Chaleur et sueur, Taprès-midi, par tout le corps
frissonnement ; pendant et après la chaleur, soif. Forte sueur nocturne , deux nuits de suite (au bout de quaratt^
huit heures).
Tous les matins, après quatre heures, sueur abondante. Sueur, le matin, surtout au cou, à la nuque et au front.
SULPHUR. 50t
SULPHUR.
Pour les usages de rbomœopathie, on prend du soufre en biton, qu'on sublime à feu doux : les fleurs, ainsi obtenueSy sont ensuite lavées avec de Tesprit de vin, pour les débarrasser de T acide qui pourrait y adhérer.
Depuis plus de deux mille ans on avait trouvé que le soufre est le plus puissant de tous les moyens contre la gale, sans qu'aucun médecin eût remarqué, ni même soupçonné, que c'est en vertu de l'analogie des symptômes (par homœopathie) qu'il agit ainsi. La gale, qui est si commune chez les ouvriers en laine, occasionne une sorte de rcnujemeni pruriteux^ fourmillant, insupportable-' ment agréable, que quelques personnes désignent sous le nom de prurit voluptueux. Cette sensation cesse dès qu'on a écorché les pustules en se grattant, et fait place à une ardeur, qui persiste même lorsqu'on continue de se gratter. De même, le soufre, pris par une personne en santé, fait nattre souvent des pustules fort analogues, avec prurit ardent, ayant la plupart du temps aussi leur siège aux articulations, et dont les démangeaisons ont également lieu surtout pendant la nuit. Mais cette grande vertu spécifique du soufrecontre la gale n'a été employée, dans le cours de tant de siècles, que pour chasser l'exanthème de la peau, laissant ainsi tout entière la maladie psorique interne, qui se manifestait ensuite sous la forme d'une foule de maladies chroniques, fort différentes les unes des autres.
Il y avait bien des médecins, qui, en même temps qu'ils
(\) Voyez Dictionnnaire de Matière Médicale et de Thérapeutique, par Merat et Defens, Paris, 183i. T. VI, pag. 4i5.
employaient le soufre À Textérieur, le aussi à rintérieur ; mais Tonguent chassait rexanlhèia de la peau, ce qui avait pour inévitable résultat de doona lieu à une maladie quelconque, aiguë ou chroniqiK D'ailleurs, le soufre dont ils se servaient ainsi , était le soufre en poudre grossière, à dés doses qai le rmdai purgatif, et qui ne lui ont jamais permis de guérir à la seul la gale.
Si les eaUx minérales sulfureuses, prises &ï boissoa procurent quelquefois ce résultat, sans adnûoistratkMidD soufre à Textérieur, c'est parce que la nature lui fait sbbir, dans le sein de la terre, tin traitement ânalogae à celui qu'emploient les homœopathes, et qu'ainsi elles dé* veloppent les vertus curatives cachées en lui.
Pendant longtemips j'ai cru qu'il était suffisant de recourir à la teinture de soufre : aujourd'hui, des expériencescomparatives me permettent d'établir que la dyi»* misation du soufre en poudre est la seule préparatîoB sur laquelle on puisse réellement compter.
Dans les cas où le soufre était indiqué homceopathiqœmeot, il a surtout fait disparaître les symptômes suivants :
Irritabilité ; mauvaise, humeur et abattement; timidité; propension à s'effrayer ; propension à pleurer ; regrets inconsolables à l'égard de toutes les actions commises par elle, qui lui semblent mauvaises ; idées religieuses fixes; acds <r anxiété ; anxiété qui force d'ouvrir les vêtemenb et de chercher le grand air ; violence ; mal de tête et difficulté de penser ; faiblesse de la mémoire ; accès fréquents de vertige ; vertige en se tenant assis ; pesanteur de tête en se baissant ; vertige en sortant de table ; afflux du sang vers la tête, avec bouffées de chaleur; mal de tête, la nuit, au moindre mouvement dans le lit ; pesanteur dans la tête; pesanteur à l'occiput; céphalalgie tiraillante, comme si la tête allait éclater, tous les jours ; céphalal-
sdlphur; S03
fie lancinante; cé|diàlalgie pulsative au syliciput ; four* xftillcosMSKt et Igriûasem^oit ' dans la tête; froid: à la tète; tciclie fe)ide aur la tète; clôture des paupiènra le matin ; presbytie; gaae jde^ant la vue; myopw; donleur tirail^ tante dans lés oreilles ; obturation des oreilles eii mah- ^eatit; êurèiédB rotiie; bruijt dans les x>reillesï baardàme^ VÊdkU d'aréittei ; sécheresse dans le nez ; obturation d'une narine ; gonflement inifliinunatoire du bout du nez ; niour chement de $ang; HÙgnement de nezs teint pâle, maladif; rugosité de> la peau du Yxsage; chaleur à la face; taches liép^tiquea sur la lèvre supérieure; mal de dents, le soir; déchaussement des dents ; gonflement de la gencive, avec douleur pulsative ; mal de gorge, qui gène la déglutition ; insipidité des aliments; appétit trop fort; le matin, goût putride dans la bouche ; goût aigre dans la bouche ; répugnance pour les corps gras ; répugnance pour les choses I snerées et acides ; faim canine : oppression de poitrine après fivoir mangé ; rapports acides, brûlants ; rapports amers ; éructations de mauvaise odeur, la nuit, pendant le sommeil ; régurgitation des aliments et des boissons ; malaise avant le repas ; nausées après avoir mangé ; nausées le matin ; gastralgie constrictive , étreignante , aussitôt après avoir mangé; fouillement au creux de Testomac; élancement à Testomac ; élancements dans le côté gauche du ventre, en marchant; élancements au côté gauche de .rombilic, en marchant; élancements dans le bas- ventre; douleur d'arrachement dans le côté gauche du ventre ; douleur constrictive au-dessous de Tombilic; pression chronique à la partie supérieure du ventre ; douleur pressive dans le côté gauche du ventre, à crier, avec constipation; mal de ventre après avoir bu : hypogastre douloureux au toucher; endolorissement, le matin, des muscles du . bas-ventre , comme s'ils étaient trop courts; déplacement de vents; t>orborygmes dans le ventre; selle
9M MALADIBS CHRONIQUES.
