IX. Lycopode ( Lycopodi pollen
Cette poudre jaunâtre, douce au toucher, et qui ressemble à de la poussière, s’obtient à la fin de l'été, dans les forêts de la Russie et de la Finlande, en faisant sécher et battant les urnes du lycopodium clavalu.
Jusqu’à présent on ne s’en était servi que pour imiter les éclairs, parce qu'elle a la propriété de prendre feu à l'approche d’un corps enflammé, pour envelopper les pilules dans la composition desquelles entrent des matières qui les feraient adhérer les unes aux autres sans cette précaution, et pour empêcher les effets douloureux du frottement sur les parties excoriées ou gercées du corps. Le lycopode surnage les liquides sans s’y dissoudre; il n’a ni odeur ni sa-
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veur; dans l'état grossier où la nature nous l'offre, il n’éexerce presque aucune action médicinale sur homme ; du moins ce que les anciens racontent de lui à cet égard n'a-t-il point été confirmé par les modernes, qui l'ont au contraire révoqué en doute.
Mais lorsque la poudre de Iycopode à été soumise au traitemént que l'art homæopathique fait subir à toutes les substances naturelles brutes, et que jai fait Connaître précédemment ; lorsqu'on en a réduit un grain au millionnième degré d'atténuation en le broyant pendant trois heures avec trois fois cent grains de sucre de lait, qu'on a dissous un grain de cétté poudre dans cent gouttes d'alcool aqueux, et qu'on a imprimé deux secousses du bras à la liqueur, il résulte de là un médicament qui, même à la plus petite dose possible, celle d’un à deux globules de sucre qu’on en imbibe, agit encore avec beaucoup trop de violence pour qu’on puisse l’administrer dans les maladies où il convient d’y avoir'recours. On ne saurait même encore se servir de la dilution au billionnième, à cause, de sa trop grande énergie : c'est seulement au sextillionnième degré de dilution que le médicament devient applicable: encore même ne doit-on donner aux malades irritables et faibles que celles à loctillionnième et au décillionnième. La dose est d’un ou tout au plus deux globules de sucre qu’on en imbibe. ni |
Sous cette forme, le lycopode est un des antipsoriques dont on peut le moins se passer, surtout dans les cas de maladies chroniques où prédominent les symptômes suivaps : vertige, principalement quand on se baisse ; afflux du sang vers la tête; chaleur dans
la tête; pesanteur de tête; accès de déchirement sur le haut de la tête, au front, aux tempes, aux yeux, au nez, jusque dans une dent, qui ont lieu quand on se couche; déchiremens dans le front, cà et là, tous les après-midi; mal de tête extérieur, pendant la nuit, douleur déchirante, térébrante et râclante; tension gravative dans la tête; alopécie; yeux sensibles à la lumière artificielle ; picotemens dans les” yeux, le soir, à la lumière; pression dans les yeux; gerçures aux yeux; suppuration des yeux ; ophthalmie avec suppuration la nuit et larmoiement le Jour; larmoiement des yeux au grand air; presbyopie; vue trouble, comme s’il passait des plumes devant les yeux ; AL et points noirs passant devant les yeux; fréquens accès de chaleur à la face; éruption pruriteuse à la face ; tuméfaction et tension à la facei éphélides à la . sensibilité excessive de l'oreille; impression désagréable produite par la musique, le son, l'orgue; tintement d'oreilles ; dureté de l'ouie; saignement dè nez; suppuration de la narine pendant la nuit; croûtes dans le nez; narines ulcérées; gonflement dur à l’un des côtés du cou; raideur de Ja nuque; absence de la soif, malgré la sécheresse des levres et de la bouche, de sorte que ces parties se tendent, la langue se meut difficilement, et la parole devient inintelligible; perte du goût; langue sale, chargée; le matin, goût muqueux dans la bouche; le malade ramène du mucus en renäclant; mal de gorge chronique; le matin, amertume de la bouche, avec nausées; faim, immodérée, faim. canine ; défaut d'appétit; l'appétit se passe aux premières bouchées; répugnance pour les alimens cuits et chauds; répugnance pour le pain noir ou la viande ; goût trop vif pour les choses douces; le lait
