XIV. Silice {Slîlcea terra
Après avoir réduit du cristal de roche en petits morceaux, en le rougissant et l'éteignant à plusieurs reprises dans de l'eau, ou après avoir lavé du sable pur et blanc avec du vinaigre distillé, on en prend une demi-once, qu'on mêle avec deux onces de soude effleurie; on fond le tout dans iiti creuset de fer, jus-
SILICE. 19g
qu'à ce que l'effervescence ait complètement cessé , et que la masse soit à l'état de fonte tranquille et limpide : on le verse alors sur une plaque de marbré. Le verre transparent qui résulte de là est mis cfâns un vase en verre , avec quatre fois son poids d'eau distillée , et couvert avec une feuille de papier/Pendant que la dissolution s'opère, la silice se précipite d'elle-même, au fond du vase, sous la forme "d'une poudre blanche comme de la neige. Elle se sépare ainsi de la soude, dont le principe caustique , mis èii évidence par la fusion, produit, avec l'ôxigène de l'atmosphère (et de l'eau?), l'acide carbonique (1) qui était nécessaire pour la saturer et pour qd'ieïle laissât précipiter la silice; La liqueur claire qu'oir décante est de la soude pure, dissoute dans l'eau. Pour ^b^ tenir la silice, :@n emploie dé Fèaù mêlée avec un peu d^âlcool j: afin fc[u elle se rassemble jplus aisément au fond du vase. On la réunit sur un filtre, qu'on placç ensuite entre ^plusieurs feuilles de papier gris, char*gées d'un grand poids,, afin de lui enlever, son humidité; après quoi on là laisjse sécher à, l'air ou dans un endroit chaud; . ^r -• /:' j i , v i 1 -i
Un grain' de cette terre çst traité 'comme je l'ai dit da'fâ's lé chapitre consacré à lapréparation des remèdes ântipsoriqùesj Lorsqu'il; a été réduit au millionnièmç degré d'atténuàtioB pùHérulénte, on prend un grain
:'■■•'/•:) î.r •;::-.'. ■ yU\\\i\ :;-.oîh'-;:i:,: ;:;• '. v^m'i - • •— i ? ,( 't\ ) C§t acide, n'existeras |:qut iprmé dans le charbon ; il pe Jse prgdui^ que; guand. lp principe ,ç^s tiquer mis^ pn, fjidence ; par Ja chaleur rouge se combine avec l'oxigènç de L'air ou de l'eau: il
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n'appartient donc pas au charbon , comme tel ; c est donc arbitrairement et mal *Vpropbi qu'on lui ciôiïne le ftom $dcidàcaf~ honiqulKyV/ ' ' ^ ^VAl ' .'.•.-;•■■; ;■».•;■. :\l v:j <*o c'j;
200 DOCTIUNE HOMOEOPÀTHIQUE.
de la poudre, qu'on dissout, et dont on porte ensuite successivement^ dissolution jusqu'à la décillionnièuie puissance. En effet, les dilutions au billionnième, au trillionnième et au quadrillionnième produisent encore des effets beaucoup trop violens pour qu'on puisse les appliquer auxusages de riiomœopathie.Celle au sextillionnième seule commence à pouvoir être employée; mais elle ne convient que dans les cas légers dé maladies chroniques, et chez des sujets robustes, à la dose d'un ou deux globules de sucre qu'on en imbibe. Dans la gale développée à un haut degré, c'est-à-dire clans les cas gravés de maladies chroniques, et chez des sujets irritables , il n'est pas prudent dé prendre une autre dilution que celle au décilliQnnième.
