‹ Documents classés de l'art dans les Pays-Bas du Xe au XVIIIe siècle (volume 2)Chapitre 20 sur 21 · PL. T · texte numérisé non relu

PL. T

entablement convaincu de l'utilité' de répandre dans les Pays-Bas l'étude des œuvres de //-. ShHo4SJIEü^ SETfLIO. un de nos artistes, TIETfRE COECK, qui avait séjourné en Italie.

if | A entreprit de traduire en français et en flamand les cinq premiers livres d'architecture de son

III ) savant confrère de Bologne. Ces traductions, toutes in folio, ont paru successivement à Anvers.

11%/ ehe\ le traducteur, d'abord les deux premiers livres sans date, le iiic en i5i6, le ivc en 1 53g et ce

a /Vu ne fut qu'en 1 553 trois ans après la mort de l'artiste que CMcTRIE VE%HVLTS sa veuve publia eë Renient à Anvers la traduction du ve livre. SE%LIO avait dédié ses œuvres àjqRMMCOIS v\\% Il COECK, peintre de l'empereur CHM^LES QVIVfT et de éMMÜJE. reine de Hongrie,

sœur du puissant monarque, offrit à cette dernière l'édition pour laquelle il composa le remarquable frontispice qui nous occupe. <[Me4<RIE d' Autriche, naquit à Bruxelles le i3 Septembre i5o3 .elle épousa en 1 5s i LO VIS JMGELLOiEQ, roi de Hongrie qui fut tué à la bataille de Mohats en i526, en 1 53 1 CHc4%LES QJTC\T lui confia le gouvernement des Pays-Bas. Sous l'administration de cette princesse.les sciences et les arts furent particulièrement en honneur, elle continua aux savants et aux artistes la protection que leur avait accordée sa tante éM?AcRGVEcRITE d Autriche. TIETÇRE COECK, nous l’avons dit, devint son peintre favori comme rBErR?fe4‘RL> OTÇLF.Y et JE&EK oMOSTMEO^T avaient été ceux de .çMofflG VFERITE et c’est à JqACQ}’ ES “DE ‘BREVCÇfson architecte que VALERIE de Hongrie confia la construction des villas quelle fit bâtir à Mariemont et à Bruche. La régente contribua à l’édification de la chapelle du Sacrement de Miracle construite d' après les plans de I architecte WYEV^HOVFV^ sur l'empla¬

cement de quatre des chapelles adossées au chœur de la collégiale des Saints Michel et Gudule à Bruxelles. Ce fut PHILIPPE TOELMTfffiÇpY , seigneur de Molenbais quelle chargea déposer, le 18 Février 1 533, la première pierre de la construction nouvelle dont le grand vitrail, qui la représente avecLOVIS II de Hongrie, est encore un don de la princesse. On sait que ce fut JEAÜS! H24ECK * Ge laesmaeker * à Bruxelles qui exécuta cette belle verrière d'après les dessins de <? MICHEL COXIF..

En 1 555 après 24 ans de séjour dans les Pays-Bas la sœur de CHARLES QJTTfT retourna en Espagne où elle mourut en 1 558 peu de jours après le puissant empereur . Le portrait que nous reproduisons est gravé par TlE'RfRE 'DE JOT>E, le jeune, il figure dans l'ouvrage qu'il publia à Anvers et qui a pour titre “ theatrum Pontificum, Imperatorum,

Regum pace et bello illustrium. « La haute

compétence de TIEPfRE COECK. comme maître ornemaniste, est suffisamment démontrée par la composition du frontispice reproduit en tête de notre 18e cahier et par celle des entourages que nous avons publiés (litt. e. pl. 3). La science décorative de ce maître se manifeste d'une façon plus complète encore dans l'agencement des remarquables arcs- de -triomphe qu'il fut chargé d'ériger à Anvers pour Ventrée joyeuse de THIL1TTE II [litt. a . pl. 2) compositions gigantesques qui furent pour l'artiste flamand l'occasion des plus grands succès et qui mirent en évidence ses vastes études et son talent d'architecte. Chargé bientôt après par THIELRRY rBE êMOELEüfERE de l'ornementation de l'hôtel de ce riche bourgeois d' Anvers, il allia dans son splendide projet, delà façon la plus heureuse, l’architecture à la sculpture et à la peinture, nous ferons apprécier son talent de sculpteur en reproduisant (litt. c. pl. 16) la belle cheminée qui ornait l'hôtel de Moelenere. On conserve au Musée du Steen à Anvers, les admirables cariatides et les bas reliefs qui autrefois décoraient à l'extérieur une loge du même hôtel, ainsi que le manteau de la cheminée d'une de ses salles. G‘RciLPH ILS nous apprend que la statue d' Antigon le géant d.' An-

vers est l’œuvre de THEIERE COECK. Les liggeren de St-Luc mentionnent que T! ER RL COECK fut teçu franc maître de cette guilde en i527 et qu'il en devint le doyen en 1 537- On compte parmi ses eleves plusieurs peintres estimés PIERRE C Lcd YS. GILLES T)E Loi NEE, le peintre montois WJCOLcAS 7qjEVCQ.4STF.EL. surnomme

cv/co/ MS L YCI'DFI . et le joyeux PIETFRF. rBcREVGEL, le vieux, qui devint son gendre et dont le mente seul suffirait 'miur^Ulustrer celte école. D après une quittance conservée à la bibliothèque royale de Bruxelles, PI EffiRE en, cl ^reconnaît avoir exécuté un vitrail pour [église de Notre-Dame <i Anvers. Comme on le voit le grand propagateur de la Renaissance aux Pays-Bas était un artiste complet, peintre, sculpteur, architecte, graveur, car il exécuta lui-meme les vlanches de ses traductions deSE%UO et celles de [entrée de THII.rPTF. Il a Anvers. Ce fut le 16 Décembre i55o que PIEWRE COECK mourut à Bruxelles, comme le mentionne un épitaphier manuscrit de l eglise St-Gery en cette ville conservé dans les archives communales de la capitale du Brabant.

ÏES en formes d'aiguières. Ces ustensiles pourvus d’une anse et d’un pied reposent gêneraient sur un plateau ; car pendant le Moyen Age et pendant la Renaissance on s en servait dinairement pour donner à laver avant et après les repas. Le plus souvent les aiguieres sexecuient en métaux précieux repoussés et meme rehausses de, pierreries - parfois on ks décora t unaux. On trouve aussi des aiguières fabriquées en terres-cuites emadlees. Hfiys \4C\' ‘D/f Z PRIES n'a publié que quelques planches d ustensiles. Ces accessoires de re de la décoration des appartements et surtout de leur ameublement donnaient matières dès études trop intéressantes pour ne pas exercer l’imagination si fec^ff^e Jb ^dl/uiTlls une époque où l'artiste s'occupait de tout ce qui constitue l immeuble et le meuble depuis les ndations jusqu'aux détails de la décoration, jusqu aux menus objets mobiliers 2

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