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produit la diarrhée; rapports gras; rapports acides ; soda; pituite; fréquentes ou continuelles nausées; le matin, l’estomac est délicat ; pression à l'estomac ; pesanteur a l'estomac après avoir mange ; gonflement à la fossette du cœur, et douleur quand on y touche; plénitude dans l'estomac et le bas-ventre ; ballonnement génant du ventre ; défaut de sortie des vents; borboryemes dans le ventre; indurations dans le bas-ventre ; pincemens dans le ventre; coliques; coliques dans la partie supérieure du ventre; ardeur dans le bas-ventre ; tension aux hypocondres; douleurs dans le foie après qu’on a mangé jusqu’à se rassasier; battemens de cœur pendant la digestion; selles difficiles à pousser et ne sortant qu'après de grands efforts; constipation pendant plusieurs jours ; douleurs à l’anus après avoir mangé et après avoir été à la selle ; tranchées dans le rectum et dans la vessie; gravelle ; envies pressante d'uriner; besoin trop fréquènt d’uriner, avec envies pressantes; prurit dans l’urètre en urinant et après; hémorragie par lurêtre ; raideur peu prononcée du membre viril; défaut d’érections ; défaut de pollutions; absence de l'appétit vénérien; impuissance depuis plusieurs années ; éloignement pour l'acte vénérien; propension excessive au coit, pour peu qu'on y pense; envies irrésistibles d'exercer l'acte vénérien toutes les nuits; éjaculation trop prompte; règles coulant trop longtemps et en trop grande abondance; règles que Ja frayeur supprime pour long-temps ; écoulement de flueurs blanches, après des tranchées à la partie inférieure du ventre; lueurs blanches ; coryza; humide; coryza et toux; coryza sec; cine des deux narines, toux après avoir bu; toux sèche, le jour et la nuit; toux sèche, le matin, depuis des
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années; toux et expectoration ; toux avec crachats purulens; élancemens dans le sein gauche; ardeur dans la poitrine en descendant (soda); pression conti-
nuelle à la dernière côte gauche; respiration courte chez les enfans; oppression continuelle de poitrine, le moindre Ne rend la respiration courte ; élancement dans le sacrum, après s'être ployé en deux, quand on se redresse; douleur dans le dos, la nuit ; déchiremens dans les épaules; tiraillemens dans Ja nuque, jusque dans l'occiput, jour et nuit; douleur tiraillante dans les bras; douleur ostéocope nocturne dans le bras; à hdd des bras, même déjà seulement quand on les lève; engourdissement spasmodique des bras pendant la nuit; manque de force dans les bras; douleur ostéocope nocturne dans le coude; poignet raidi par la goutte; -engourdisse.ment des mains; raideur des doigts pendant le travail; déchiremens dans les articulations des doigts; rougeur, gonflement et déchirement arthritique aux articulations des doigts ; raideur des doigts produite par dès nœuds de goutte; déchirement, la nuit, dans les jambes; déchirement dans le genou; raideur du genou; gonflement du genou; ardeur aux jambes ; contraction douloureuse dans les mollets, en marchant; gonflement de la cheville; crampe dans les pieds, froid aux pieds; froid et sueur aux pieds; sueur despieds abondante; gonflement dela plante des pieds; douleur à la plante des pieds, en marchant; renversement des orteils en marchant; crampe dans les orteils; cors aux pieds; douleur dans les cors; sueur dans la journée en travaillant peu; sueur dans la journée, surtout à la face, en se remuant peu; sécheresse de la peau des mains; la peau se fend et se
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gerce çà et là; prurit dans la journée, quand on s’éufr: prurit le soir, avañt de se. coucher; éruption douloureuse au col et sur la poitrine; furoncles; vieux ulcères aux jambes, avec déchirement la nuit, prurit.et ardeur; crampes dans les doigts et les mollets; rétraction späsmodique des doigts et des orteils:; déchiremens dans les bras et les jambes; déchiremens dans lés genoux, les pieds et les doigts; tirailemens douloureux dans les membres; chaleur passagère; varices; varices chez les femmes enceintes; grande dépoditide) à à se donner des tours de reins, à se refroidir; défaut de chaleur au corps; engourdissement des membres, des bras, des mains, dés jambes, le jour et la nuit; insensibilité du bras et de la-jambe; après avoir peu marché, lassitude des pieds et ardeur aux plantes des pieds; débilité intérieure ; lassitude dans les membres; lassitude en s’éveillant ; bâillemens fréquens et somnolence; somnolence dans Îa journée ; sommeil agité, la nuit, avec des réveils fréquens ; sommeil plein de songes; réves inquiétans; rèves effrayans; ; fréquens rétenté la nuit;
disposition à s'endormir tard; les pensées empêchent de s'endormir ; fièvre tierce, avec vomissement acide; après le froid, bouifissure de la face et des mains; susceptibilté; frayeur de tout; humeur capricieuse , irritable; espritinquiet, morose; caractère pleureur; disposition à chercher querelle.
