XII. Phosphore (PJiosphorMs
Dans le chapitre consacré à la préparation des mj|edicamensanlipsoriques, j'ai fait connaître les précautions qu'on doit observer en réunissant le phosphore au sucre de lait, et le portant jusqu'au centième degré d'atténuation. Un grain de cette poudre tesj: traité de la même manière que les autres substances sèches, pour la porter à la millionnième puissance. Elle sert alors pour la première dissolution dans l'alcool aqueux, avec laquelle on prépare les dilutions subséquentes, dans vingt -six verres successifs^, jusqu'à X.
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Outre ce mode de préparation, qui a l'avantage d'être uniforme avec celui des autres médicamens antipsoriques secs, on peut encore employer le suivant.
On coupe un. grain de phosphore en petits morceaux, qu'on met dans un verre contenant deux cents gouttes d'éther sulfurique rectifié, et après avoir bien bouché le flacon, on laisse le tout dans un endroit frais , jusqu'à ce que le phosphore soit dissous. Alors on donne deux secousses du bras à la dissolution, et on en fait tomber deux gouttes, contenant un centième de grain de phosphore, dans un petit flacon dont cent gouttes d'alcool remplissent un peu plus de ta moitié : on donne deux secousses afin que la dilution arrive à io,ooo ; on mêle une goutte de cette liqueur avec cent gouttes d'alcool, dans un autre flacon , qu'on secoue aussi deux fois, et l'on continue de même jusqu'à ce que la solution soit arrivée à X.
J'ai trouvé que la dilution au décillionnième était celle qu'il convenait le mieux d'employer; on en imbibe un, deux ou tout au plus trois globules de sucre, qu'on mêle avec un peu de sucre de lait. Cette dose est assez forte pour agir comme ântipsorique lorsque le médicament peut , d'après les symptômes connus, agir homœopathiquement contre un groupe donné de symptômes morbides. Lorsque le remède a été bien choisi, elle agit au moins pendant quarante jours, (i).
(i) Ce qui prouve à quel point le traitement par frottement et secousse que rhomœopathie fait subir aux médicamens les éloigne de leur sphère chimique , c'est par exemple le phénomène surprenant que présente un globule de sucre imbibé de cette dilu-
PHOSPHORE. Zj5
Le phosphore ainsi préparé est un clés principaux moyens antipsoriques , pourvu que l'application homœopathique en soit rigoureusement faite.
Cependant on le trouvera indiqué rarement dans les cas de maladies chroniques non vénériennes caractérisées par le défaut d'appétit vénérien et la faiblesse des organes génitaux, ou quand les règles ont coutume de revenir avant leurs époques, de même qu'en général dans tous ceux où il y a faiblesse par trop grande et pauvreté d'énergie vitale. Si néanmoins il convenait d'ailleurs homœopathiquement dans cette dernière circonstance, il faut avoir soin, pendant qu'on en fait usage, de communiquer au malade la force vitale d'un individu sain , afin de soutenir ses forces autant que possible. A cet effet , une personne saine, vigoureuse et bien pensante, prend de temps en temps dans ses mains les mains du malade débile, et les tient pendant quelques minutes , avec la disposition d'esprit la plus bienveillante, ou même applique les siennes sur la partie la plus souffrante du corps. Il faut avoir soin d'éloigner tout bruit qui pourrait distraire l'attention de l'opérateur et de l'opéré. Ce médicament est celui qui convient le mieux dans le cas de selles habituellement molles ou liquides.
En observant ces précautions, on trouvera le phosphore très-efficace surtout dans les cas où prédomineront les états morbides suivans : vertige de diverse
tion de phosphore au décillionnième , qui conserve sa puissance médicinale pendant une année entière , sans en rien perdre , et sans qu'il s'y produise d'acide phosphorique , qui exerce une toute autre action médicinale sur l'homme.
