‹ Documents biographiques sur J.-F. ReubellChapitre 82 sur 153 · V. II, 273, courte notice sur Reubell · texte numérisé non relu

V. II, 273, courte notice sur Reubell

313. — Baunor. Notes historiques sur la Convention nationale, le Directoire, l’Empire et l'exil des votants.

Paris, 1893, in-8°.

V. p. 118 : « Reubell n’avait d'autre mérite que les connaissances chicanières d'un petit tribunal et sa haine pour les sociétés populaires ». |

314. — Lonuparp (de Langres). Mémoires anecdotiques pour servir à l'histoire de la Révolution française.

Paris, 1823, 2 vol. in-8°.

Raconte(l, 223) une entrevue de l’auteur avec Reubell pour obtenir la radiation de son père, inscrit sur une liste d'émigrés.

Ces mémoires, très alertes et spirituels, sont très fantaisistes. Ils ont paru en grande partie dès 1819 sous le titre de Souvenirs, ou recueil de faits particuliers et d'anecdotes secrètes pour servir à l'histoire de la Révolution. Le maréchal Lefebvre dont le témoignage était cité

à plusieurs reprises, obligea Lombard à retirer ce livre du commerce. Le maréchal étant mort en 1820, Lombard fit paraître, d’abord les Mémoires d’un sot, puis les Mémoires anecdotiques.

315. — Duchesse d’Asranrès. Histoire des Salons de Paris ; tableaux et portraits du grand monde sous Louis XVI.

Paris, s. d. 4 vol. in-8°.

V. II, 453, notice sur Reubell : « C'était un homme probe en conduite politique ». S'est toujours « défendu victorieusement» des accusations portées contre lui en même temps que contre Schérer et Rapinat.

316. — Opinion de Du Pont de Nemours sur Bonaparte dans une lettre à Reubell. (16 ventôse an 4.)

Révolution francaise, 1898, p. 376.

Reproche à Bonaparte d’être Corse, et ancien ami des Robespierre. Rappelle à Reubell qu'il doit savoir « ce que c'est que les Corses… ils ont tous leur fortune à faire ». Il est dangereux de confier à deux Corses, Bonaparte et Saliceti, l’'arméed’Italie « notre dernier espoir, si la guerre continue ». Il vaudrait mieux faire la paix. Au dos de l'original de cette lettre est le brouillon de la réponse de Reubell, daté du 17 ventôse an 4 :« Mon cher ancien collègue, j'aimerais mieux faire vingt traités de paix que de participer à un seul choix de général. Si tu veux donc nous indiquer des moyens sûrs et honorables de faire la paix, je suis prêt à te lire. Je te salue, t’embrasse et te plains aussi ». Du Pont prit l'invitation au sérieux et envoya le jour même à Reubell un véritable mémoire sur la paix, sans grande valeur du reste.

(Communiqué par Mr° de Cendrecourt).

317. — Report on the manuscripts of J. B. Fortescue, esq. (British Historical manuscripts commission).

Londres, 1892-1910, 7 vol. in-8°.

Voir t. IT, p. 160, une note adressée le 15 décembre 1795 par Regnier, agent des princes, à lord Grenville, et t. IV, p. 38-39 une autre analogue, de décembre 1797, adressée à Louis XVIII. Dans la première, Reubell est qualifié « homme sans talents et très opiniâtre » et représenté comme anglophobe; dans la seconde, il est * dit qu’il « agiote, boit, s'enivre souvent ; il prend intérêt dans tous les marchés des nouveaux entrepreneurs, parmi lesquels on remarque Tallien et Bentabole ». Il est représenté comme préparant,

d'accord avec Merlin et en employant comme second Reverchon, un prochain retour de la terreur. Il y a de nombreuses erreurs, mais quelques traits justes, dans le reste de ces rapports.

318. — La France et Paris sous le Directoire, lettres d'une voyageuse anglaise, suivies d'extraits des lettres de Swinburne (1796-1797), traduites et annotées par Albert BABEau.

Paris, 1888, in-12°.

V. p. 268, extrait d’une lettre de Swinburne du 29 novembre 1796

décrivant l'audience publique du Directoire etla réception des pétitions par Reubell.

319. — Maccer du Pan. Correspondance inédite avec la Cour de Vienne (1794-1798, publiée par André Micuec).

Paris, 1884, 2 vol. in-8°.

Voir notamment l, 358, 384, 402, 493, Il, 12, 43, 82, 141,209, 261, 269, 274, 285, 313, 344, 349, 351, 360, 384.

Courtes allusions à Reubell, presque toutes injurieuses ou diffamatoires, et souvent fantaisistes. /Par exemple, Il, 274, Poterat serait à la veille &e devenir ministre des relations extérieures, ayant

« promis 200.000 francs à Me Reubell et à la maîtresse de Barras ». Poterat était alors en pleine disgrâce.)

Page 1