MURIATE DE MAGNÉSIE
afin de pouvoir conserver dans un flacon peuehe Je sel, qui est très-déliquescent. :
Un grain du sel sec est traité comme il a été dit dans le chapitre consacré à la préparation des remèdes antipsoriques. On en porte d’abord la poudre jusqu'au millionnième degré d'atténuation, on dissout un grain de cette poudre dans de l'alcool aqueux, et on secoue deux fois la dissolution. Une goutte de la liqueur est ensuite mêlée avec de l'alcool pur, pour la porter au degré de dilution convenable, à l'aide des moÿens que j'ai fait connaître.
Jusqu'à présent je ne me suis servi que de la dilution au billionnième. On en’ imbibe trois à quatre globules, formant une dose que j'ai vu quelquefois agir pee pes de hAFRñEs jours.
Ce que j'ai à dire jusqu’à présent de cet agent mé: dicinal, se réduit à peu de chose: Mais on doit #en promettre de grands avantages dans les maladiés chroniques , si l’on réfléchit que cest à l'action du ÿmuriate de magnésie sur les nerfs cutanés que tient uniquement la grande utilité des bains de mer dans certaines affections chroniques d’origine pso: rique , abstraction faite toutefois du voyage, de l'éloignement des affaires, et de l'action des vagues ; car, de moins dans la mer du Nord, il y Se à d’une once de ce sel par livre d’eau. <
Cependant comme il ny a aucun médicament antipsorique de qui seul on puisse attendre la güé: rison complète de la gale développée, les bains de mer ne sauraient non plus produire au délà des effets qu ‘on doit espérer du muriate de magnésie luimême, et ce qui reste de la maladie chronique dé-
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mande à être attequé ensuite par les autres remèdes antipsoriques. ,
Ma propre expérience m'autorise à proclamer ce sel comme un puissant antipsorique, et à insister sur Ja nécessité dont il est que les médecins homæopathistes enapprofondissent les symptômes particuliers.
Dans plusieurs cas, il sera nécessaire et salutaire d'étendre davantage la dilution au billionnième , de ja porter au moins Jusqu'à la BE ra ou sextillionnième puissance, afin de l'avoir plus douce et en méme temps plus développée sous le point de vue de ses propriétés dynamiques.
Sans aller aux bains de mer, sans sortir de chez soi, ce médicament, porté au degré convenable de dilution, et administré à la dose que j'ai prescrite, produira tout ce qu’on peut attendre de lui, quandil aura été choisi homæopathiquement, et que le malade atteint d'affection chronique offrira quelqu'un des états suivans : céphalalgies journalières; pulsations dans les oreilles; douleur gravative au foie, même en marchant et en y touchant, mais surtout en se couchant sur le côté droit; gonflement considérable et continuel du ventre, avec constipation; ancienne dureté douloureuse du côté droit du basventre; spasmes hystériques de la matrice et du basventre, qui s'étendent même dans les cuisses, et ont pour suite un écoulement de flueurs blanches; selles marronnées, dures, difficiles, insuffisantes, qui retardent; engourdissement des bras, le matin, en s'éveillant; sueur des pieds, etc.
J'ai vu l'inspiration du camphre calmer une action par trop vive de ce médicament.