v Portée à ce degré de dilution , la silice est un des médicamens antipsoriques les plus salutaires et les pliis indispensables/Son efficacité se manifeste particulièrement dans les circonstances où prédominent les symptômes suivans : vertige; défaut de mémoire; affection de la tête, causée par la; lecture et l'écriture; étourdissement, le soir, comme dans l'état d'ivresse; alourdissement de la tête; chaleur danfe la tête; mal de téteallànt de la nuque duvertex , qui né permet pas de dormir la nuit; mal de tête journalier y ^déchirëment , avec chaleur dans Je front , durant la matinée; mal de tête journalier, du matinau soir, pesanteur, comme si quelque chose allait sortir du front; dôùtëùr tiraillante dans la tête, qui ablouttt au front ; dduïeur <&' Iftïêtê , ;.commeJ WeÙé allait éclater; jiïiaîde tête pqlsati^ mâl^ëïête "r^ent et &^çirfçnt àftouti^ et dans
les os de la face ; sueur, le soir, à là tête; croiUe^vi-
mides et pruriteuses à la tête; élévations tuberculeuses au cuir chevelu; chute des cheveux; gerçures à la peau de la face; presbyopie ; aveuglement au grand jour ; taches noires qui voltigent devant les yeUx ; vue voilée comme par un corps gris; amaurose ; étincelles de feu devant les yeux; faiblesse de la vue, telle que les lettres se confondent ensemble en lisant ; pâleur de la face en lisant ; accès d'aveuglement subit, qui prive de la vue pendant quelques minutes; larmoiement des yeux au grand air; cuisson dans les yeux%; suppuration des yeux , qui colle les paupières ; rougeur des yeux, avec douleurs dans leurs angles ; ophthalmie; bruit dans les oreilles; obstruction des oreilles, qui se dissipe quelquefois avecbruit; dureté de l'ouïe; douleur térébrante dans les oreilles ; élancemens du dedans au dehors dans les oreilles ; saignement de nez ; sensation pénible de sécheresse dans le nez ; défaut d'odorat; éruption de boutons dans le nez ; gonflement osseux à la mâchoire inférieure; tiraillemens et élancemens la nuit dans la mâchoire inférieure ; ulcération à la partie rouge de la lèvre inférieure; dartre au menton; gonflement des glandes sous-maxillaires; douleurs térébrantes dans les dents ; douleur déchirante dans les dents et la joue entière , jour et nuit ; excoriation de la langue: défaut de goût; présence continuelle de mucus dans la bouche ; rapports ; rapports ayant le goût de ce qu'on a mangg ; nausées le matin; nausées continuelles , et vomissement ; nausées à la suite de tout mouvement qui échauffe,; nauséesaprès avpir mangé; vomissement toutes les fois qu'on boit; tous les matins, nausées, avec mal de tète, et douleur clans les yeux, quand on tourne ceux-ci ; serrement
202 DOCTRINE HOMOËOP ETHIQUE.
de gorge, avec frisson; grande soif; répugnance pour tous les alimens; aversion pour les alimens cuits; dégoût pour la viande; l'enfant dédaigne le sein de sa nourrice, et vomit après avoir tété; pesanteur d'estomac, quand on boit trop vite; sensibilité douloureuse de la région précordiale , lorsqu'on appuie dessus ; sensation douloureuse à la région précordiale, même après avoir mangé ; pesanteur d'estomac, depuis des années ; serrement de gorge , suivi de vomis-? sèment, après avoir mangé quoique ce soit; plénitude après avoir mangé ; tension et dureté du ventre (chez les enfans); gargouillement dans le ventre, pendant les mouvemens du corps ; déplacement de vents; hernie inguinale douloureuse ; tranchées; coliques; dèchirèmens dans le bâs-ventre, sans diarrKée;xm\. de ventre, avec diarrhée ; plusieurs selles en bouillie, dans la journée; constipation: constipatjon, selles qui retardent; constipation, avec fréquentes et inutiles envies d'aller à? la selle; appétit vénérien excessif; règles trop peu abondantes ; suppression des règles pendant plusieurs mois ; écoulemeqt de sang par la matrice, pendant l'alaitemènt; fiuèurs hlqncjies, qui coulent pendant que là femine urine; flueurs blanches comme du lait, précédées de coliques à la région ombilicale ; prurit aux parties génitales; impossibilité d'éternuer, quoiqu'on en ait envie ; éternuemens <sansjïri ou trop frèquèns ; obstruction du nez, depuis des années; coryza sec; ^ coryza continuel j fréquens coryza humide ; coryià flûent, qui fait cesser une obstruction chronique dès narines; enrouement^ asthme et respiration courte, dans l'état ,de repos; respiratipn courte au rnoindre travail mécanique; respiration courte , en marchant
vite; respiration haletante, en marchant vite; sus-r pension de la respiration , quand on est couché sur le dos; suspension de la respiration, en se baissant; suspension de la respiration , en courant; suspension de la respiration, en toussant ; toux avec expectoration purulente ; touop avec crachats muqueux ; toux suffocante , la nuit; crachement de pus ; oppression de poitrine; oppression de poitrine, en toussant etéternuant; pulsation dans }e sternum; élancement de la poitrine dans le dos ; élancement au dessous dés fausses côtes gauches ; douleur au sacrum, sans qu'on y touche, et quand on y touche; tiraillement spasmodique -dans le sacrum , qui ne permet pas de se redresser et oblige à se coucher; élancemens dans le dos ; déchiremens dans le dos; douleur dans le tronc, comme si on avait été roué; élancemens en s?àsseyant et se couchant, dans les lombes, au dessus du bassin; engourdissement dès bras, en les appuyant sur une table, ou en se couèhant dessus; douleur d'engqurdissement dans le bras sur. lequel on est couché ; état comme de paralysie et tremblement du bras droit au moindre travail ; douleur tiraillante dans le bras; déchirement dans lès bras; verrues au bras; commencement de paralysie de l'avant-bras^ la main laissant tomber involontairement les objets qu'elle devrait retenir^ élancemens nocturne dans le poignet, qui remontent jusqrfau bras; fourmillement dans les doigts; tiraillement et raideur dans les jambes; pression dans les muscles de la ciii$se; gonflement du genou; douleur tiraillante dans les jambes; engourdissement des moljets ; engourdissement dès pieds, le soir; crampe dans le mollet, le soir, eh sortant de travailler; élancemens dans la cheville du pied, en marchant ; froid aux pieds; sueur des pieds; sup-
Û04 DOCTRINE H0M0E0PATHIQUE.
