FÉVRIER
armi les graveurs du XVIe siècle, classés au nombre des maîtres ornemanistes les plus remarquables des Pays-Bas , figure clDT{/E^ COLLoAETtf qui vit le jour à Anvers en i56o. Fidèle aux traditions de son époque, cet artiste se perfectionna dans son art pendant un séjour qu'il fit en Italie ; à son retour , il composa et grava plusieurs recueils dont quelques-uns furent édités par T MIL ITT H GoALLF. -'■IDERI ElEf COLLcAEKJ en publia aussi lui-même , comme le témoigne notamment son livre des poissons, “ piscium vivœ icônes in œs incisce et e dit œ ab ziDll r.OLLQ/lDfDO. » Son infatiguable burin reproduisit plusieurs des œuvres de STT^zIDaiEf. d'HEEURt GOLTZ1VS, de fB'keRî?>Q“tcRfD, de .S7:7ïc7.sT// l\' V‘Rl21J^C.X . etc. L'entourage qui sert de frontispice à notre i4me cahier, encadre une composition que ce dernier maître, exécuta pour être distribuée, le 18 Octobre 1614, aux membres de la Gilde de St- Luc pendant l'office divin que la corporation faisait célébrer, le jour de la fête de son patron, à son autel, dans l'église cathédrale d'Anvers. z-iDcRtFj^ Ct >/./ ■-/ EUT avait été reçu à cette Gilde en i58o, il en devint le doyen en i5gy, et mourut en 1618. pl. /.
"■/.WMI'.VOU cOêMrP?écRTISMEüfjTS que nous signalons spécialement aux ornemanistes et aux peintres-verriers.. hUCQU ES DE VCR1 EE^DT . surnommé J I. omis du nom de son grand-père fl. omis DE V‘RJ/ EifDT, excellait surtout dans ces deux genres ; il était en même temps graveur et s'appliqua particulièrement à vulgariser les types de décoration dont nous reproduisons quelques beaux spécimens. Cet artiste naquit à Anvers en 1 5 i o, il y fut reçu dans la Gilde de Saint Luc en 1546 et mourut le 3 Octobre 1570. Ses cahiers de compartiments édités par Jl-.T{OaME COCK obtinrent un grand succès. Nous voyons plusieurs des compositions qu'ils renferment employées à orner des publications importantes de cette époque notamment la géographie d H vlêM OTITE LI VS. PL. 2) 5 g
O'RT ES présentant les types caractéristiques de trois époques et des motifs de décoration bien différents. La porte de la maison dite - Gemeen landshuis van Delfiand « de même que toute la façade de cette belle construction reproduite litt.m. pl. 4, est exécutée en pierre de taille bleue ; eile est érigée en plein nord et ce n'est que vers le milieu du xvne siècle qu on la peignit en gris. 7 ous les détails de cette œuvre intéressante sont remarquablement fins et dans le meilleur état de conservation. Le nom de l'artiste auquel on doit cette pittoresque construction est inconnu. T) ER, K Vo-EEf TïLEYSWYK. dans sa description de Delft écrite en 1667, parle longuement de la maison qui nous occupe. Sa façade rappelle les compositions des KF.LDEcR*M<ylEtlS auxquels on doit tant d édifices importants dans diverses localités des Pays-Bas. Les armoiries placées au dessus de la porte sont peintes, et bien que cette décoration ne soit ni à l'échelle de la façade, ni en rapport avec son style, l'artiste est frappé de l’effet saisissant et remarquablement orgjnal produit par cette tache brillante et colorée jetée, deux siècles après, au milieu de ces details si merveilleusement fouillés. La porte de la ville de Dordrecht est une œuvre éminemment artistique ■ le parti décoratif adopté à une certaine brutalité qui donne à cette conception une allure particulière. Le motif central ne se combine avec aucune des lignes de la construction, la sculpture est vigoureusement enlevée; il suffit de visiter Dordrecht, cette cité jadis si opulente, pour constater qu'une école importante devait y avoir eu son siège. Un demi siècle, en effet, avant la construction de la porte que nous venons de contempler, le sculpteur J EaEEfTET^VEE^, n exécutait-il pas pour la grande église les incomparables stalles que nous avons reproduites ? litt. s. pl. 2-7, et nous n'hésitons pas à attribuer à cet artiste hors ligne l'exécution de la splendide porte de l'ancienne monnaie ; les stalles s'exécutaient de 1 538 à 1542, les deux pilastres de la porte de la monnaie portent le millésime de 1 555 , c'est le même principe de décoration, la même symétrie des masses, la même finesse et la même variété des détails. pl. o, 4, rj ET{T{0^ à deux rampes conduisant au beffroi adossé à la façade principale de l'ancien poids de la ville de Zutphen, plus tard le * Wijnhuis Vrede. » Le galbe des balustres et certains détails de la porte principale, et des entrées latérales ne sont pas irréprochables ; mais la plupart des motifs d'ornementation sont d’une originalité incontestable, notamment les anneaux formant bossages autour des fûts des colonnes, et le tracé des panneaux à inscriptions dont les artistes de cette époque faisaient un si fréquent usage. Nous remarquerons encore que les allégories sculptées dans les deux écoinçons de la porte principale sont en rapport avec la destination de cette entrée du local où avaient lieu les pesées. La tour porte la date de 1627, c'est l'œuvre de l'architecte JOHeLEf SCHUTS. pl ^
>JDS DE VILLE de Deventer dont tous les détails appartiennent encore à l' architecture ogivale bien que construit au xvie siècle ; l'importance de ce pittoresque édifice témoigne de ï ancienne prospérité commerciale, agricole et industrielle de cette vieille cité qui faisait partie de la Hanse. Le ‘ perron à deux rampes sous lequel avaient lieu les pesées est une ajoute qui ne manque pas de caractère et d'originalité ; la balance était suspendue à la console en pierre placée au centre de l’édicule. Cette annexe doit être une création de l'artiste qui a conçu la belle maison (litt. m. pl. 5 J construite dans un enfoncement de la place du Brinck. PL. 8
OTyToAIl. placé dans l'angle du transept et du bas côté nord de la grande église de Slc- Walburge à Zutphen. Malgré sont état de délabrement nous avons tenu à présenter cette élégante construction comme un exemple à consulter, l'heureux agencement de l'ensemble résultant des nécessités de la construction ; l'emploi d éléments simples, la disposition originale des arcatures ajourées qui décorent les deux écoinçons sous la balustrade, nous ont parus dignes d’attirer l'attention. PL 10
LITT. P