‹ Doctrine et traitement homoeopathique des maladies chroniques (volume 3)Chapitre 189 sur 280 · XX. Potasse {Kaîi carbonicum · texte numérisé non relu

XX. Potasse {Kaîi carbonicum

On humecte une demi-once de crème de tartre purifiée avec quelques gouttes d'eau , de manière à pouvoir en former une petite boule , qu'on enveloppe dans un morceau de papier et qu'on laisse ainsi sécher ; après quoi on chauffe peu à peu cette boule jusqu'au rouge, entre des charbons ardens, puis on la retire du feu, on la met dans une soucoupe de

(1) La disposition contraire , qui avait lieu auparavant, disparut par la réaction curative de l'organisme.

(2) Réaction curative de l'organisme.

(3) Réaction curative de l'organisme.

porcelaine, et , après l'avoir couverte d'une toile, on la porte à la cave, pour qu'elle y attire l'humidité de l'eau. On la laisse ainsi une quinzaine de jours, pendant lesquels tout ce qu'elle contient de chaux se dépose. Une goutte de cette liqueur claire (r)est ensuite traitée comme je l'ai dit dans le chapitre consacré à la préparation xles remèdes antipsoriques, c'est-à-dire qu'après l'avoir broyée avec trois foiscent grains de sucre de lait, on la dissout et on porte successivement la dissolution j usqu'au déciliionnième degré de dilution (X).

Ce médicament est un antipsorique très-puissant, que nul autre ne saurait remplacer, comme on en jugera d'après le tableau de ses symptômes.

Il s'est principalement montré efficace dans les cas où prédominaient les états morbides suivans ; vertige, qui semble provenir de l'estomac; étourdissement ; tête étonnée ; défaut de mémoire ; afflux du sang vers la tête; bruissement dans la tête ; mal de tête quand on va en voiture; pression douloureuse à l'occiput; aridité de la chevelure; chute des cheveux; grande disposition à se refroidir l'extérieur de la tête; chaieur fugitive à la face; teint jaune; bouffissure du vi-

(1) Cette lessive de polasse suffit pour notre objet. Je dirai ici , une fois pour toutes , que je me suis appliqué à simplifier autant que possible la manière d'obtenir les substances destinées aux usages de l'homoeopathie , et j'ai décrit le procédé qu'on doit suivre pour cela, afin que chacun pût partout se procurer des substances semblables à celles qu'emploient ses confrères. J'ai laissé de côté des procédés pénibles et dispendieux , qui ont pour but de purifier d'une manière absolue les substances, non pas par affectation , mais uniquement pour arriver à ce but , qui était tout pour moi.

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sage ; aveuglement à la lumière ; taches qui voltigent devant les yeux; larmojement ; occlusion des paupières, le matin, par de la suppuration; faiblesse de l'ouïe; dureté de l'ouïe; élancement dans l'oreille, élancemens du dedans au dehors dans les oreilles; émoussement de l'odorat; mal de dents seulement en mangeant; mal de dents lancinant; accumulation de mucosités dans la gorge; goût acide dans la bouche; perversion du goût; goût amer dans la bouche; rapports fréquens; rapports aigres; nausées; envies de vomir, avec anxiété; boulimie; goût très-prononcé pour le sucre; nausées après avoir mangé; plénitude de l'estomac après avoir mangé ; tension au^ dessus de l'estomac; pression dans le foie; douleur en se penchant, comme si le foie se dérangeait; inertie et froid dans le bas-ventre; coliques semblables aux douleurs de l'accouchement; production de vents abondans; déplacemens de vents*; pas d'émission de vents; émission continuelle de vents; prurit à l'anua; hémorrhoïdes à l'anus; inertie du rectum; sortie difficile des selles, qui sont moulées et trop volumineuses ; pression douloureuse dans le rectum, avant la sortie d'un vent; constipation, et sortie difficile des excrémens; constipation; constipation toupies * deux jours; mucus qui accompagne les déjections alvines; anxiété avant d'aller à la selle ; fréquentes envies d'uriner le jour et la nuit; engourdissement de l'appétit vénérien; défaut d'appétit vénérien; défaut d'érections ; absence des pollutions; règles qui paraissent trop tôt; éruption pruriteuse et excoriation entre les cuisses pei^dant les règles; écoulement par le vagin; obstruction des narines; coryza sec; toux; touxlan-iit; crachement de pus ; crachement

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de pus par la toux; spasme de poitrine en toussant; difficulté de respirer y sifflement dans la poitrine; asthme le matin ; asthme spasmodique; battemens de cœur ; douleur au sacrum ; douleurs au sacrum à la suite d'une chute; tiraillement douloureux depuis le sacrum jusque dans le milieu du dos; douleur tiraillante dans le dos; raideur entre les omoplates; raideur dans la nuque ; faiblesse des muscles de la nuque; pression sur les épaules; ^engourdissement des bras; défaut de force dans les bras; lassitude dans le bras, le matin, dans le lit; raideur de l'articulation du coude; tremblement des mains en écrivant; Couleur paralytique dans l'articulation de la main ; déchirement nocturne dans les jambes) frisson fourmillant dans les jambes; froid aux pieds; sueur fétide des pieds; engourdissement des membres; disposition au frisson pendant la journée; disposition à se donner des tours de reins; défaut de transpiration et impossibilité de suer; dartres; grande disposition à sueur en marchant ; envies de dormir de bonne heure le soir; rêves; rêvasseries en dormant; rêves inquiétans; convulsions en dormant; chaleur le matin , dans le lit; sueur nocturne; mauvaise humeur ; disposition à s'effrayer.

On verra rarement un malade atteint de phthisie pulmonaire ulcéreuse guérir sans cet antipsorique. Souvent, après la potasse, l'acide nitrique est indiqué homœopathiquement.

La! dose est d'un à deux globules de sucre, imbibés de la dilution au décillionnième. Mais lorsqu'elle produit trop d'excitation, chez des sujets fort sensibles, on se trouve bien de faire flairer l'esprit de nitre dulcifié , ou la teinture de café cru ? qui est plus

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puissante encore. Il n'est pas rare qu'au lieu de cette dose, on ait recours, avec le même succès, chez les sujets sensibles, à l'inspiration d'un globule de sucre imbibé de la dilution au décillionnième.

Vertige dans la tête, surtout le malin et le soir (les septième et neuvième jours).

Vertige, surtout après avoir mangé.

Grand vertige, même étant assis ( au bout de trente heures).

Fei^lige étant assis; le sujet chancelle à droite et à gauche (avant de manger).

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