‹ Documents authentiques et inédits pour servir à l'histoire de la marine normande et du commerce rouennais pendant les XVIe et XVIIe siè cles [microforme]Chapitre 3 sur 24 · Acte authentique consiatant la présence de Molière · texte numérisé non relu

Acte authentique consiatant la présence de Molière

à Rouen en 1643, avec fac-simile de Pécriture de

Molière; Rouen, Cagniard, 2 pp.

Ces mémoires ont été publiés dans la Revue de Normandie, et ensuite: tirés à part, à l'exception toutefois des Notes sur les imprimeurs et libraires.

Le Palais de Justice et les procureurs près le Parlement de Normandie, 1865; Rouen, Boissel, 56 pp.

Nouvelles glanes historiques normandes puisées exclu-

sivement dans des documents inédits (Les Normands

au Canada; Recherches sur les anciens bureaux de police de Rouen.

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Suite du même mémoire relatif à la police des pauvres et à la police de la peste, 1873, 1874; Rouen, Boissel, en tout 157 pp. Éditeur M. Augé.

Les plaids à masse; Rouen, Boissel, 1874, 20 pp.

Le château de la Motte en la vallée d’ Yonville; Rouen, Boissel, 1876.

Ces cinq derniers mémoires furent publiés dans le Précis analytique des travaux de l’Académie de Rouen, et ensuite tirés à part, à l'exception de la Notice sur le château de la Motte.

Tous ces ouvrages, sans exception, sont précieux, à consulter, à cause des documents, pour la plupart inédits, qui s’y trouvent reproduits ou analysés. L'acte constatant la présence de Molière à Rouen, le marché qui révéla, en un artiste rouennais à peu près inconnu, Massiot Abaquesne, l’auteur incontestable des pavés émaillés du château d’Écouen, furent surtout remarqués. Le mémoire intitulé Pierre Corneille (le père), etc., appela l'attention publique sur le modeste logis que notre grand tragique avait habité dans sa jeunesse, et qui devenait plus précieux, par suite de la démolition regrettable de la maison de la rue de la Pie. Déjà l'existence de ce logis et la preuve de sa possession par la famille Corneille avaient, il est vrai, été établies par M. Ballin, dans son Essai de la statistique du Grand-Couronne, d’après les recherches de M. Legendre. Mais cette découverte était passée inaperçue. Le Mémoire de M. Gosselin eut le mérite de la remettre en lumière et l’heureuse chance de rencontrer,

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en M. Frédéric Deschamps, un lecteur qui en comprit l'intérêt et sut le faire comprendre à ses collègues du Conseil général. C'est à la généreuse initiative de M. Deschamps que l’on doit la conservation de la maison du Grand-Couronne, devenue propriété départementale et récemment restaurée de la manière la plus heureuse, aux frais du département, par M. Desmarest.

On sait que les autres mémoires relatifs à Corneille ont fourni de précieux renseignements aux nouveaux biographes de notre poëte. On sait aussi que l’opuscule : Le Palais-de-Justice et les Procureurs, et le mémoire portant pour titre : Des usages et mœurs de Messieurs du Parlement, forment comme le complément nécessaire du grand ouvrage de M. A. Floquet.

Les Recherches sur les origines et l'histoire du Théâtre à Rouen avant Corneille furent écrites en réponse à la question proposée, comme sujet de concours, par l’Académie de Rouen, et furent couronnées par elle, sur le rapport de M. Deschamps, lu en séance publique.

Cette Société savante avait admis M. Gosselin parmi ses membres, le 4 février 1870. La Société Rouennaise des Bibliophiles le choisit pour président, au moment de sa fondation, et ce fut pour elle qu'il édita, en 1871, le Discours du siège de la ville de Rouen au mois de novembre 1591, imprimé à Rouen, chez M. Boissel. Une autre Société, celle de l'Histoire de Normandie, l’élut membre de son Conseil en 1875. M. Gosselin appartint aussi, pendant plusieurs années, à la Société des Antiquaires de Normandie.

Il avait été nommé officier d'Académie le 19 août

La vie sédentaire à laquelle il s’était condamné, surtout depuis qu'il logeait au Palais-de-Justice, altéra sa santé et eut enfin pour conséquence une grave maladie, dont les premières atteintes se firent sentir au mois de juin 1875. Malgré.les soins dont l'entourèrent trois fils affectueux et une femme du dévouement le plus admirable, cette maladie s'aggrava et nécessita une opération cruelle, qu’il supporta de la manière la plus courageuse et avec assez de sangfroid pour pouvoir compter exactement, seconde par seconde, le temps de sa durée. Cette opération prolongea sa vie, mais ne put rétablir sa santé qui resta chancelante et exposée à de perpétuelles défaillances. Cependant il se montra toujours non-seulement résigné, mais affable et gai, s’entretenant volontiers avec ses amis et prenant toujours le même intérêt aux études qui avaient passionné les dernières années de sa vie. Gloué sur son lit pendant des semaines entières, on le voyait, dès que ses souffrances lui laissaient quelque trève, repasser les notes qu'il avait recueillies, les classer du mieux qu'il pouvait, et en ébaucher l’analyse d’une main mal assurée, Ce fut dans cette position qu’il composa les Recherches qui paraissent en ce moment, en tête desquelles figure cette simple Notice, écrite par un homme qui l’a beaucoup aimé et qui a été à même d'apprécier les rares qualités de son esprit et de son cœur.

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1876. Il vit arriver sa fin avec une parfaite sérénité d'âme, en homme de foi et de courage, dont toute la vie avait été exempte d'envie, consacrée au travail, et animée par le sentiment du devoir et par le respect

.de la religion.

Nous ne pouvons mieux finir cette Notice qu’en empruntant quelques lignes au discours prononcé sur la tombe de notre regretté confrère, par M. l'abbé Julien Loth, secrétaire de l’Académie de Rouen :

« Fut-il un écrivain, ce consciencieux érudit, et chercha-t-il à envelopper sa science des formes séduisantes d’un style harmonieux et délicat? Nul ne s’en occupera vraiment, en considérant l'importance et le nombre des matériaux qu’il a préparés pour l'édifice de notre histoire. Ce que tous savent, c'est qu'il était de cette race de savants aimables, modestes, bienveillants , prêts à tous les labeurs et à tous les services, qui mettent leur joie à obliger et à instruire, et dont la bonté serait moins vite épuisée que le savoir. »

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