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espèce ; mal de tête stupéfiant; afflux du sang vers la tête; mal de tète le matin; élancemens à l'extérieur, sur le côté de la tête; chute des cheveux ; difficulté d'ouvrir les paupières; ardeur et cuisson dans l'angle externe des yeux ; larmoyêment des yeux au vent; yeux larmoyans et suppurans la nuit; inflammation des yeux; chaleur dedans et pression comme causée par un grain de sable; myopie; vue trouble, taches iioires, voltigeant devant les yeux; apparence d'un corps noir devant les yeux; aveuglement diurne, danslequel tous les objets paraissent couverts d'un voile gris; obscurité de la vue à la lumière artificielle; teinte sale de la face ; battement dans V oreille ; bourdonnement d'oreilles; difficulté d'entendre la voix humaine; mouchement de sang; saignement de nez; sécheresse fatigante du nez ; écoulement continuel de mucus par le nez; mauvaise odeur qui s'exhale du nez; gonflement du col; langue blanche; érosion dans l'intérieur de la bouche; mucus dans la bouche; goût muqueux dans la bouche; goût de fromage dans labouche; mucosités attachées dans la gorge le matin; sécheresse dans la gorge , le jour et la nuit; rapports; rapports spasmodiques; rapports acides; nausées le matin, causées par la faim; désir de quelque chose qui restaure; faim après avoir mangé; nausées après avoir hlângé; malaise dans le bas-ventre après le déjeuner; chaleur et anxiété après avoir mangé; chaleur brûlante dans les mains après avoir mangé; paresse et -envie de dormir après qu'on a mangé; une sorte de .rétrécissement du cardia, qui fait que les alimens qu'on vient d'avaler remontent à1a bouche; douleur à la région précordiale en y touchant; remuement à la région précordiale; plénitude dans l'estomac j gon-
flement par des vents après le dîner ; borborygmes dans le ventre ; douleurs causées par des vents; déplacement de vents ; coliques le matin dans le lit; déchiremens dans le bas -ventre, avec beaucoup d'envies d'aller à la selle; mollesse et liquidité chroniques des selles; écoulement de sang en allant à la selle; hémorrhoïdes dans le rectum et à Vaniis ; écoulement muqueux par l'anus , qui est toujours ouvert; tensiondans l'urètre; cuisson dansl'urètre en urinant; ardeur d'urine; convulsion brûlante dans l'urètre, hors des momens ou l'on urine; érections trop forfes le soir; désir continuel du coït; éjaculation trop précipitée dans l'acte vénérien; pollutions trop f ré quentes ; èlancemens dans le vagin, jusque dans la matrice; coryza sec; difficulté de respirer; chatouillement sur la poitrine; toux provoquée par un chatouillement; âpreté du larynx; expectoration muqueuse par le larynx ; toux avec âpreté et enrouement sur la poitrine; toux la nuit, avec èlancemens dans le larynx; èlancemens dans le côté gauche de la poitrine, qui se font sentir même en y touchant; douleur dans la poitrine quand on se couche dessus; battemens de cœur étant assis ; raideur de la nuque; èlancemens déchirans dans les bras et les omoplates ; tremblement des mains; gonflement osseux à la jambe; secousses dans les pieds , le jour et la nuit, avant de s'endormir; taches jaunes au bas-ventre et sur la poitrine; lâches brunes au corps; chaleur passagère; le malade s endort tard; sueur le matin; propension à la frayeur; morosité; timidité; inquiétude quand on est seul: irritabilité et susceptibilité; mauvaise humeur; aversion pour le travail.
La manière la plus ordinaire de calmer l'effet par
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trop violent du phosphore est de faire respirer du camphre : on a quelquefois recours au vin, et dans certains cas, à un peu de café; cependant il y a des cas opposés où l'on est forcé , pour faire cesser les accidens, de faire flairer au malade une globule de sucre imprégné d'une teinture de noix vomique au décillionnième. En choisissant le phosphore d'une manière rigoureusement homœopathique, afin de ne l'employer que dans ces circonstances, où il convient le mieux, et en le donnant au degré de dilution ainsi qu'à la dose nécessaires, on n'a pas besoin de recourir aux antidotes.
