‹ Doctrine et traitement homoeopathique des maladies chroniques (volume 3)Chapitre 252 sur 280 · XXII. Soufre (Sulphur · texte numérisé non relu

XXII. Soufre (Sulphur

J'ai déjà, dans le premier volume de cet ouvrage, restitué au soufre son droit à être rangé parmi les antipsoriques , et j'affirme ici qu'il est un de ceux dont on peut le moins se passer, que même, lorsqu'on l'emploie convenablement à l'intérieur, dans la gale éclatée peu de temps après l'infection , il suffit seul pour procurer la guérison complète du miasme entier. Mais, quoique, dans les cas où l'exanthème primitif a été supprimé par maladresse, dans la gale ancienne, soit latente encore, soit déjà développée sous la forme de maladies chroniques , il ne procure presque jamais la guérison, cependant toutes les fois que la maladie n'a point été défigurée ou tronquée par l'emploi abusif de ce médicament, une seule dose de la préparation la plus convenable fait faire de grands pas à la guérison, et fort souvent même est indispensable pour l'obtenir.

Mais ce qu'il y a de plus triste , c'est que fort souvent le médecin homœopathiste ne trouve à traiter que des maladies chroniques qui ont été totalement défigurées par l'abus de ce puissant remède. En effet les allopathistes, surtout modernes , n'y ont pas recours pour détruire le miasme psorique interne, dont l'existence n'a même point été soupçonnée par eux jusqu'à présent , mais seulement pour remplir des indications partielles 7 qu'ils regardent cependant

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comme l'objet principal. C'est ainsi, par exemple, qu'ils le donnent pour rétablir la transpiration supprimée ou pour favoriser l'expectoration, qu'ils le font fréquemment entrer dans leurs laxatifs , qu'ils le prescrivent contre ce qu'ils appellent les hémorrhoïdes, etc. Ils le donnent alors à des doses énormes de cinq, dix, quinze, vingt et même trente grains, répétées souvent et coup sur coup; ou bien ils font baigner leurs malades des demi-heures entières, pendant plusieurs semaines, dans des eaux minérales sulfureuses. De cette manière , ils dénaturent tellement les maladies chroniques, que non seulement celles-ci prennent un caractère plus grave, mais encore, ce qui est bien plus fâcheux, que le malade ne peut presque plus supporter sans inconvénient les moindres doses même du soufre, bien loin d'avoir à en attendre du soulagement.

Aussi les malades riches, qui se vantent d'avoir employé tous les remèdes imaginables , d'avoir visité un grand nombre d'eaux minérales et d'avoir reçu les soins des médecins allopathistes les plus renommés, sont-ils ordinairement épuisés à tel point par l'abus de cet antipsorique , si puissant et si énergique toutefois quand on l'administre homœopathiquement, qu'on doit les regarder comme à peu près incurables. Mille fois plus heureux doit donc s'estimer l'humble journalier aux pas duquel ne s'attachent pas les guérisseurs vulgaires, parce qu'il n'y a rien à gagner avec lui. Chez lui, les plus effrayantes maladies chroniques, semblables à celles que la gale seule peut produire, cèdent généralement en très-peu de temps et avec beaucoup de facilité à l'application intelligente de la méthode homœopathique , malgré

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l'exiguité et la mauvaise qualité du régime qu'il est obligé de suivre. Souvent alors il suffit d'une seule dose de la meilleure préparation soufrée pour achever la moitié du traitement, tandis que le riche, miné par l'abus du soufre, non seulement ne doit plus espérer aucun soulagement de cet antipsorique héroïque, mais ne doit s'attendre qu'à des résultats fâcheux , même quand on le lui donne à aussi faible dose que possible. Car plus un médicament est efficace et spécifique dans une maladie avec laquelle il est homœpathique, quand on le prescrit à très-petite dose et convenablement préparé, plus aussi il nuit lorsque , comme font les allopathistes , on le prodigue sans mesure.