. Une dose modérée, quand le Iÿcopode a été bien choisi, agit avantageusement pendant quarante, cinquante jours ; ét même quelques jours de plus.
:Ona ordinairement recours au camphive pour modérer son action , quand elle est trop violente; mais c'est surtout-la pulsatille qui calme les effets fébriles
auxquels de hautes doses donnent souvent naissance.
Lorsque le lycopode est indiqué homocopathiquement après que le carbonate calcaire a épuisé son action, c’est alors qu'il produit les effets les plus propres à avancer le traitement.
Le sujet est pris de vertiges dans une chambre chaude (au bout de vingt-trois jours). | .
Le metin,ense nr du lit et après, vertiges qui font clÉaéeer : à droite et à gauche (au bout de trente jours).
Avant midi, vertige; tout Gr autour du sujét, qui a de fortes envies de vomir (au bout sé neuf jours). | PAIN
Dès qu'il voit tourner quelque chose, il est pris, pour une heure, d'un sentiment semblable à celui qu'il éprouverait si tout lui tournait aussi dans le corps. |
5. La tète est entreprise et comme frappée de vertige, dans læ matinée, avec un sentiment semblable à Gén que produiraient les yeux trop énfoncés dans l'orbite; en même temps aussi le sujet a de Ja sg à penser et à concevoir. Ah:
Etourdissement tel qu'il ne sait pas où il est.
Vers le soir, stupeur et chaleur dans les tempes et aux oreilles (au bout de quinze jours). dis
Le sujet ne peut pas lire, parce qu'il Hloéatt et confond les lettres; il les connaît et peut les copier, mais ne saurait s’en rappeler la signification. Il sait que le Z est la derniere lettre de l'alphabet, mais il en’a oublié le nom; il peut écrire ce qu’il veut , et le fait avec les lettres qui conviennent ; maïs il est hors d'état ensuite de relire ce’qu'il à écrit.
li peut causer régulièrement sur des sujets élevés,
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même abstraits, mais s’embrouille quand il s’agit de choses ordinaires; il prononce par exemple | ie mot prune, quand il voudrait dire poire.
ro. En pensant, il éprouve comme un vide dans la tête; il ne peut s'arrêter à aucune idée.
La tête est fortement entreprise.
La tête est entreprise, comme quand on a l'estomac malade.
. La tête est entreprise, embrouillée, avec pression sourde à la partie antérieure, comme après la suppression d’un coryza, avec sécheresse de la bouche et des lèvres et soif.
Douleur simple, continue, pendant plusieurs jours, dans toute la tête, plus forte pendant le repos, moins vive en marchant au grand air. 3
12. Céphalalgie ; bruissement dans la tête, semblable à celui que produit une corde de clavecin qui se casse.
Ebranlemeni dans la tête, en marchant pesarnment.
Bourdonnement dans l’intérieur de la tête, avec sentiment de chaleur.
Mal de tête, surtout quand on la secoue et qu’on la tourne.
Chaque pas retentit dans la tête; à chaque mouvement le sujet ressent comme un ébranlement dans le cerveau.