dure; selle tous les deux mi trois! joars» seuiemént; selle involontaire en urinant ; chute du rectum pendant une selle laborieuse; élancements à Tanui en allant à la selle; prurit à l'anus; pissefnent au lit^la nuit; peu de puissance génitale; éjaculation' irop prieipiiée pendant le cciU; sueur fétide aux parties génitales; prurit et ardeur à la vulve; avance des règles; sang menstruel peu coloré; pression sur les parties génitales ; prurit à la vulve avant les règles ; mal de tête avant les règles ; flueurs blanches.
Coryza; enchifrènement; âpreté dans le larynx; fourmillement dans le larynx, qui excite à tousser; toux peu-dant.la nuit; touœ continuelle, avec fièvre, crachement de sang et point de côté ; difficulté de respirer; asthme, avec sifflement et ronflement dans la poitrine et palpitations de cœur ; accès de suffocation pendant la nuit ; plénitude dans la poitrine; pesanteur dans la poitrine, le matin; lassitude de la poitrine par Teffet du chant; élancements dansle sternum; élancements àtraversla poitrine, jusque dans r omoplate gauche ; ardeur dans la poitrine; pression dans le sternum ; prurit aux mamelons ; mal de reins ; craquement dans le sternum ; douleur dans le dos après un travail manuel ; tiraillement dans le dos ; tension à la nuque; tressaillements dans Tarticulation du bras; tiraillements dans les articulations du coude, de la main et des doigts ; gonflement des bras : sueur à la paume des mains ; tremblement des mains en exécutant un travail délicat; engourdissement de quelques doigts; fourmillement au bout des doigts et des orteils ; taches rouges aux jambes; élancements dans la cuisse, en marchant vite; pesan^ leur des jambes ; froid aux cuisses, avec sueur aux jambes, le matin ; dans le lit; faiblesse dans les genoux et les bras; fourmillement dans les mollets et les bras ; douleur de luxation à l'articulation du pied ; raideur de Farticulation du pied ; sueur aux pieds ; inquiétudes dans les
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pieds ; érysipèle à la jambe ; froid aux pieds ; froid et raideur aux orteils ; froid aux pieds et aux mains ; ampoules aux orteils ; engelures aux pieds ; sueur aux pieds ; secousses dans les membres en se tenant assis ou couché ; dou-* leur dans le genou et les autres articulations ; éruption ortiée ; prurit par tout le corps ; taches jaunes au corps ; ecchymoses à la suite de légers coups ; sensibilité à Pair et au vent ; bouffées de chaleur ; engourdissement des meoGibres ; douleurs lancinantes ; tremblement intérieur ; tressaillements musculaires ; propension à contracter des efforts ; syncopes et spasmes ; inclinaison de la tète en marchant ; somnolence dans la journée: sommeil trop •prolongé la nuit; sommeil non réparateur; envie de dormir après . le dîner ; coliques pendant, la nuit , soubresauts pendant le sommeil ; sursauts pendant le sommeil ; insomnie; sommeil trop léger; insomnie, la nuit, à cause de fourmillements dans les mollets et les pieds ; rêvasseries inquiétantes; rêves effrayants et parler pendant le sommeil; hallucinations, le matin, en s' éveillant; soif, pendant la nuit; sueur, jour et nuit; sueur, pendant la nuit; sueur aigre, toutes les nuits; sueur, le matin; forte sueur pendant le travail.
Abatlément.
Abattement, indifférence.
Tristesse, découragement.
Accès fréquents, dans la jouniée, pendant lesquels elle se croit
très-malheureuse, sans sujet, et souhaite la mort. 0. — Tristesse, pusillanimité, lassitude de la vie. Désespoir, jour et nuit, avec beaucoup de soif et peu d'appétit,
quoiqu'elle avale les aliments avec précipitation. Inquiétudes au sujet de sa maladie.
Hypocondrie profonde et soupirs (la première semaine). Tristesse, toute la journée, sans cause (le second jour). 10. — Tristesse et disposition à pleurer. Elle trouve son état très-af&igeant et s'inquiète de l'avenir.
Grandes ioquiélades, et changement d'humeur. . Grande anxiété, le sou*, au ht, qui empêche de dormir, pendal . une heure, mais sans palpitations de cœur.
Anxiété, timidité (le second jour).