D'après les dernières correclions que j'ai apportées à mes procédés, voici comment on obtient la meilleure préparation antipsorique de soufre : on prend cinq grains de fleurs de soufre lavées avec de l'alcool, on les met dans un petit flacon contenant cent gquttes du meilleur alcool et qui ne soit rempli qu'aux deux tiers ; on bouche le flacon , on lui imprime deux secousses, et après l'avoir laissé en repos pendant vingt-quatre heures, pour que le soufre en poudre se dépose, on décante le liquide clair dans un autre flacon; une goutte de cette liqueur est alors mêlée avec cent gouttes d'alcool, et le mélange agité deux; fois; on continue de même jusqu'à ce qu'on ait obtenu la dilution au décilliorinième (X), qui est la préparation de soufre la plus douce, et en même temps celle dans laquelle les vertus antipsoriques dii médicament se trouvent le plus développées. C'est pour cette raison que^ fondé sur l'expérience, je la préfère à toutes îles autres. On en imbibe un , deux

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ou trois globules de sucre, dose dont l'action dure quarante à cinquante jours.

Le soufre ainsi préparé et administré convient euttout dans les cas où existent entr'autres les états suivans: vertige quand on est assis; tête entreprise; tété entreprise, avec difficulté de penser; faiblesse de la mémoire; mal de tête pulsatif; fourmillemetrt et bourdonnement dans la tête ; gaze devant lès yëiii; occlusion des paupières, le matin; teint pâle et malade; bourdonnement et bruit dans les oreilles;' tintement d'oreillW; bruissement dans les oreilles; sécheresse dans le nez; saignement de hêz; ta'ches hépatiques sur la: lèvre supérieure; mal de dents le soir; gonflement dés gencives y avec douleur pùlsative; sensation chronique d'un corps étranger daiïs la gorge et le pharynx; rapportsrde' mauvaise odëub pendant le sortimeil; rapports; rapports d'àîitnens; nausées avant Le repas; nausées après avoir màhgél; nausées le mâtin ; serrement de gorge avec affliixdHèaii à la bouche; insipidité des alimens; appétit troj/.w; boulimie; oppression sur la poitrine, après avoir mangé un peu, comme si elle était chargée d'un poids; remuement dans la région précdrdialè; élâu^énnent dans le côté gauche du ventre, en marchait; coliques après avoir bu; déplacement de vents; selles dures ; selles seulement tous les deux ou trois* jours; émission de l'urine dans le lit , la nuit; faiblesse du pouvoir génital ; pression sur les parties génitales ; mal de tête avant 1 apparition des règles; retour tt op précoce des règles (ait bout de trois semàiiiësy ; flueurs blanches; coryza; fourmillement dansée larynx, qui excite à tousser; toux la nuit \ difôciitfé de respirer; asthme, avec respiration Slfftâritè et

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stertoreuse, et battemens de cœur visibles; plénitude de la poitrine; chaleur brûlante dans la poitrine ; pression dans le sternum ; douleurs au sacrum; tiraillemens dans le dos ; tiraillemens dans les articulations du coude, de la main et des doigts; faiblesse dans les genoux et les. bras; pesanteur des jambes; raideur de l'articulation du pied; froid aux pieds; froid et raideur desorteils ;érysipèle à lajambe; éruption ortiée; engourdissement des membres; douleurs lancinantes; tête baissée en marchant; sensation désagréable causée par l'action de parler; somnolence dans la journée; envies de vomir après le dîner; sommeil non réparateur; frayeur pendant le .sommeil; rêves inquiétans, effrayans , avec parler pendant le sommeil; rêvasseries la nuit; secousses et convulsions du corps, la nuit, en dormant; sueurs aigres toutes les nuits ; forte sueur en travaillant; disposition à avoir froid; irritabilité; propension à la mauvaise humeur , à l'abattement ; disposition à s'effrayer.

Vertige > le matin , av ec un peu de saignement de nez.

