‹ Documents classés de l'art dans les Pays-Bas du Xe au XVIIIe siècleChapitre 11 sur 14 · MARS · texte numérisé non relu

MARS

Jos. Mars. Anvers.

ien dë plus instructif ; rien de plus intéressant à consulter que les « Descrip- * tl0ns de tout le Pats-Bas, autrement dict la Germanie inférieure ou Basse " Allemagne, par messire L&DOVICO GVICCIcâ'R'DIfrçi, Patritio Florentino.» Cet important ouvrage donne les détails les plus précis et les plus étendus; c'est le premier de ce genre consacré à notre pays , c'est le premier encore qui s occupe de notre gloire artistique, il nous a conservé une foule de détails précieux sur nos anciens maîtres. LV'DOVICO GVICClQâTfDHNf . naquit à Florence, le i g Août 1 52 1 . Son père JoéCCrPO GVJCCIq#1ÇDI&ÇI, était praticien de Florence. Cammil la d'Agnolo des Bardi était sa mère. JoACOTO G V1CC1A ‘RjDIC^I avait dix enfants, il lui fut impossible de leur faire à chacun une position à Florence, un de ses fis s'établit à Livourne, un autre se fixa à Londres, LV^DOVIC.O alla résider aux Pays-Bas, et y trouva une seconde patrie. Le noble florentin fixa sa résidence à Anvers ou il était déjà installé en 1542. Cette cité commerciale par excellence était, vers le milieu du xvi* siècle un centre de négoce de tout premier ordre pour la vente des produits du midi et du nord de l'Europe et comptait alors plusieurs négociants et banquiers florentins. Le jeune italien trouva à Anvers le meilleur accueil et y devint bientôt facteur ou syndic de commerce ; il entreprit évidemment son remarquable ouvrage dans le but de faire connaître notre pays à l'extérieur et d attirer che\ nous les négociants étrangers, il se proposait d’ouvrir ainsi des voies nouvelles à notre industrie , à notre commerce , à nos productions artistiques. Ce livre donne droit à son auteur à l éternelle reconnaissance de la nation. La description des Pays-Bas fut dédiée à TH 1 LUTTE II le 20 Octobre 1 566, le frontispice quenous reproduisons porte deux inscriptions chères au puissant monarque « Nec spe nec metu * est sa devise ordinaire ; on la retrouve sur le revers d un jeton de i566, frappé aux Pays-Bas à l'occasion du secours accordé par le prince aux chevaliers de St-Jean pour la délivrance de Malte envahie par SOLHMoAÜ^ II ; la seconde *jam illustrabit omnia » figure aussi sur le revers d'une médaille frappée par les habitants des Pays-Bas pour témoigner leur joie de la victoire de St-Quentin qui débarrassa la Flandre des malheurs dont elle était menacée. Cette victoire valut à THI1.ITTF. II le titre « d'invincible. » On ne possède jusqu'ici aucun renseignement biographique concernant COT&fElLE £MVI.LE%, qui grava la planche du frontispice, le livre des comptes que CHTJSTOTHE TLvtVfTIWl annotait avec tant d’exactitude, mentionne uniquement que ce graveur travailla de 1 564 à 1 566 pour le célèbre typographe

EToATLE meuble ou retable portatif d'un travail extrêmement intéressant ; il est construit en bois pour ce qui concerne sa structure générale et tous les éléments de sa décoration architecturale, socles, colonnettes, entablements, moulures, amortissements. Sont également exécutées en bois les sculptures qui complètent les silhouettes latérales et celles du grand motif du couronnement. Le bas-relief ** la mise au tombeau » reposant sur l'entablement principal est en albâtre sans polychromie. L’ornementation en pâte ne s'applique qu'à la décoration des fonds unis des panneaux, des frises et à celle des riches pilastres disposés derrière les colonnettes complètement dégagées. Toute cette sculpture appliquée est particulièrement fine, trop fine peut-être dans l'ordonnance générale, elle est évidemment inspirée des arabesques italiennes et contraste jusqu'à un certain point avec la décoration exécutée en bois et en albâtre, bien flamande celle-là. La composition qui occupait le centre de cette belle conception devait être exécutée en albâtre. Nous avons eu sous les yeux plusieurs spécimens de ce genre de retables, nous n'en avons jamais rencontré de plus importants et de plus richement ornés, le décor en est généralement or et bleu a{ur. (Hauteur totale i,mio). PL. 2

ELIV'Rj: en vermeil avec ornements en argent et cabochons en cristaux de roche, elle recouvre des manuscrits sur parchemin de différentes époques. Rien de plus simple, rien de mieux combiné pour l'ensemble et pour les détails que cette riche couverture qui doit son éclat à l'heureuse combinaison de ses métaux et qui valut au précieux évangèliaire de l'églisede St-Jean Baptiste, à Zutphen, le nom de « livre d'or , » comme l'indique une pièce jointe au curieux manuscrit ; on y lit : « aliisque ecclesiae nostrae statutis in librù nostro aureo contentis et per nosjuratis praemissa omnia et singula annecti...- Les fermoirs ornés defiligrammes , les plaques de recouvrement, sont en argent doré ainsi que les montures des cabochons dont les rosettes sont en argent de même que les quatre grands feuillages ; ces motifs principaux de la décoration de la reliure accompagnent le cabochqn central de o,moq de diamètre posé sur velours rouge ; c'est un point vigoureux et brillant ; les têtes des clous retenant les plaques de vermeil sur les planchettes inférieures et supérieures sont également en argent. (Longueur o,n>28, largeur o,m2-i f). PL- 3

LETTTJ&fES xvc siècle ; elles sont tirées d'un Missel de voyage, manuscrit sur papier, portant la suscription « Missale viaticù secundù vsù or dis divi bndicti pro religiosis mosterrij Haffiiginièsis diocesis cameracèsis ducatus brabàtie prope alustù « (Appartient à Mr Hahn).

U TT. R

Jos M.U.S, Anvc

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