Caractère morne (au bout de quatre heures
Tristesse ; le sujet n'a que des pensées de mort (au bout de onze jours).
Abattement total du moral, et en même temps grande anxiété Jusqu'au soir, au moment de se coucher.
Avec de l'oppression de poitrine et de l'anxiété, sensation fort désagréable dans l'estomac.
Grande anxiété, qui fait trembler de tout le corps, pendant quelques minutes.
585. Anxiété, qui ne permet pas de s'asseoir, avec sueur et nausées.
Etat d'angoisses (mal de tête, vertige), dérangement du système nerveux. |
Agitation et inconstance; on n’a aucune idée qui
(1) Que le vin fit cesser.
IODF. 403 se rapporte à son travail, aucun désir de rien ; cet état s'améliore après avoir pris l'air.
L’anxiété ne permet pas de rester en place, comme si lon avait commis une mauvaise action.
Mauvaise humeur (au bout de trois heures).
590. Disposition à chercher querelle (au bout de quelques heures). é
VIII, Iode (Zodium).
Cette substance, qui consiste en petites lamelles d'un brun bleuâtre, s’achète à l'état de pureté parfaite dans le commerce (1). On prend un grain de sa poudre, et le traitant comme il a été dit dans le cha: pitre consacré à la préparation des remèdes antipsoriques , on le porte au millionnième degré d’atténuation pulvérulente, par le broiement continué pendant trois heures avec trois fois cent grains de sucre de lait. Un grain de cette dernière poudre est dissous ensuite dans cent gouttes d'alcool aqueux; on secoue deux fois la dissolution, et, au moyen de l'alcool pur, on la porte sucessivement au sextillionhième (VI), à l’octillionnième (VIT) et au décillionnième (X}) degré de dilution, en imprimant deux secousses à chaque nouvelle liqueur. mm
(1) On obtient l’iode de plusieurs espèces de fucus, en lessi— vant les cendres de ces plantes, faisant cristalliser la liqueur, prenant l’eau-mère, dans laquelle se trouve de l’iodure de sodium incristallisable , l’évaporant à siccité, mélant le résidu avec de l'acide sulfurique fort, laissant le mélange à la chaleur, pour volatiliser tout l’acide hydrochlorique, ajoutant ensuite de l’aicool , et chauffant fortement la masse dans un matras; l’iode s’élève sous la forme de vapeurs violettes, qui se condensent, à la paroi supérieure du vase, en paillettes ou lamelles d’un brun bleuâtre,
4oë DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
On ne devra la plupart du temps se servir que de la dilution au décillionnième, les vertus dynamiques de l'iode s'y trouvant beaucoup plus développées que dans la préparation à laquelle seule j'avais recours dans les commencemens. En effet, je faisais dissoudre un grain d’iode dans cent gouttes d'alcool (ce qui a lieu en très-peu de temps), je donnais deux secousses du bras à la liqueur; j'en ajoutais une goutte à cent autres gouttes d'alcool, j'imprimais deux secousses à cette seconde liqueur, et je continuais de même dans vinst-huit autres flacons, jusqu'à ce que j'eusse obtenu la dilution au décillionnième, dont j'imbibais trois ou quatre petits globules de sucre, qui étaient suffisans pour une dose.
Cependant la première préparation mérite la préférence, parce que la puissance médicinale y est bien plus complètement développée.
Il y a beaucoup d'apparence que l’iode doit être mis au nombre des médicamens antipsoriques; du moins, dans le peu d'usage que j'ai eu occasion d’en faire, s’est-1l montré à moi revêtu de ce caractère. On s’en convaincra mieux en étudiant avec plus de soin les symptômes auxquels cette substance est capable de donner lieu chez les sujets qui jouissent d’une bonne santé.
Je l’ai surtout trouvée efficace dans les cas où existaient les symptômes suivans : gerçures des paupières; bourdonnement dans les oreilles; dureté de l’ouie; gonflement à l'extérieur du col; soda, après avoir pris des alimens lourds; faim canine, déplacement de vents; envies d’uriner la nuit sancienne toux, qui revient le matin.
La tête est entreprise, et l’on a de la peine à penser.