pression de la sueur des pieds, et froid aux pieds'; odeur fétide des pieds ; enflure des pieds; en grattant légèrement une petite étendue de la plante du pied , chatouillement voluptueuxsifort qu'il met le sujet hors de lui et le rend presque furieux ; élancemens dans les cors ; bouillonnement de sang et soif après avoir bu un peu de vin ; grande disposition à se donner des tours de reins; sueur, en marchant un peu; grande disposition à se refroidir quand on se découvre les pieds; frissons; ganglion; fétidité des ulcères; ulcères aux jambes, avec mauvais teint; ulcère pruriteux à la cuisse et à la cheville ; élancemens nocturnes dans tous les membres; déchiremens dans les bras et les jambes ; crampes dans les bras et les jambes ; engourdissement des membres ; état comme paralytique des membres , le soir ; brisure des membres, le soir ; asthénie générale ; disposition à la syncope en se couchant sur le côté; fréquens bâillemens; difficulté à s'endormir, le soir, dans son lit; sommeil trop léger, la nuit, semblable à un simple assoupissement; beaucoup de rêves et réveil fréquent, la nuit ; beaucoup de rêves , toutes les nuits ; rêves inquiétans; convulsions du corps, la nuit, en dormant; rêvasseries, la nuit, avec rêves inquiétans; parler haut, en dormant; sueur nocturne; sueur abondante , aigre , la nuit ; mauvaise humeur.
Je n'ai trouvé que le sulfure de chaux qui fut antidote de la silice. Flairer à plusieurs reprises un petit flacon qui contient quelques grains de ce sulfure en poudre , suffit déjà ordinairement pour cela; il faut le respirer une fois par heure tant quie durent .les accidens. Le camphre ne calme que beaucoup moins. ;
.Vertige continuel dans la tête , comme si elle con-
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tenait un corps allant et venant, même lorsqu'on est assis , et moins quand on* est couché.
Vertige considérable; en marchant, il semble parfois que l'on ne sache où l'on est, ou qu'on soit sur le point de tomber de côté.
Vertige avec nausées et envies de vomir , serrerement de gorge , avec afflux d'eau à la bouche.
Vertige, même en levant les yeux pour regarder en haut.
5. Les accès de vertige semblent remonter douloureusement du dos dans la nuque et la tête; on ne sait où l'on est, et l'on se croit sur le point de tomber à la renverse.
Le matin, en sortant du lit, démarche chancelante.
Fréquemment des vertiges, seulement quand on est assis, et non en marchant, mais surtout lorsqu'on va en voiture, où le sujet perd tout-à-coup connaissance pendant une minute, sans cependant qu'il lui passe auparavant rien de noir devant les yeux , comme dans d'autres espèces de vertige.
Tous les matins, une demi-heure après le lever, mal de tête pendant une ou deux heures; il semble au sujet que tout tourne autour de lui quand il marche ou s'asseoit, et qu'il va tomber quand il se baisse.
Vertige; démarche non assurée, chancelante.
10. La tête est si étonnée, si étourdie, qu'on craint toujours de tomber en se remuant ou se baissant; la démarche n'est point assurée (pendant plusieurs semaines).
Étonneinent et sorte de stupeur ou d'hébétude; on ne peut trouver le mot propre, et on se trompe presque chaque parole (de suite).
*06 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
La tête est comme hébétée, sans douleur; il semble que le sang s'y porte en trop grande quantité (au bout de six jours).
On éprouve des tintemens d'oreilles , et un tel étonnement de la tête, qu'on se croit prêt à tomber- Défaut de mémoire^, oubli.
i5. La tête est entreprise, avec sensation de brisure dans le corps (au bout de quarante-huit heures). On est sans cesse comme ivre.
La tête est étonnée, hébétée (au bout de quatre jours ).
Afflux du sang vers la tête ; battemens dans le vertex et le front, avec pesanteur de tête.
Pesanteur de tête.