Vertige qui dure peu et menace de faire tomber .sur le côté.

Vertige en se baissant.

Vertige en allant au grand air (après le souper)impossibilité de regarder à terre et de se baisser ; le sujet est obligé de se tenir droit, pour ne pas tomber. 5. En marchant au grand air , sur une hauteur , vertige pendant huit minutes ; la démarche n'est pas sûre, et les sens sont comme voilés (au bout de quatre jours).

Lorsqu'on regarde devant soi en marchant, il sem-

ble qu'on va être pris de vertige , et l'on éprouve de suite des picotemens dans les yeux.

En se promenant sur une eau courante, vertige qui va jusqu'à faire tomber à la renverse , avec une sorte de paralysie générale.

Elise tenant debout, vertige (le soir) , avec afflux du sang vers le cœur.

Vertige , quand on se couche sur le dos , la nuit.

10. Le soir, un quart d'heure après s'être mis au lit, vertige tournoyant , comme si on allait se trouver mal , comme si tout tournait en rond; deux soirs de suite.

Vertige quand on est assis; en se levant, on chancelle.

Tournoyement dans la tête.

■' La tête est entreprise, comme quand on n'a pas dormi.

Le matin , la tête est entreprise , avec pression dans le front , jusqu'à midi.

i5. Le soir, la tête est entreprise.

La tête est entreprise après avoir été au grand air.

En allant au grand air, faiblesse dans la tète, sorte de stupeur, avec idées désagréables, vagues, pendant plusieurs minutes; état qui est tantôt plus et tantôt moins prononcé.

Stupeur telle, dans la tête , qu'on croit avoir perdu Ja tête.

Perte de mémoire, à tel point qu'on ne se souvient pas, ou à peine, de ce qu'on vient de voir.

Q.o. Perte de la mémoire.

Hébétude, étourdissement.

Etourdissement et élancemens dans la tête.

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Pesanteur de la tête, qui rend tout mouvement désagréable.

Pesanteur dans la tête, qui se fait sentir non seulement quand on se remue et qu'on se baisse, mais encore quand on se tient assis et couché.

2 5. Tous les matins, mal de tête au dessus djes yeux, comme dans l'enchifrènement; le sujet ne fait quéternuer.

Mal de tête, comme causé par des déplacemerïs de vents.

Mal de tête , avec nausées.

Pression en devant, dans la tête, qui, au bout de quelques jours, dégénère en déchiremens ardens, dans le côté droit de la tête et les dents (augmentée par le contact de l'eau froide).

Mal de tête; pression au dessus de l'œil gauche (l'après-midi, pendant une demi-heure).

3o. Mal de tête; pression dans le front, plus douloureuse quand on se remue.

Fréquent mal de tête pendant une minute; pincementetconstriction du cerveau, d'une tempe àl'autre.

Aussitôt après le souper, mal de tête d'un seul côté; compression aiguë au dessous de l'os pariétal gauche.

Douleur dans toute la tête, comme si elle était comprimée du dehors par un chapeau trop serré.

Mal de tête; sorte de cercle autour de la tête, et en dedans sensation comme d'un poids^qui pèse du haut en bas dans le cerveau.

35. Mal de tête, comme si elle était serrée par un lien de fer, au dessus du front et des oreilles.

Mal de tête quand on se couvre d'une coiffure serrée, dans la chambre ; il se dissipe en découvrant la tête.

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Tension dans le front.

Le matin, après s'être éveillé, clans lé lit, mal de tète; pression douloureuse clans les yeux, seulement lorsqu'on les lève*; plusieurs matinées de suite.

Tension douloureuse dans la tête.

4o. Mal de tête , surtout le soir tard , et la nuit , clans le lit; de temps en temps, une impression trèsdouloureuse depuis le sommet de la tête jusque dans la profondeur du cerveau, qui oblige à rider le front et à fermer les paupières.