Vertige , le matin , en se levant du lit.
Le matin , vertige qui augmente toujours . et ressemble à un poids qui pèserait sur le devant de la tète; le sujet est mal à son aise et au moment de se trouver mal; en se baissant, sa vue s'obscurcit; éternuemensfréquens jusqu'au soir; l'état s'améliore au grand air (au bout de sept jours).
Le soir, étant couché dans le lit, tournoiement dans la tête; le sujet ne put rester couché, et fut obligé de se mettre sur son séant; ensuite vinrent quatre selles diarrhéiques, avec violent frisson ; puis chaleur intense et sueur abondante.
Accès : il semble au sujet que tout tourne autour de lui, et il se trouve dans une situation, les bras tendus, comme s'il avait voulu empoigner quelque chose pour se tenir.
5. Le soir, vertige de peu de durée, mais violent, pendant dix secondes.
Le soir, en marchant, grand vertige; tout tourne autour de lui; le vertige cessa en s'arrêtant, et reprit en marchant.
A midi , vertige si violent, que le sujet fut au moment de tomber de sa chaise. :>
Vertige en se levant de «table, à dîner ( au bout de neuf jours ). '
Accès de vertige, tous les jours, en sortatlt de table; il est si fort, que le sujet rie sait plus où il en est.
10. Vertige plusieurs fois dans la journée; il charicelle en marchant, comme un homme ivre.
Vertige enfermant les yeux ; il lui semble tourner toujours en rond.
Vertige en se baissant; le sujet est frileux, et il a des nausées, de temps en temps.
Une sorte de vertige; en tournant une fois stirluimême, le sujet ne sait plus où il eri est\ et après s'être baissé, il est obligé de rester quelque temps tranquille, pour reprendre ses sens, dans la matinée.
La tête est prise de vertige , lourde et douloureuse, comme si on avait couché la tête trop basse, jtëûdantla nuit.
i5. Vertige, avec mal de tête et afflux'de beaucoup de salive à la bouche : le sujet est obligé de cfacher souvent; pendant trois jours. v ' ; ci . -«;
Mal de tête, étant couché, avec nausées^ %t, après sa dissipation , une sorte de vertige.
Le matin , en se levant, il ne peut revenir à lui j la tête est étourdie, lourde et douloureuse.
Perteî de la mémoire 4èt étourdissement. "
Oubli et faiblesse d'esprit, de sorte'qu'ôri fait tout autre chose que ce qu'on veut.
20. La tête est étonnée et entreprise (au bout de quatre jours).
5o DOCTRINE HOMOEOPÀTHIQUE.
Huit matinées de suite, mal de tête , qui est comme étonnée ( au bout de treize jours ).
Le matin, après s'être réveillé , etourdissement tel, qu'on est obligé de sortir le sujet du lit.
Etourdissement, le soir, dans le lit.. ; s Etourdissement dans la tête, en se remuant.
q.5. Violent mal de tête, avec etourdissement, frisson et froid, sans soif, chaleur passagère à la tète, et malaise par tout le corps ( au bout de trente-six heures). ,
Le sujet est comme hébété et déconcerté, pendant plusieurs jours.
Quand il se réveille la nuit, il est comme frappé destupeup., ,
Pensées délirantes en sommeillant , et même tout éveillé. ^ * Âffluençe d'idées, qu'il devient difficile de classer.
3o. Marche lente des idées ; vide d'idées. ,
, faiblesse dans la tête; après quelle est passée , la têt0 fait mal. .
Grande faiblesse dans la tête, qui ne permet pas de supporter le son du pianp.
v. Soçte de faiblesse dans la tête; rire ^ marcher à p*is pesans ? étendre les membres , procure un battement dans le cerveau, qui se fait surtout sentir avec force après qu'on est resté long-temps assis. 5 ^
Violept nxal de tête pour s'être baissé ( au, bout de onze jours)* s r-