‹ Doctrine et traitement homoeopathique des maladies chroniques (volume 3)Chapitre 97 sur 280 · XVI. Charbon végétal ( Carbo vegetahills · texte numérisé non relu

XVI. Charbon végétal ( Carbo vegetahills

Le charbon bien calciné de tous les bois quelconques paraît se ressembler, quant aux effets qu'il produit sur le corps humain , lorsqu'il a été soumis aux méthodes de préparation que l'homceopathe met en usage. Je me suis servi du charbon de bouleau : d'autres ont employé celui du hêtre, dans quelques expériences.

Autrefois les médecins croyaient le charbon dépourvu de propriétés médicinales; l'empirisme seul faisait entrer quelquefois celui de tilleul dans ses poudres composées, par exemple, dans celle con-

tre lepilepsie, sans pouvoir alléguer aucune preuve en faveur de l'efficacité qu'il lui attribuait. Ce fut seulement lorsque Lowitzfit connaître les propriétés chimiques du charbon, notamment celle dont il jouit de détruire l'odeur des substances en putréfaction et de mettre les liquides à l'abri de la corruption, que les médecins commencèrent à l'employer sous la forme de topique. Us prescrivaient aux personnes qui avaient une mauvaise haleine de se nettoyer la bouche avec du charbon pulvérisé, et cette même substance leur servait également pour faire cesser sur-lechamp l'odeur désagréable d'anciens ulcères. Prise aussi intérieurement, à la dose de quelque gros, elle corrigeait la fétidité des selles , dans les dysenteries d'automne.

Cependant ce n'était là qu'une application chimique du charbon de bois, qui, même sans avoir été réduit en poudre, détruit l'odeur putride de l'eau corompue, et d'autant mieuxqu'on l'emploie sous la forme de morceaux assez stos.

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Mais ce n'était pas là une application dynamique, et telle que le charbon pénétrât dans l'intérieur de la sphère vitale. La bouche qu'il avait nettoyée ne restait inodore que pendant quelques heures, et la fétidité ne tardait point à reparaître. L'ancien ulcère ne prenait point un meilleur caractère, et l'odeur qu'il exhalait auparavant se reproduisait sans cesse. 11 en était de même à l'égard de celle des déjections alvines dans les dysenteries.

Ainsi réduit en poudre ^ossière, le charbon ne peut guère, non plus, produire qu'un effet purement chimique. On peut l'avaler en quantité assez considérable sans qu'il exerce la moindre influence sur la santé.

Mais quand on Ta trituré pendant long-temps avec une substance non médicinale , telle que le sucre de lait, puis dissous et étendu d'après les règles prescrites dans le chapitre consacré à la préparation des remèdes homoeopathiques , sa vertu dynamique, de latente qu'elle était, devient manifeste, à mesure que disparaissent ses propriétés matérielles.

Je me suis servi long-temps d'une dilution au sextillionnième, jusqu'à ce qu'enfin j'ai reconnu que la meilleure est celle au décillionnième. Un ou deux globules de sucre qu'on imbibe de cette liqueur forment une liqueur suffisante.

Indépendamment des cas qui ont déjà été signalés dans le premier volume de cet ouvrage, le charbon s'est montré salutaire dans ceux où dominaient les états morbides suivans : mal de tête par échauffement; mal d'yeux, à la suite de travaux qui ont fatigué ces^organes; saignement des gencives; féti-

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dite de la bouche 5 dents braillantes ;- depuis longtemps; goût amer dans la bouche; rapports amers; rapports à vide; nausées continuelles; dégoût depuis longtemps pour la viande ; plénitude et pression à l'estomac, après avoir mangé ; élanceinens sous les côtes; enrouement prolongé; catarrhe et mal de gorge dans la rougeole; hydropisie de poitrine; doubleur tiraillante dans le dos; facilité à se refroidir; douleur comme de luxation dans les membres : dou* leurs contuswes dans lei membres , le matin, en se levant; disposition à trembler; convulsions dans, quelque membre, pendant la journée; malaise à la suite dune débauche de vin, faite la veille; sortie involontaire de l'urine, pendant le sommeil; ulcères fétides aux jambes, qui saignent aisément et causent une douleur cuisante; insomnie causée par de l'agitation dans le corps.

Lorsque le charbon exerce une action trop forte, ce qui lui arrive même à petites doses chez un malade fort sensible, on la calme bientôt en faisant flairer plusieurs fois une dissolution saturée de camphre dans l'alcool, moyen qui paraît même la faire cesser tout- à -fait, quand on le répète fréquemment.

Tournoiement dans la tête (au bout de vingt-quatre heures).

Vertige au moindre mouvement.

Vertige quand on remue la tête avec rapidité ( au bout de quatre jours).

La tête tourne toute la journée.

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