Mal de tête, la nuit; pression insupportable , par accès, et toujours croissante , dans l'occiput et au vertex, avec pression sur les yeux, qu'on est obligé de fermer; froid que nul vêtement ne peut faire cesser , avec staeur très-fétide , pendant laquelle le sujet est obligé par la douleur à marcher çà et là dans sa chambre (au bout de cinq jours).

Mal de tête dans le front, comme si quelque chose allait sortir par là.

Mal de tête, dans lequel les yeux sont en quelque sorte tirés.

Mal de tête, surtout dans la matinée , comme si la tête était tirée en bas et en avant.

45. Déchirement (?) dans la tête , plutôt le soir que le matin , avec lassitude et chaleur, sans soif; le sujet est obligé de s'appuyer la tête sur une table pour 3e soulager.

Mal de tête, la nuit, comme si le crâne allait s ouvrir.

Déchirement dans le front.

En s'éveillant, après avoir dormi à midi , et en ouvrant les yeux , violent mal de tête, qui survient tout

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à coup , et ne se fait guère sentir que d'un seul côté, comme si le cerveau était déchiré, ou ulcéré (au bout de trente-six heures).

Déchirement dans la tête, comme avec une scie.

5o. Douleur déchirante et compressive dans la tempe gauche et l'œil.

Mal de tête convulsif.

Douleur convulsiveau dessus de l'œil droit.

Un élancement isolé dans la tête.

Elancemens dans la tête, qui ont l'air de sortir par les yeux.

55. Mal de tête, tous les jours, depuis onze heures du matin jusqu'au soir; elancemens au front, de dedans en dehors.

Quelques elancemens au sommet de la tête.

Mal de tête dans les tempes, sorte de tournoiement et de fourmillement.

Grand mal de tête au vertex, pendant douze heures (au bout d'une heure et demie); état fébrile, qui se répète plusieurs jours de suite, le matin.

En mangeant, douleur tiraillante dans l'occiput, si forte à l'articulation du cou , que le sujet est obligé de cesser de manger.

60. En mâchant, toussant et se mouchant, douleur au sommet de la tête.

En toussant et éternuânt, forte douleur dans le milieu de la tête.

Beaucoup de mal de tête, surtout en se baissant.

JEn remuant la tête, le cerveau heurte le crâne, avec douleur compressive.

A partir de midi , mal de tête dans l'occiput; stupeur dans cette partie, en marchant ; le sujet est obligé de rester assis, pendant quatre heures.

65. Tintement dans la tête, qui se fait sentir aussi dans les oreilles.

Battement dans la tête, le matin.

Battement dans, la tête (les tempes), au col et autour du cou; tout battait et tremblait dans le corps. Coups isolés à travers la tête entière. Mal de tête, semblable à des coups de marteau, en parlant vivement.

70. Afflux du sang vers la tête, même en poussant une selle molle > et après avoir été en voiture.

Afflux du sang vers la tête ; pression dedans, comme si quelque chose allait sortir par les yeux; sorte de surdité.

Le matin ^ chaleur dans la tête.

Le matin, en s'éveillant, forte chaleur sèche dans la tête ; visage ardent.

Le soir, chaleur dans la tête, avec froid aux pieds. 75. Pulsation, sensible extérieurement, à la tête. Pression à l'extérieur, sur le vertex, en descendant vers le front.

Ir Mal de tète au vertex, comme si le cerveau était comprimé de haut en bas (le neuvième jour).

Pression à l'extérieur, au vertex, qui se dirige vers le front; en outre une place au côté gauche de la tête est douloureuse quand on y touche.

Mal de tête térébrant au dessus du vertex; l'endroit est douloureux aussi au toucher.

80. Quelquefois la tête, quand on se couche dessus, cause une douleur brûlante dans une petite étendue au dessous de la nuque, surtout après qu'on s'est gratté.

Prurit à l'occiput.

Chute abondante des cheveux.

Chute des cheveux.

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Les cheveux font mal quand on se gratte.

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