PETITION DES LOYALISTES DE L'OUEST
Copie, —A Son Excellence le très honorable Guy, lord Dorchester, capitaine general et gouverneur général des colonies de Québec, de Nouvelle-Écosse et de Nouveau runswick et de leurs dépendances, et vice-amiral d'icelles, général et con
dant en chef de toutes les troupes de Sa Majesté dans lesdites colonies et de Terre-Neuve.
La pétition des soussignés, domiciliés dans le nouvel établissement, en leur nom
propre et en celui des habitants en général des cantons respectifs partant de Pointe au Baudet, sur le lac Saint-François, et a lant vers l'ouest jusqu'à Niagara, expose brun ment :
Que vos pétitionnaires, animés des plus vifs sentiments de gratitude, deman
permission d'offrir, par l'entremise de Votre Seigneurie, l'homisage sincère et « Î
de leurs remerciements à leur très gracieux souverain pour les faveurs signalées :
tiplices à eux accordées ; en même temps, ils osent croire que Votre Seigneurie, avec Si 2: ; position r partie de F'Act ;
e paragraphe i ju j dis} à 1791 et les fondements des réserves de la couronne en sus des réserves du clerué,
*Archives canadiennes @, 27-2, p. O9. Cette supplique est celle mentionnée et imeluse dan précedente de Dorchester à Sydney
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DOCUMENTS CONSTITUTIONNELS DOC. PARLEMENTAIRE No 18
bienveillance accoutumée voudra bien s'intéresser à quelques propositions qu'ils ont à formuler et qui, eroientils avec déférence, sont absolument essentiolles pour assurer le bien publie et faciliter le développement de l'établissement : et ils espérent kumblement que vous condescendrez à recommander à l'approbation et au consentement de Sa Majes te les faveurs que Votre Seigneurie ne saurait octroyer par sa propre autorité,
1. C'est l'opinion aflermie de vos requérants et leur conviction inébranlable que, si lon gratifiait cette jeune colonie des bienfaits de la constitution anglaise et si les terres étaient concédées selon la tenure anzlaise, ce changement produirait d'excellents résultats, entre autres celui d'aceroitre Le bonheur du peuple, d'affermir l'autorité et d'exciter lintérét du gouvernement, d'inprimer de l'impulsion à l'industrie, au peuplement et au commerce et de rabattre les espérances et l'attente de leurs ennemis En méme temps, ils avouent franchement ne pouvoir s'empêcher de rezarder d'un œil d'envie les privilèges et faveurs conférés à leurs compagnons d'intortune dans la Nouvelle Ecosse et dont ils sont eux-mêmes privés, particulierement lorsque les mêmes motifs qui les ont induits à épouser Ja cause honorable et glorieuse de défendre les droits de leur souverain et l'honneur de la nation les mettent sur un pied let les justifient de réclamer le même trutement, Néanmoins ils demeurent dans | ferme espoir que leur état, exposé par Votre Seigneurie, portera Sa Majesté à intervenir en leur faveur afin de dissiper toute cause de jalousie et de couronner le bonheur de vos pétitionnaires. Les arrangements à cette fm si ardemment désirée et les arguments qui l'appuient sont si bien développés dans une pétition rédigée par sir John Johnson et autres personnes, en leur nom et en celui des loyalistes en général de la province (et présentée à Na Majesté en Conseil le avril 1785)! quil n'est plus besoin d'ajouter quoi que ce soit sur ce suiet pour le moment, excepté de nous permettre de renvover Votre Neicneurie à ladite supplique et de vous en transmettre copie ei joint.
2. Vos pétitionnaires désirent quelque aide pour établir l'Eglise d'Angleterre et d'Écosse dans cette toute Jeune colome et li mise 4 part, dans chaque canton, au profit d'un ministre d’une glèbe d'une étendue de quatre cent acres,
3. [ls demandent des subsides destinés à la fondation d'une école dans chaque district, c'est à-dire : New Johnstown, New-Oswesatchie, Cataraqui et Niagara, où “enseigneraient l'anglais, le latin, l'arithnu tique et les mathématiques,
#4. Ils désirent encore la prohibition de l'entrée de la potasse, de la perlasse et du bois de construction venant de l'Etat de Vermont, pour empecher l'ouverture d'une porte 4 un commerce illicite des Etats-Unis, lequel se ferait au détriment de la province en gencral et de cet établissement en particulier et au bénéfice seul de quelques individus intéressés. [IS voudraient aussi loctroi d'une prime sur cesdits articles et sur le chanvre, afin d'en stimuler la fabrication et la culture et d en encourager le commerce intérieur,
». HS prient le gouvernement d'avoir la générosité, en sus des primes déjà accordées, de leur prèter des provisions pour une durée de trois moi. coinprenant uniquement
du porc, que les colons pueront dans l'espace de trois äns, ce moyennant les réserves
et obligations que l'on jugera les plus propres à garantir le pavement ponctuel de Femprunt.
6. TS prennent la liberté d'informer Votre Seisneurie qu'un certain nombre d'ha bitants qui ont été dans le service ont, en raison de leur absence de a province au moiuent de la distribution, été infortunés au point de n'avoir pas obtenu de vêtements et que d'autres, qui n'entrent pas dans cette catesorie, meritent néanmoins eux AUSSI, à cause de leur profonde misère, de jouir du méme privilège
“péttON est publiée à la p, 300, hnstown était le non général 2 Ja ncore plus tard le district de F Est. « Mmiprenant les cantons 1 à 5 de Dans un sens plus étroit, ce nom désignait un village dans le 1 Edwardsbu
n trois miles à l'est de Prescott qui fut, pendant Le cr Het ile Jeter PF» De
X 107 lentale du distriet de Luneburg
Ue orientale de ce qui s'appel
NEW-OUswegatchie était l'ancien non général de la dix Coternant les cantons 6, 7 et A l'origine, li corps de Jessnp l'ocenpait Cataraqu, Kingston par La
x, tont en gardant sa dénomination Lkeale come sous le régime français, servait néant ins à dési &er tout l'établissement du voisinage, englobant les sept cantons contigns dans la dire ction de uest,
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