilles ; écoulement de pus par le nez ; prurit à la face ; boutons pruriteux à la face ; dartres à la face ; ulcères rongeants à la face ; cita-' leur à la face; sécheresse et dépouillement des lèvres; douleur tiraillante dans de bonnes dents, en marchant au grand air ; douleur lancinante dans les dents ; déglutition involontaire ; grattement dans la gorge ; exscréation , plénitude dans la gorge; éructations fréquentes y toute la journée; éructations bruyantes, ayant le goût dés aliments; soda : faim canine ; le pain n'a pas de saveur ; ardeur dans la gorge après avoir mangé ; nausées chez les femqie^ enceintes ; acides dans r.éstomac ; pesanteur d'estomac en mangeant; douleur conslrictive à l'estomac; spasme d'estomac ; élancements dans l'hypocondre gaqche ; plénitude dans le bas-ventre, le matin, en s' éveillant ; cpnstriction de l'hypogastre ; tortillement et fournjiUemem À la région ombilicale ; sentiment de cuissop dans le ven-
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tre ; gargouillements dans le ventre ; tranchées, avec émissiondevents ; constipation^ avec envieinutiled' aller àla selle; selie dure, tous les deux jours seulement; diarrhée; selle couverte de sang; le flot de l'urine s'arrête tout à coup, etnereprend qu'au bout de quelques instants ; pression sur la vessie, comme si l'urine voulait s'échapper de suite; urine blanche, trouble, épaisse; douleur incisive dans l'urètre y en urinant; impuissance et défaut d'érections ; érection insuffisante, peu prolongée; coït sans énergie ; accablement après l'acte vénérien ; spasmes de ma" trice; pincements dans la matrice; pression de haut en bas et élancements dans le vagin ; élancements dans les grandes lèvres : prurit au pudendum ; règles trop peu abondantes ; pendant les règles, pression vers le bas et tiraillements dans les cuisses ; flux par le vagin ; flueurs blanches acres, excoriantes.
Éternuments fréquents ; obturation des narines ; obstruction du nez, le matin ; enchifrènement depuis des années; sensation pénible de sécheresse dans le nez; toux, surtout chez les sujets scrofuleux ; asthme, en marchant; asthme, le matin, en s'éveillant; asthme le matin; élancements dans le sternum ; secousses dans la poitrine ; pression au-dessus des hanches ; tension à la nuque ; douleur cuisante dans les vertèbres inférieures du cou ; pression brûlante sur les épaules ; sueur dans le creux des mains; douleur tiraillante dans les hanches; lassitude dans les genoux ; crampe aux mollets ; froid aux pieds et aux mains; propension des pieds à se refroidir; inquiétudes dans les jambes; prurit à la peau; fréquentes taches rouges pruriteuses au corps; taches brunes au corps ; éruption ortiée à la suite des grands mouvements du corps; anciennes dartres humides ; agitation, surtout dans les jambes ; paroxysmes d'hypochondrie et d'hysté^ rie ; hypocondrie par continence , chez les célibataires ; 11. 9
élancements cà et là dans tCMit le corps ; malaise au grand mr; affaissement subit en marchant; courbature dans les membres ; endolorissement de la peau du corps ; lassitude générale , surtout dans les jambes ; lassitude , le matin, dans le lit ; sentiment de maladie dans tous les membres, comme à la suite d'un excès de fatigue ; som* nolence pendant la journée ; somnolence le soir, avec clôture des paupières ; il est longtemps à s'endormir, le soir, dans le lit ; sommeil troublé par des rêves ; beaucoup de rêves pendant la nuit; sommeil non réparateur; douleurs nocturnes.
De la tristesse, plutôt que de la gaité.
Un rien suffit pour raffeeter et la faire pleurer.
Abattement hypocondriaque et indifférence, en marchant au grand
air.
Accès d'hystérie, avec froid, et des espèces de mouvements spas-
modiques (Gelding).