partie de la bouche
S 14. — Abarakku me parait être le chef du collège des aruspices'. Les femmes avaient aussi leurs devins; cf. K 549 où est cité l'abarakku de la mère du roi.
S 15. — Quelques-uns des textes publiés dans ce recueil renferment des
dialogues où un personnage demande des explications sur les présages (cf. Fascicule 1, page 13, 1. 4 et suivantes); il s'agit du prêtre qui interroge son dieu sur des signes qu'il remarque dans la bète immolée; le dieu lui répond. — Ailleurs, nous avons, au milieu du texte, des gloses, variantes et synonymes des mots à expliquer, cf. Fascicule 1, page 38, où on lit : -=Y£ = enû, + {# nabalkutü; page 39, |. 2 : alàlu = Saqälu; |. 11, assukku = kirbänu.
1. Les dügil isguré formaient une classe spéciale des augures; c'étaient les auspices. (B.A, I, page 217.)
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INTRODUCTION IX $ 16. — Dans le dernier numéro des Proceedings of {he Sociely of Biblical Archacology, j'ai donné une traduction d'un passage de K 4030. Comme cette traduction n'est qu'hypothétique, j'en propose une autre qui paraît plus vraisemblable. En donnant au mot wlsürlu le sens de « bas-relief » on a : Si sur le sommet d'un palais, l'extrémité d’un bas-relief est endommagée, etc.
Si sur la ? d'un palais, l'extrémité d'un bas-relief est endommagée, etc. Si au milieu d'un palais, l'extrémité d'un bas-relief est endommagée, etc. Si à la base d'un palais, l'extrémité d'un bas-relief est endommagée, etc. Cette dernière traduction est peut-être plus exacte que celle que j'ai proposée antérieurement et je n'hésite pas à la signaler. Tout dépend du sens qu'on donne à ulsürlu. Quant au ET TT il signifie aussi bien « bord, extrémité » que « doigt ». Il ressort de tout cela que, les conclusions de ma note publiée dans les Proceedings pourraient être erronées. — Mais les deux traductions peuvent se soutenir. Lire dans la transcription donnée dans les Proceedinss 4 fois : palkat et non paläkat.
S 17. — Pour ce qui est des « dessins » qui ornent K 1999, je n'ose pas en donner une explication. Je me contenterai de faire remarquer que le commentaire indique qu'il s’agit de quelque chose de recourbé. J'ignore quelle partie du corps de l'animal est QE EXC. Dans le premier fascicule, page 37, |. 18, on lit : Summa ubänu QE EX enita ana pani-ka. L. 19, ibbalkat-ma... L. 20, annitum utsürtu $a... Ce qui peut se traduire ainsi : Si l'extrémité du QE EÇXCY (partie du corps de l'animal) est tournée (courbée) de ton côté (ibbalkatma synon. de enita), tel est le dessin (la forme). L'on voit, ce texte renferme des explications données au jeune devin qui apprend son métier.
$ 18. — George Smith dans son « Æarly History of Babylonia » (T.S. B. À., vol. Ï, page 41) mentionne un texte astrologique où il est question d'un ancien roi Ibil-Sin (Ine-Sin). Ce texte est coté Sm 1224.
Ces quelques lignes suffiront pour montrer l'intérêt qui s'attache à l'étude des présages ; j'exposerai plus en détail et ailleurs les recherches que j'ai entreprises sur ces documents ; il y a encore trop d'obscurité et d’incertitude pour qu'il soit possible de formuler autre chose que des hypothèses. A côté de textes très faciles à comprendre, se trouvent des documents dont l'interprétation est difficile du fait des idéogrammes nouveaux ; le sens général se laisse tout au plus deviner. En terminant cette courte introduction, je
x INTRODUCTION
tiens à remercier M. Pinches, qui a bien voulu revoir pour moi les deux derniers textes de ce fascicule ainsi qu'un passage de K 3998. Je dois à l'amabilité des directeurs du British Museum d'avoir pu joindre à ces documents une reproduction phototypique de K 1999:
Genève, octobre 1896.